VIH et tuberculose : l’écart se réduit

27 Février 2021
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En 2019, les quelque 38 millions de personnes vivant avec le VIH avaient 18 fois plus de risques de développer la tuberculose que le reste de la population mondiale. La tuberculose reste d’ailleurs la première cause de mort prématurée chez les personnes vivant avec le VIH, dans le monde. Comme le souligne l’Onusida, la démocratisation de la thérapie antirétrovirale, ainsi qu’une meilleure offre intégrée de services de lutte contre le VIH et la tuberculose ont réduit de 69 % le nombre de décès liés à la tuberculose parmi les personnes vivant avec le VIH. Le chiffre est passé de 678 000 en 2000 à 208 000 en 2019. Dans les 131 pays ayant fourni des données à l’agence onusienne et à l’Organisation mondiale de la santé en 2020, 48,9 % des 815 000 personnes environ vivant avec le VIH et ayant développé la tuberculose (cas incidents) recevaient un traitement pour le VIH et la tuberculose. Par ailleurs, les données indiquent que l’écart de dépistage de la tuberculose, autrement dit l’écart entre le nombre de personnes vivant avec le VIH que l’on estime avoir la tuberculose et le nombre de personnes vivant avec la tuberculose qui ont eu un résultat positif au dépistage du VIH, se réduit. Toutefois, les 456 426 cas de tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH signalés en 2019 ne représentaient que 56 % du nombre estimatif de cas incidents de tuberculose parmi cette population, souligne l’Onusida. Elle explique que « 88 % des personnes séropositives qui étaient un cas documenté de tuberculose suivaient une thérapie antirétrovirale en 2019 ».