Vaccin VIH : nouvel échec

12 Septembre 2021
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Le 31 août dernier, le laboratoire Johnson & Johnson a annoncé dans un communiqué l’arrêt d’un essai vaccinal anti-VIH, suite à des résultats d’efficacité bien en dessous des espérances. L’essai nommé Imbokodo était financé par la firme pharmaceutique Johnson & Johnson, la Fondation Bill and Melinda Gates et le ministère de la Santé américain. Il avait été lancé en 2017 et testé chez 2 600 jeunes femmes en Afrique subsaharienne considérées comme fortement exposées au VIH. Le vaccin était fondé sur un adénovirus nommé Ad26, modifié pour porter des fragments de quatre souches de VIH dans l’espoir de provoquer une réponse immunitaire qui permette de se défendre face à une infection VIH. Les participantes à l’essai avaient reçu deux injections du vaccin au départ, puis deux rappels au cours de l’année. Elles étaient réparties en deux groupes. Un groupe qui recevait le vaccin et un autre groupe qui recevait un placebo. Les données de protection à 24 mois (deux ans) sont très décevantes. En effet, 51 participantes qui recevaient le vaccin ont été infectées par le VIH contre 63 dans le groupe placebo, soit une différence faible et un taux de protection estimé à seulement 25 %. L’essai est abandonné, mais Johnson & Johnson annonce qu’un essai parallèle qui utilise une autre formule de ce vaccin est maintenu. Cet essai, nommé Mosaico, est actuellement testé chez des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et chez des personnes trans dans huit pays dont la Pologne, le Brésil et les États-Unis.