Vaccination des publics prioritaires

26 Novembre 2020
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Une fois que les premiers vaccins contre la Covid-19 seront disponibles en France, les publics prioritaires pourront être vaccinés « dans les premiers mois de 2021 », a estimé vendredi 20 novembre une responsable de la Haute autorité de santé (HAS), disant « ne pas craindre une pénurie ». « On table sur deux ou trois mois pour cette étape de vaccination des personnes qui sont visées prioritairement. Ce serait donc les premiers mois de 2021 », a déclaré Élisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS, au cours d'un point presse. « On n'aura pas immédiatement accès à des doses permettant de vacciner l'ensemble de la population, mais (...) je pense que nous ne nous trouverons pas dans une problématique de pénurie », a-t-elle ajouté, citée par l’AFP. Cette commission technique des vaccinations (CTV) prévoit de publier « vers le 30 novembre » ses recommandations finales sur les publics à vacciner en priorité puis, « probablement vers la mi-décembre », son avis définitif sur l'organisation de la campagne vaccinale, actuellement en cours de consultation publique. « On n'en est pas à dire qui on va vacciner en priorité, parce que le travail est en cours. Mais (...) il y a quand même un consensus pour dire » que ce sera « les professionnels de santé et du médico-social au contact direct des malades et ceux les plus à risque de forme grave de la maladie », a rappelé Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations. Des études de modélisation mathématique en cours, en partenariat avec l'Institut Pasteur, l'Inserm et l'École des hautes études en santé publique (EHESP), vont permettre d'affiner la définition de ce public prioritaire : parmi les maladies chroniques exposant à un risque de forme grave du Covid, « lesquelles sont les plus importantes », à quel âge exact fixer le seuil des « personnes âgées », etc. De son côté, la mairie de Paris se tient prêt à vacciner 30 à 40 % de la population parisienne contre la Covid-19 à partir de janvier, en ciblant « les plus de 65 ans et les plus fragiles », a annoncé vendredi 20 novembre l'adjointe à la Santé Anne Souyris. Le scénario étudié par la mairie de Paris est celui d'une « vaccination de 30 à 40 % de la population », celle qui est considérée comme prioritaire, dès « début janvier », voire même en décembre si un vaccin est disponible. Suivra « une deuxième phase de vaccination » pour le reste des plus de deux millions de Parisiens-nes, qui « se ferait en médecine de ville », a ajouté Anne Souyris. Pour mener cette campagne, cinq sites de la Ville seront réquisitionnés, a précisé Anne Souyris sans les détailler.