VIH et IST : comment gérer ?

27 Septembre 2016
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Comme pour la population générale, les personnes vivant avec le VIH peuvent, selon leur stratégie de prévention, s'exposer aux infections sexuellement transmissibles (IST). Elles sont nombreuses : syphilis, blennorragie, condylomes, chlamydiae, LVG et rectites non L, Herpès génital, VIH, hépatites virales, etc. A l'exception du VIH et des hépatites virales, les IST se soignent facilement et sans séquelles, d'où l'intérêt de les dépister régulièrement. Leur présence peut perturber le système immunitaire, provoquer une remontée de la charge virale, augmenter le risque de transmission du VIH et parfois impacter le choix du traitement ARV. Contre les condylomes (HPV) et les hépatites virales A et B, il existe un vaccin mais pour toutes les autres, seul un dépistage peut permettre de les traiter et d'éviter leur transmission. Où en êtes-vous de votre bilan IST ? Quel est votre choix face à la vaccination ? Quel rôle joue votre médecin, est-il incitatif ou non concernant le dépistage des IST ? Venez parler chek-up pendant le chat thématique, mardi 27 septembre de 21h à 22h, en compagnie d'Ernesto.

Commentaires

Portrait de ernesto-seronet

7 personnes ont participé au chat qui traitait du VIH et des IST, et faisant part d'approches très diverses. La découverte de la séropositivité a pu conduire à une stratégie de prévention plus rigoureuse. Dans la crainte de contracter d'autres infections, et d'en ajouter à celle du VIH, le préservatif va s'imposer en premier lieu pour certains comme le seul moyen de se prémunir de ces nouveaux risques ; reste cependant la fellation, pour laquelle la protection semble moins évidente et systématique. La limitation du nombre de partenaires, plus difficile pour les hommes que pour les femmes, et l'adoption de pratiques jugées moins à risque prolongent cette option. Le dépistage pour s'assurer et se rassurer, revêt une importance majeure, avec au minimun un check up annuel (analyses sang urine, prélèvements gorge et anus-rectum, ...) ou une fréquence plus grande selon l'évaluation des risques ou les recommandations du médecin : le généraliste renvoie quelques fois sur le spécialiste pour cela, et gynécologues et proctologues peuvent entrer dans le processus pour assurer un contrôle régulier, et éventuellement orienter vers des traitements. Mais les visites chez le proctologues ne semblent proposées que tardivement dans un parcours de suivi, ainsi les prélèvements spécifiques. Ainsi avec le dépistage, qu'on fasse le choix d'informer ou non ses partenaires sur son statut, une connaissance de son état donne une meilleure base pour assumer ses responsabilités vis-à-vis d'eux. A l'annonce de la séropositivité, un protocole de vaccination est normalement proposé et suivi généralement, même dans l'esprit de certains une suspicion persiste quant à de potentiels effets secondaires du vaccin contre l'hépatite B. La syphilis est perçue comme la plus grave, par les atteintes neurologiques possiblement associées au stade tertiaire de cette infection. Le fait d'avoir enchaîné les IST, la lourdeur et la longueur des traitements, ou la nécessité d'interventions médicales, pour le cas des condylomes par exemple, peut conduire à une nouvelle stratégie de protection, adaptée à ses pratiques.

Vous êtes invité-e-s comme d'habitude à poster sur ce thème vos commentaires et réactions à la suite de celui-ci , et à exprimer ici vos suggestions de thèmes que vous souhaiterez aborder dans les mois à venir, ou d'évolution du "format" de ces chats thématiques.

La semaine prochaine, sans transition, et pour nous changer les idées, nous parlerons Glenmorangie, Hermès, TGV, et patates viriles.