VIH et violences sexuelles

2 Décembre 2021
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« Nous devons révolutionner les moyens d’agir dans la riposte au sida. L’égalité des sexes et les droits des femmes doivent être au centre de nos préoccupations. L’autocongratulation ou l’acceptation de la violence sexiste n’ont pas leur place si nous voulons mettre fin au sida comme urgence de santé publique d’ici 2030 afin d’atteindre les Objectifs de développement durable ». Ces phrases, bien senties, la directrice exécutive de l’Onusida, Winnie Byanyima, les a dites à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Dans un communiqué, l’agence onusienne a rappelé quelques chiffres : dans le monde, une femme et une adolescente sur trois subissent des violences physiques, sexuelles ou les deux de la part de leur mari, de leur partenaire masculin ou de tiers.  Ces violences ont lieu chez elles et dans leur quartier, autrement dit dans des endroits où elles devraient se sentir le plus en sécurité. Pour les femmes et les filles vivant avec le VIH, les risques de violences se multiplient, notamment de la part de leurs partenaires intimes, de leur famille et de leurs communautés ou lorsqu’elles souhaitent accéder à des services. « La violence sexiste n’est pas sans conséquences : elle compromet les acquis chèrement acquis dans la prévention du VIH, ainsi que l’objectif de mettre un terme au sida en tant qu’urgence de santé publique », souligne le texte. Et l’Onusida de rappeler que : « Dans les pays à haute prévalence du VIH, les violences exercées par un partenaire intime augmentent jusqu’à 50 % le risque de contamination au VIH chez les femmes. La violence ou la peur de la violence empêche les femmes d’accéder aux services et entrave leur capacité à négocier l’utilisation du préservatif avec les auteurs de cette violence, à divulguer leur statut sérologique ou à respecter leur traitement antiviral ». De surcroit, de nombreuses femmes séropositives sont également victimes de discrimination et de violations des droits sexuels et reproductifs dans les établissements de santé. « Les travailleuses du sexe, les consommatrices de drogue, ainsi que les personnes bisexuelles et transsexuelles sont confrontées à des risques exceptionnellement élevés de contamination au VIH, de violences sexistes et d’agression sexuelle, le tout renforcé par la stigmatisation, la discrimination et la criminalisation liées au VIH », indique l’Onusida.

Commentaires

Portrait de Superpoussin

"L'égalité des sexes et les droits des femmes doivent être au centre de nos préoccupations"....

Quand on démarre ainsi on peut douter de la sincérité de la préoccupation affichée envers l'égalité des sexes.

Pour paraphraser Orwell certains genres semblent plus égaux que d'autres dans l'esprit de certain(e)s.