Violences faites aux femmes : FièrEs a son message

28 Novembre 2015
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Le 25 novembre, c’était la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’association FièrEs a dénoncé, dans un communiqué, les violences matérielles et les violences symboliques dont les femmes sont aussi les victimes. "Dans le monde, une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle au cours de sa vie. Jusqu'à 70 % de femmes sont victimes de violences dans certains pays... Ces chiffres sont accablants, n’est-ce pas ? Malheureusement, il est fort probable que ceux-ci minimisent également un grand nombre de réalités, compte tenu des violences subies et non signalées, ainsi que des formes multiples et souvent insidieuses que revêtent les violences patriarcales et le sexisme", explique le communiqué de FièrEs. "Dites "violences faites aux femmes", vous entendrez immédiatement violence matérielle, physique et psychologique, omniprésente à travers le monde sous la forme d’infanticides à la naissance, de mutilations génitales, de mariages forcés, de trafics d’êtres humains, de viols, d’agressions sexuelles, de violences conjugales, d’insultes, de harcèlement, de discriminations, et de tous autres types d’assauts. Autant de manifestations matérielles d’une violence symbolique généralisée, institutionnelle, qui légitime une grande partie des rapports de pouvoir : celle sur laquelle repose l’édifice hétéropatriarcal", analyse FièrEs. "Parmi ses moyens de répression principaux, on compte le cissexisme [c’est un système qui prends les corps, expériences et identités cis comme norme, c’est une forme de transphobie insidieuse, ndlr] et l’hétéronormativité, qui sont à l’origine des LGBTI-phobies et des autres discriminations visant à invisibiliser et à précariser les minorités sociales", explique FièrEs. "Dans cette longue liste, l'on retrouve : les injonctions à la non-libre disposition de son corps — avec la culpabilisation de l'acte d'IVG, la restriction de la PMA et l'encadrement abusif du changement d’état civil pour les personnes trans —, les stéréotypes genrés qui tissent nos relations sociales dès l’enfance ou l'éternel plafond de verre dans le monde du travail pour les femmes…" "C’est parce que la lutte pour les droits des femmes est indissociable de la lutte pour les droits des autres minorités que FièrEs, association militante féministe portée par des lesbiennes, des bies, des trans, appelle à la mobilisation de touTEs, sous toutes les formes possibles. Car l’état d’urgence, ce n’est pas seulement celui dans lequel l’Etat veut nous enfermer. C’est aussi l’état dans lequel sont les femmes, partout et toujours, sans que l’on veuille les écouter ni les voir."