VIH : le traitement précoce est très utile

24 Mars 2020
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Des travaux de chercheurs-ses du centre hospitalier de l’université de Montréal (Chum) confirment les bienfaits du traitement précoce du VIH. Même si un traitement précoce n'assure pas une guérison (ce que chacun-e sait), ce dernier pourrait permettre une réduction à « 99,99 % » du virus, selon l’un-e des chercheurs-ses investi-e dans cette nouvelle étude. C'est ce qu'a affirmé le docteur Nicolas Chomont dans les colonnes de 20 minutes Montréal, citant les conclusions d'un article scientifique publié dans la revue Science Translational Medicine. On le sait, un des enjeux actuels est de pouvoir purger les réservoirs viraux. « Ça persiste à un niveau très, très faible, mais, malheureusement, on est obligé de continuer à prendre des comprimés tous les jours pour empêcher l’étalement du virus », ajoute Nicolas Chomont, chercheur en immunologie. L’équipe du Centre de recherche du Chum pense avoir trouvé une façon de limiter l’étalement de ces « réservoirs » au cours des années. « On a eu l’opportunité d’identifier des personnes qui venaient de s’infecter au VIH, soit dans les deux dernières semaines », explique Nicolas Chomont. « Nous avons commencé la trithérapie très tôt et avons suivi les patients au cours du temps – certains pendant plus de dix ans, poursuit le spécialiste. On a découvert qu’en traitant très tôt, ces réservoirs ont vraiment du mal à s’établir. » L’équipe de recherche estime qu’une trithérapie rapide permet de maintenir des réservoirs « à peu près cent fois plus petits que ce qu’on voit chez les personnes qui prennent une trithérapie, classiquement, après quelques mois d’infection », indique le médecin. Et le chercheur d'expliquer : « Pour vous donner une idée, la trithérapie réduit la quantité de virus de 99 %. Le traitement tôt réduit la quantité de 99,99 % ».