VIH et droits humains

7 Août 2022
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Un nouveau rapport, « Droits de l’homme et VIH/sida » a été présenté au cours de la 50e session du Conseil des droits de l’homme. Il confirme que « la mise en œuvre de leviers sociétaux et le respect total des droits humains sont indispensables pour mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030 ». Ce document a été présenté par la Haute commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. « Il faut adopter une approche fondée sur les droits humains afin de garantir que toutes les politiques pertinentes pour la riposte au VIH respectent, protègent et garantissent les droits humains, en veillant à ce que les populations clés et les autres populations marginalisées soient en mesure de revendiquer leurs droits », a pointé Michelle Bachelet. Le rapport recommande des actions nécessaires pour atteindre les objectifs portant sur les leviers sociétaux qui vont permettre de « mettre fin aux inégalités et agir pour vaincre le sida d’ici à 2030 ». Ces objectifs comprennent, entre autres, la suppression des mesures juridiques et des politiques punitives, la réduction de la stigmatisation et de la discrimination, mais aussi la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, ainsi que la violence sexiste. Et le rapport de rappeler que les « leviers sociétaux sont des facteurs structurels et systémiques, notamment juridiques, culturels, sociaux et économiques qui jouent un rôle essentiel dans l'efficacité de la riposte au sida ». « Leur mise en œuvre éliminerait les obstacles pour accéder aux services de santé et permettrait aux individus et aux communautés de mieux protéger leur santé et leur bien-être ». Le rapport montre clairement qu’il est possible de « faire respecter les droits humains et de réformer les lois ou de réduire la stigmatisation et la discrimination, et que cela se produit déjà dans le monde ». « À l’heure de l’amélioration de l’équité en matière de santé, il faut mettre l’accent sur les personnes qui sont frappées par plusieurs formes d’oppression simultanées et sur les statuts de santé, comme le VIH, qui mènent souvent à des discriminations. Cela encourage des approches du VIH fondées sur les droits humains et donc un examen des lois nationales et des cadres législatifs non seulement du point de vue de la protection des droits humains, mais aussi dans la mesure où ces textes favorisent une existence dans la dignité pour concrétiser le droit à la santé. Les lois hostiles et la criminalisation n’ont pas leur place dans les soins anti-VIH et les problématiques qui y sont liées », a souligné, pour sa part, la Dre Tlaleng Mofokeng, rapporteuse spéciale sur le droit à la santé.