VHC : chacun sa paille ou son billet

25 Septembre 2008
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On s’en doutait, c’est maintenant confirmé : une étude à paraître début octobre dans Clinical infectious diseases révèle pour la première fois que le VHC peut être détecté sur les pailles utilisées pour sniffer des drogues. Alors que dans beaucoup de pays, plus d’un quart des contaminations restent encore inexpliquées et que certaines pratiques sexuelles comme le fist ou l’utilisation de sex toys sont fortement soupçonnées, cette étude confirme que le sniff constitue aussi un vecteur potentiel de transmission de l’hépatite C. Une pratique qui augmente le risque de dommages et de saignements de la muqueuse nasale, sans que la présence de sang soit forcément associée à celle de VHC. Dans cette étude, le virus a ainsi été isolé sur 5% des pailles, et 13% des prélèvements nasaux qui ne comportaient cependant aucune trace de sang. Une fois entrées en contact avec la muqueuse nasale infectée par le VHC, les pailles (billets de banque, post-it…) peuvent donc transmettre le virus à ceux qui les partagent même sans saignement. Reste à connaître la quantité de virus nécessaire à la transmission de l’hépatite C.

Source AIDSMap