VIH : il faut renforcer le dépistage

24 Décembre 2011
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"Le Figaro" a publié le 1er décembre 2011 une tribune de Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) qui préconise de "Renforcer le dépistage des personnes à risque". "Les traitements contre le virus du sida sont devenus très efficaces et de mieux en mieux tolérés. Les personnes vivant avec le VIH, si elles sont prises en charge suffisamment tôt, ont une espérance de vie proche de celle de la population générale", rappelle Jean-François Delfraissy. Il indique aussi (ce n’est pas du luxe, après tout certains activistes font toujours comme si cette nouvelle n’existait pas) que "ces traitements sont aussi devenus un outil de prévention de la transmission de l'infection : des études récentes montrent que le risque de transmission du VIH d'un patient traité à son partenaire est très faible si le patient reçoit un traitement antirétroviral efficace".
Conséquence, il est important "de dépister tôt et de traiter les personnes infectées : pour les patients eux-mêmes, mais aussi probablement pour la collectivité". Face à ce défi, Jean-François Delfraissy recommande d’orienter l’incitation au dépistage sur trois axes : "Il faut que les structures de soins, notamment les médecins généralistes, les services d'urgence, proposent le test de dépistage à ceux qui consultent et qui n'ont jamais été testés. Il faut également que les médecins évoquent plus souvent lors des consultations la sexualité de leurs patients, notamment les changements de partenaires au cours de la vie. Il faut aussi que les personnes exposées au risque (notamment les homosexuels et les usagers de drogues) soient dépistées régulièrement, au moins une fois par an, afin d'identifier précocement une éventuelle infection et mettre rapidement la personne dans la filière de soins (….) Le dépistage doit faire partie intégrante de nos pratiques médicales pour permettre à chaque individu d'avoir une connaissance renouvelée, actualisée de son statut sérologique. Pour sa santé propre et, dans une démarche de santé publique, pour limiter l'infection à autrui.