VIH : 50 % des femmes diagnostiquées tardivement

15 Décembre 2019
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La moitié des femmes en Europe est diagnostiquée tardivement, indique une étude présentée par l’EDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et le bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Europe. Selon cette étude, les femmes représentent un tiers des 141 000 nouveaux diagnostics de VIH dans la région européenne de l'OMS. Les femmes âgées de 40 ans sont trois à quatre fois plus susceptibles d'être diagnostiquées tardivement que les femmes plus jeunes. Les deux tiers (60 %) des diagnostics de VIH chez les femmes, en 2018, se situaient dans le groupe d'âge des 30-49 ans. Les rapports hétérosexuels étaient le mode de transmission le plus souvent signalé (92 %) chez les femmes dans l’étude. Les pays d'Europe centrale ont signalé presque six fois moins de diagnostics chez les femmes que chez les hommes en 2018, et trois fois moins de diagnostics chez les femmes que chez les hommes dans l'Union européenne et l'Espace économique européen (UE/EEE), composé des 28 pays membres de l'Union européenne, ainsi que de l'Islande, du Liechtenstein et de la Norvège, rapportent les agences de presse. La seule exception est la partie orientale de la région, où la répartition entre les femmes et les hommes est plus égale et où 86 % des quelque 50 000 cas signalés chez les femmes l'ont été en 2018. Les auteurs-eures de l'étude recommandent un « meilleur dépistage chez cette catégorie de population ». Ils suggèrent de « sensibiliser davantage les personnes concernées et les fournisseurs de soins de santé, d'offrir des services de conseil et de dépistage adaptés aux besoins des femmes, ainsi que d'informer les partenaires des hommes chez qui le VIH a été diagnostiqué ». « Trop de personnes vivant avec le VIH ne sont toujours pas au courant de leur état. Plus tôt les femmes et les hommes seront informés de leur séropositivité, plus tôt ils pourront recevoir un traitement antirétroviral et arrêter la transmission du VIH par voie sexuelle (...) Nous devons tous redoubler d'efforts pour stopper l'avancée de l'épidémie de VIH et la faire reculer afin d'atteindre nos objectifs de développement durable d'ici 2030 », a indiqué Vytenis Andriukaitis, commissaire européen chargé de la Santé et de la sécurité alimentaire.