Une maire relaxée après le refus d'un mariage gay

6 Avril 2017
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Le tribunal correctionnel de Carpentras a relaxé (23 mars) la maire d'extrême droite de Bollène, Marie-Claude Bompard, qui était poursuivie pour avoir refusé d'unir deux femmes en 2013, comme la loi le permet. C’est l’association Mousse, qui lutte contre les discriminations contre les personnes LGBT, qui avait lancé cette action en justice. La cour a déclaré "irrecevable" la citation directe de l'association Mousse. Elle a condamné cette dernière à verser 3 000 euros à la maire d’extrême droite pour une procédure qu'elle a jugée "abusive". Marie-Claude Bompard était poursuivie pour "refus du bénéfice d'un droit par dépositaire de l'autorité publique à raison de l'orientation ou identité sexuelle", un délit qu'elle a toujours nié. Comme le rappelle l’AFP. En août 2013, elle avait refusé de procéder au mariage de deux femmes, une union finalement célébrée par l'une de ses adjointes. Au tribunal, la maire de Bollène avait déclaré Marie-Claude Bompard à la barre : "Je n'avais rien contre ces personnes, mais c'est l'obligation de marier deux personnes de même sexe qui me posait problème", avant d’ajouter, sans rire : "Il n'a jamais été question d'orientation sexuelle, ni d'homophobie". Mousse n’a pas indiqué s’il souhaitait faire appel.