VHB : la recherche continue

7 Octobre 2022
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Espoir. L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie et peut entraîner aussi bien une affection aiguë que chronique. Le virus responsable (VHB) est le plus souvent transmis par la mère à l’enfant lors de la naissance et de l’accouchement, ou par contact avec du sang ou d’autres liquides biologiques dans le cadre de relations sexuelles avec un-e partenaire infecté-e, d’injections à risque ou d’une exposition à des instruments tranchants ou piquants. L’OMS estime que 296 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2019 et dénombre 1,5 million de nouvelles infections, chaque année. En 2019, l’hépatite B a provoqué environ 820 000 décès, principalement par cirrhose ou par carcinome hépatocellulaire (cancer du foie). Lors d’un point presse organisé par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes (22 septembre), Fabien Zoulim, professeur de médecine à l’université de Lyon et chef du laboratoire de recherche sur les hépatites virales Inserm U1052, a fait le point sur la recherche d'un traitement curatif de l’hépatite B. Celui qui coordonne la Task Force ANRS « HBV Cure » a été présentée comme une « star en hépatologie sur le plan international » par le Pr Yazdanpanah (directeur de l’ANRS | MIE). Le Pr Zoulim a expliqué que les traitements actuels sont des antiviraux à prendre à vie qui permettent de diminuer la charge virale, mais pas d’éliminer le virus (un peu comme les traitements VIH). « Pourquoi on arrive pas à éliminer le virus ? Car il persiste dans le foie un réservoir viral qui est lié à ce qu’on appelle le mini chromosome viral, une forme moléculaire du génome viral qui va persister dans le foie de façon extrêmement prolongée ». Le professeur a ensuite détaillé les différentes stratégies de recherche actuellement en cours qui consistent à cibler le réservoir viral ou restaurer des réponses immunitaires antivirales efficaces. « Actuellement, on a sur le plan clinique tout un développement de nouvelles molécules soit des médicaments antiviraux directs soit des approches immuno-thérapeutiques pour jouer sur ces deux aspects de la maladie ». Plusieurs essais cliniques sont en cours et le Pr Zoulim parle du « dynamisme de cette recherche ». « On a des innovations qui vont se traduire sur le plan clinique pour arriver à cette guérison fonctionnelle qui permettrait d’arriver les traitements ».  À suivre.