Femmes et précarité : vivre au jour le jour... et penser à demain

Publié par Sophie-seronet le 02.06.2013
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La rubrique FSA (Femmes séropositives en action) a été lancée sur Seronet en 2012, avec un premier dossier qui parlait de la maternité dans les premières années de l’épidémie de VIH. Dans ce deuxième dossier, Gila, Maya, Aurore, Tessane et Régine ont traité de la précarité, plutôt des différentes formes de précarité qu’elle soit financière, administrative, sociale, affective ou sexuelle. Des témoignages forts qui reviennent sur des épisodes difficiles de leurs parcours respectifs, mais pas seulement car ils lancent des pistes sur l’avenir, envisagent des solutions.

Il faut le vivre pour le croire !

Je suis contaminée depuis 1996. J’ai rencontré mon dernier compagnon en 2004 sur Sidaventure, un site Internet d’échanges. Cela a été un véritable coup de foudre. J’avais deux ans de plus que lui. Il était séropositif depuis plus de 20 ans et sans traitement.

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Je n’ai rien prévu pour d’éventuels vieux jours

Dès mes 16 ans, j’ai été autodestructrice. Je le suis toujours d’une façon plus sournoise. J’ai commencé avec des tentatives de suicide très violentes.

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J’en ai marre d’être toute seule !

La précarité, c’est l’obligation de vivre au jour le jour, de ne pas pouvoir faire de projets, de ne pas pouvoir faire face en cas de problème.

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Je suis encore jeune, je dois y aller et continuer à me battre

Le VIH a clairement entravé ma vie. J’ai perdu des amis et les effets indésirables m’empêchent de faire certaines activités : je ne fais plus de sport et je ne programme plus rien à l’avance. Au quotidien, ce n’est pas simple à gérer.

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Je pense que l’amour pourrait m’aider à sortir de cette torpeur

La précarité est un état d’instabilité qui touche la vie affective, professionnelle, sociale et génère une anxiété dévorante. C’est à mon avis, le seuil avant la pauvreté.

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Commentaires

Portrait de givin

<p>comme je l'aiécris dans mon profil je vis dans un apart tout vieux tout humide a la limite de l 'insalubrite J 'ai fait une demande de mutation et l'office d'hlm dont je dépends m'a proposé d'autres apart mais j'étais malade dans l'incapacité de demenager il me faut une aide pour faire les papiers les cartons je n'y arrive pas seule Trop fatigué Je dois me faire greffer un tympan mais le pire c'cette difficulté que j'ai a faire les chosesJe perds la memoire n'arrive pas a me concentre et je vis dans l'inquiétitude de perdre mes aides menageres du renouvellement de l AAHl' avenir m'effaie tout cela sur fond d'alcool et de médicaments Une vie ratée Merci me répondre</p>

Portrait de givin

<p>merci de m'avoir répondu Mes relations avec les autres sont difficiles Je n'arrive plus a avoir une vie sociale depuis que je suis dans cet apart Ensuite sont venues les aides ménageres et cette perte d'autonomie dont on m 'avait parle Sans elles je suis paumée Je n 'arrive pas a faire mon ménage seule Avant dans ce logement tout pourri qu'il était je mettais un point d'honneur a ce que cela soit cleanElles ne font pas les choses a ma place mais elles me boostent JE sais que le mardi fais menage alors fais lessive avant pour qu'elle m aident a plier les draps fringues Et mon aide au niveau du conseil general s'arrete septembre 2013 Je dois faire comment C&nbsp; Le conseil general qui m'a pris en charge depuis&nbsp;depuis 5ansaNantes AIDS a une stucture le paad mais cela c'est mal passé avec les filles OUI ne suis pas en fauteuil mais ai perdu un oeil coté gauche n'entends pas non plus suis dépressive++ MERCI ME DIRE LORSQUE J'ENVOIE UN MAIL&nbsp; SI JE CLIQUER SUR HTML FILTRE OU TEXTE</p>

Portrait de gys

Pour ta question pour l'envoi des mails je vais me renseigner. Tu es sur Nantes, ok, je connais bien Aides là bas, tél leur, ils vont pouvoir te donner les infos dont tu as besoin et t'aider pour ton dossier auprès du Conseil Général, tu demandes Pascal.

Ne perds pas espoir, on ne peut t'enlever ton AHH comme ça.

Courage

Bizzzzzz

Portrait de misterT

Je pense que il est mauvais de parler de la pauvreté a travers un prisme réducteur (les femmes, les banlieues, les immigres, etc) car en faisant cela on s'inscrit dans une logique neoliberale qui fait que cela minimise le désastre du capitalisme dans sa forme néolibérale.

En clair on a plus la vision globale de l'ampleur de la pauvreté.
D'ailleurs les médias vous remarquerez utilise le prisme réducteur sur la pauvreté que a travers les banlieues.

Toute la classe populaire et la classe moyenne est de plus en plus touché par la progression de la pauvreté a cause de cette forme de capitalisme destructeur qu''est le néolibéralisme.
30 ans que on nous faire croire au lendemain heureux bhein voyons...
Faut être sourd et aveugle pour osez croire ces bonimenteurs quand on voit l'état de notre pays.

Mais on a les politiques que on mérite.
Il y a les paroles et les actes.

Ce que décrive ces femmes séropositives on le retrouve aussi ches les hommes, les agriculteurs, les peri urbains, les jeunes, etc. La différence en plus c'est qu'il a la maladie ou c'est vrai que il se pose la question du sens a sa vie... a quoi bon me soigner quand je vis dans un monde qui ne me laisse esperer aucun changement au niveau économique.
L'espoir est possible si tous les pauvres s'unissent et s'interessent a la politique.
Si on est la c'est le résultat de cette forme de capitalisme destructeur qu'est le néolibéralisme.
Dont l'un les 3 pilliers je le rapelle son la libre circulation des capitaux, des marchandises, des hommes.
Tant que on ne brisera par ces pilliers pour réguler ces trois composantes rien ne changera.