Variant britannique : études des formes graves

23 Avril 2021
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Deux études scientifiques publiées mardi 13 avril affirment que le variant 501Y.V1 dit « britannique » du coronavirus n'entraîne pas plus de formes graves de Covid-19. Une annonce qui vient à rebours des conclusions de précédents travaux de recherche. Ces deux nouvelles études confirment bien que ce variant est bien plus contagieux que les souches précédentes, indique l’AFP. Les auteurs-rices de la première étude, publiée dans The Lancet Infectious Diseases, ont analysé les données de 341 personnes atteintes de la Covid hospitalisés à Londres entre le 9 novembre et le 20 décembre, en pleine émergence du variant 501Y.V1 : 58 % d'entre elles étaient infectées par ce variant, et 42 %, par d'autres souches. Parmi elles, 36 % des personnes du premier groupe sont tombées gravement malades ou sont décédées, contre 38 % dans le second groupe, ce qui suggère que le variant 501Y.V1 n'est pas associé à une plus grande gravité. Les chercheurs-ses ont montré que les échantillons provenant de personnes infectées par le variant britannique contenaient en moyenne une plus grande quantité de virus, indice d'une transmissibilité plus élevée. La seconde étude, parue dans The Lancet Public Health, a analysé les données de près de 37 000 utilisateurs-rices britanniques d'une application mobile conçue pour signaler ses symptômes de la Covid-19, diagnostiqués-es positifs-ves entre le 28 septembre et le 27 décembre, détaille l’AFP. À partir du nombre de personnes ayant rapporté des symptômes chaque semaine dans une zone donnée, l’étude conclut que le variant britannique présentait un taux de reproduction 1,35 fois plus élevé, c'est-à-dire que chaque personne contaminée infectait en moyenne 35 % de personnes en plus qu'avec les souches du virus qui circulaient auparavant. En revanche le variant n'a pas entraîné de symptômes plus graves ou une plus grande probabilité d'avoir des symptômes prolongés (« Covid long »). Dans un commentaire portant sur la première étude, trois chercheurs-ses du Centre national des maladies infectieuses (NCID) de Singapour soulignent que ses conclusions contrastent avec trois précédents articles, qui associent le variant britannique à une probabilité plus élevée de décès et de formes graves de Covid. Ils-elles notent que l'étude parue dans The Lancet a l'avantage d'avoir utilisé des séquençages complets du virus dans ses analyses mais que sa conclusion « rassurante »doit « être confirmée par des études de plus grande ampleur ».