VHC : thé vert et transplantation

20 Décembre 2011
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Le thé vert pourrait aider à prévenir la réinfection par le VHC après une greffe du foie. C’est ce que montre une étude de la revue scientifique "Hepatology" qui, dans son numéro de décembre 2011, offre une piste simple pour mieux lutter contre le retour de l’hépatite C (VHC) chez des personnes infectées précédemment par ce virus et qui bénéficient d’une transplantation d’organe. La solution de la transplantation vient souvent après de longues années passées avec le virus et alors que peu de solutions de traitement sont réalisables : il faut alors remplacer le foie trop abîmé. Le composé actif contenu dans Camellia Sinensis (le nom scientifique du thé vert) est bien connu des amateurs de ce breuvage et de ses propriétés anti-oxydantes, il s’agit de l’EGCG ou épigallocatéchine galate. Si l’EGCG n’a pas montré d’effet particulier sur la réplication du virus, il a potentiellement bloqué l’entrée du VHC dans les lignées de cellules du foie en empêchant l’attachement du virus sur une cellule saine ou celui d’une cellule infectée sur une cellule saine. Ceci était vrai quel que soit le génotype du VHC (1,2,3 ou 4). Selon les chercheurs, leur étude montre que le thé vert, et son composé EGCG peuvent être utiles dans la stratégie visant à empêcher la réinfection à partir de virus de l’hépatite C présents dans l’organisme sur un nouveau foie tout juste transplanté.