VIH et enfants : faire plus et mieux

19 Août 2022
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À l'échelle mondiale, la moitié seulement (52 %) des enfants vivant avec le VIH reçoit un traitement ARV ; le chiffre est de 76 % pour les adultes. On comprend bien quel est le problème : d’abord pour les enfants concernés-es eux-elles-mêmes et pour mettre fin à l’épidémie. L'Onusida, l'Unicef et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont associés avec leurs partenaires pour « former une nouvelle alliance afin de corriger l'une des disparités les plus flagrantes de la riposte au sida ». L’objectif est qu’aucun-e enfant vivant avec le VIH ne soit privé-e de traitement d'ici la fin de la décennie (2030) et pour prévenir les nouvelles infections par le VIH chez les nourrissons. Cette « alliance » se compose aussi d’organisations de la société civile, dont le Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH, de gouvernements nationaux des pays les plus touchés et des partenaires internationaux, dont le Pepfar et le Fonds mondial. Douze pays ont rejoint l'Alliance : Angola, Cameroun, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo, Kenya, Mozambique, Nigeria, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Quatre actions collectives sont envisagées : combler le déficit de traitement pour les adolescentes et les femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH et optimiser la continuité du traitement ; prévenir et détecter les nouvelles infections au VIH chez les adolescentes et les femmes enceintes et allaitantes ; assurer l'accès au dépistage, à un traitement optimisé et à des soins complets pour les nourrissons, les enfants et les adolescents-es exposés-es au VIH et vivant avec le virus ; prendre en compte les droits, l'égalité des genres et les barrières sociales et structurelles qui entravent l'accès aux services. Dans un communiqué, l’Alliance explique qu’elle se déploiera sur les huit prochaines années, jusqu'en 2030. « L'écart important qui existe en matière de traitement entre les enfants et les adultes est un scandale », a déclaré Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'Onusida. « Grâce à cette Alliance, nous allons transformer cette indignation en action. En associant la mise à disposition de nouveaux médicaments améliorés, un nouvel engagement politique et l'activisme déterminé des communautés, nous pouvons être la génération qui mettra fin au sida infantile. Nous pouvons gagner ce combat - mais nous ne pouvons gagner qu'ensemble » « Le fait que la moitié seulement des enfants séropositifs bénéficient d'antirétroviraux est un scandale, et une honte pour notre conscience collective. L'Alliance mondiale pour mettre fin au sida infantile est l'occasion de renouveler notre engagement envers les enfants et leurs familles, de nous unir, de parler et d'agir avec détermination et en solidarité avec toutes les mères, tous les enfants et tous les adolescents. », a commenté, pour sa part, Tedros Adhanom Gheberyesus, directeur général de l'OMS.