VIH : "Nous stagnons, on ne va pas assez vite"

30 Juillet 2018
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Vingt-deux millions de personnes infectées par le VIH sont actuellement traitées dans le monde et pourtant l'épidémie ne ralentit pas assez. Ce constat est très largement partagé par les experts-es réunis à la conférence d’Amsterdam. Interrogé sur France Inter (23 juillet), le professeur François Dabis, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS) explique ainsi : "En 2016, on a dit qu'il faudrait qu'il y ait moins de 500 000 nouvelles infections, or aujourd'hui il en reste encore 1,8 million. On avait également dit qu'il faudrait moins de 500 000 décès, c'est encore pratiquement 1million. Nous stagnons, il faut vraiment aller vite, on ne va pas assez vite dans la lutte contre le VIH", a-t-il alerté. Et cela risque de ne pas s’améliorer si de nouveaux moyens financiers ne sont pas mis en œuvre. "Il manque au minimum 20 à 25 % des moyens que l'on pense être nécessaires à l'échelle planétaire. Mais l'année prochaine on va discuter du plan de financement international pour les cinq ans à venir. Nul doute que dès la fin de la conférence d'Amsterdam ces débats commenceront à avoir lieu", veut croire François Dabis.