VIH et femmes : l’Onusida donne ses chiffres

10 Avril 2017
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Selon un rapport de l’Onusida ("When women lead, change happens"), en 2015, 18,6 millions de femmes et de filles vivaient avec le VIH dans le monde, un million de femmes et de filles ont contracté le VIH, cette année-là et 470 000 femmes et filles sont décédées de maladies liées au sida à cette même période". Les femmes mènent le changement dans la hausse de la demande de services de santé et de services liés au VIH, ainsi que dans le renforcement de l'accès à ces services. Ce mouvement doit s'intensifier pour permettre aux familles de s'épanouir, aux sociétés de prospérer et aux économies de progresser"), a expliqué Michel Sidibé, directeur exécutif de l'Onusida, dans son traditionnel message à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Le rapport confirme que les femmes sont plus vulnérables au VIH que les hommes. Et l’on sait que la violence domestique et sexuelle augmente le risque d'infection à VIH chez les femmes. Des données montrent que dans les zones à forte prévalence de VIH, les femmes qui ont été victimes de violence de la part d'un partenaire intime sont jusqu'à 50 % plus susceptibles de contracter le VIH. Dans la Déclaration politique des Nations Unies 2016 sur la fin du sida, les pays se sont engagés à réduire le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes de 390 000 en 2015 à moins de 100 000 en 2020, à faire en sorte que les jeunes disposent des compétences, des connaissances et des capacités requises pour se prémunir contre le VIH et à garantir que 90 % des jeunes dans le besoin aient accès à des services liés à la santé sexuelle et génésique et à une combinaison d'options de prévention du VIH d'ici 2020, rappelle un communiqué de l’Onusida. Les pays se sont également engagés à faire en sorte que 90 % des femmes vivant avec le VIH connaissent leur état, que 90 % des femmes vivant avec le VIH qui connaissent leur état aient accès au traitement et que 90 % des femmes sous traitement aient une charge virale indétectable d'ici 2020. Ces efforts permettront aux pays de mettre fin à l'épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d'ici 2030, dans le cadre des objectifs de développement durable. Aujourd’hui encore, près d'un million de femmes contractent le virus chaque année et seulement la moitié des femmes vivant avec le VIH ont accès à un traitement essentiel à leur survie, faisant du sida la première cause de décès dans le monde chez les femmes âgées de 30 à 49 ans.