VIH, IST, hépatites : l’IDF joue le dépistage

19 Juin 2019
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Près de 50 000 personnes résidant en Île-de-France sont suivies pour une infection à VIH et environ 2 650 nouvelles infections sont découvertes chaque année ; un nombre qui ne diminue que très peu. Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2017 en IDF, 36 % étaient des femmes, la proportion est stable depuis 2010. Les personnes sont plutôt âgées. La proportion de jeunes de 15 à 24 ans était de 10 % (une proportion stable depuis 2010) et celle des seniors de 50 ans et plus, de 20 %, en stabilisation sur les dernières années. À 61 %, les cas concernent des personnes néés à l’étranger. La majorité (67 %) des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2017 étaient nées à l’étranger, un tiers (33 %) en France. La proportion de découvertes chez les personnes nées à l’étranger est en augmentation progressive depuis 2012 (61 %). Les hétérosexuels sont le plus touchés. Les rapports hétérosexuels restent le mode de contamination prépondérant des personnes diagnostiquées en 2017 (60 %). Les contaminations par rapports sexuels entre hommes représentent 37 % des découvertes, une proportion qui reste stable. Ces chiffres ont incité l’Agence régionale de santé d’Île-de-France a lancé une semaine du dépistage. Cela est d’autant plus nécessaire qu’on estime, par ailleurs, que près de 10 000 Franciliens-nes vivent avec le virus sans le savoir, se privant d’un accès rapide à un traitement efficace. Plus de 28 % des personnes séropositives découvrent leur infection à un stade très avancé de la maladie, note d’ailleurs l’ARS dans un communiqué. « La situation reste également préoccupante concernant les infections sexuellement transmissibles (IST), en particulier chez les jeunes. Le nombre de diagnostics d’infection à Chlamydia et à gonocoque a, par exemple, été multiplié par trois entre 2012 en 2016. Enfin, un meilleur dépistage des hépatites, ciblé sur les populations les plus concernées, permettrait une meilleure prévention de la contamination des proches par la vaccination (pour l’hépatite B) et une meilleure prise en charge des malades grâce aux traitements maintenant disponibles contre le virus de l’hépatite C, explique encore l’ARS.