VHB : 300 millions de personnes atteintes

5 Avril 2018
933 lectures
Notez l'article : 
0
 

L'hépatite B est un fléau mondial qui touche près de 300 millions de personnes dans le monde, dont 95 % pas ou mal traitées, selon une étude publiée le 27 mars dans "The Lancet Gastroenterology & Hepatology". Le nombre de décès dus aux complications (cirrhoses, cnacers du foie) se monte à 600 000 chaque année, d'après les estimations de cette étude. La situation est particulièrement préoccupante chez les femmes enceintes, qui peuvent transmettre le virus à leur enfant : seules 1 % d'entre elles dans le monde reçoivent un traitement adéquat, indique le rapport. L'une des raisons est le sous-diagnostic. Si un test existe depuis le début des années 1970, neuf malades sur dix s'ignorent. Le virus est hautement contagieux, se transmettant facilement par le sang ou d'autres fluides corporels. Et les enfants en sont souvent les victimes. La maladie ne peut pas être guérie aujourd’hui, mais des traitements efficaces permettent de la contrôler. Un vaccin existe depuis le début des années 1980, il est très efficace et recommandé par l'Organisation mondiale de la santé depuis 1992. Seize pays concentrent plus de 80 % des enfants de cinq ans affectés par le VHB. Or un seul, la Chine, atteint une couverture vaccinale de 90 % à la naissance. L'étude rassemble les données de 435 autres pays, et les travaux de plus de 600 expert-e-s nationaux. Elle a abouti à une estimation de 292 millions de malades en 2016, soit 4 % de la population mondiale. Le virus est le plus répandu en Asie orientale et en Afrique subsaharienne. En Centrafrique notamment, 12 % de la population est atteinte. Cinq pays émergents (Chine, Inde, Indonésie, Nigeria et Philippines) comptent pour 60 % des cas d’infections. "Cette étude détaille à quel point sont mal placées les priorités et les dépenses pour le traitement contre l'hépatite B", ont commenté deux professeurs de médecine cités par "The Lancet" : Geoffrey Dusheiko et Kosh Agarwal. D'après eux, "il faut élever la prise de conscience quant à l'hépatite B au même niveau que celle concernant le VIH.