VIH et facteur de risque de la Covid-19

16 Juillet 2021
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Jeudi 15 juillet, lors de la conférence de presse de lancement de IAS 2021, la conférence internationale scientifique sur le VIH, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirmant que le VIH serait un facteur de risque de développer une forme grave de la Covid-19 a été annoncé. Cette analyse porte sur 15 500 personnes vivant avec le VIH et hospitalisées pour cause de Covid-19 dans 24 pays. Leur âge moyen était de 45 ans et demi, et plus d’un tiers avait une forme grave ou critique de la Covid-19. La quasi-totalité (92 %) suivaient une thérapie antirétrovirale contre le VIH avant leur hospitalisation. Parmi le total de cas étudiés, près du quart (23 %) des patients-es dont l’issue clinique est documentée sont décédés-es à l’hôpital. En prenant en compte les autres facteurs (âge ou présence d’autres problèmes de santé), ces résultats montrent que « l’infection au VIH est un facteur de risque significatif à la fois pour des formes sévères et critiques de la Covid-19 au moment de l’hospitalisation, et pour la mortalité à l’hôpital », a estimé l’OMS dans un communiqué. « Cette étude souligne l'importance d'inclure les gens qui vivent avec le VIH dans les populations prioritaires pour la vaccination contre la Covid », a estimé la présidente de l'IAS, Adeeba Kamarulzaman. « Jusque-là, l’impact de l’infection à VIH sur la sévérité et la mortalité de la Covid était assez peu connu, et les conclusions des précédentes études étaient parfois contradictoires », a précisé dans un communiqué la conférence scientifique de l’IAS. « Cette étude souligne l’importance d’inclure les personnes qui vivent avec le VIH dans les populations prioritaires pour la vaccination contre la Covid », a estimé la présidente de l’IAS, Adeeba Kamarulzaman. « La communauté internationale doit en faire davantage pour assurer aux pays fortement touchés par le VIH un accès immédiat aux vaccins contre le Covid. Il est inacceptable que moins de 3 % du continent africain ait reçu une dose de vaccin et moins de 1,5 % en ait eu deux », a-t-elle déploré. Point de vigilance concernant cette annonce, Seronet, présent à la conférence de presse, a posé la question de savoir si les personnes vivant avec le VIH dont l’infection était contrôlée étaient concernées. La Dre Silvia Bertagnolio, qui a présenté cette annonce, a répondu que cette analyse ne prenait pas en compte le nombre de CD4 et la charge virale des personnes séropositives hospitalisées et décédées pour cause de Covid-19.