Dépendance et financement

26 Avril 2018
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Face au "choc démographique" du vieillissement, Emmanuel Macron s'est engagé à s'atteler au chantier du financement de la dépendance. Il a notamment évoqué comme pistes une deuxième journée de solidarité ou la création d'un cinquième risque au sein de la Sécurité sociale. "Nous avons aujourd'hui environ 1,5 million de personnes qui ont plus de 85 ans, à horizon 2050 ce sera cinq millions", a indiqué le chef de l'Etat lors de son interview sur BFMTV, RMC et Mediapart, parlant de "choc démographique". "Nous allons investir parce qu'il n'y a pas d'autre choix", a-t-il ajouté. Il a souligné que les personnes arrivent en maison de retraite de plus en plus âgées et de plus en plus dépendantes, ce qui augmente les besoins de médicalisation. Deux députées (LREM et LFI) ont estimé à plus de 200 000 les recrutements nécessaires dans les quatre ans, pour un coût compris entre sept et dix milliards d'euros. Au-delà des besoins à court terme, Emmanuel Macron a pris "l'engagement solennel" de s'atteler au chantier de la dépendance pour "construire un financement pérenne". "C'est la collectivité nationale qui va devoir prendre ce financement à charge", a-t-il précisé. Interrogé sur l'idée d'une deuxième journée de solidarité, évoquée la semaine dernière par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, Emmanuel Macron a jugé cette piste "intéressante". "Je ne suis pas contre, il faut le regarder", a-t-il dit. "C'est injuste et loin d'être à la hauteur des enjeux", a réagi la CFDT dans un communiqué. "L'effort de financement nécessaire ne peut être supporté exclusivement par les salariés", a ajouté le premier syndicat du secteur privé, qui considère que "cela équivaudrait à une baisse de pouvoir d'achat de 0,3 %". La centrale a appelé le gouvernement à "arrêter les bricolages sur le financement de la protection sociale". "S'agissant d'un risque universel, la CFDT considère qu'il doit être financé principalement par des impôts affectés reposant sur tous les revenus (et notamment sur toutes les successions) à l'instar de la CSG", a-t-elle plaidé. Instaurée par le gouvernement Raffarin en 2003, l’actuelle  journée de solidarité a rapporté 2,37 milliards d'euros en 2017, dont 1,42 milliard pour les personnes âgées et 946 millions pour les personnes handicapées, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Initialement fixée au lundi de Pentecôte, cette journée travaillée mais non payée avait suscité de fortes polémiques. Depuis 2008, les employeurs peuvent l'organiser comme ils le souhaitent, certains optant pour la suppression d'un jour de congé ou de RTT, d'autres en faisant cadeau à leurs salarié-e-s. Egalement interrogé sur l'instauration d'un cinquième risque dédié à la dépendance au sein de la Sécurité sociale, aux côtés des quatre branches actuelles (maladie, accidents du travail, retraites, famille), le président de la République a évoqué l'option de "construire, en effet, des mécanismes de Sécurité sociale" qui permettraient de faire les investissements nécessaires et de "penser l'organisation collective dont nous avons besoin". Ce "cinquième risque" avait déjà été promis puis abandonné par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat (2007-2012). François Hollande a fait voter la loi sur le vieillissement, en vigueur depuis 2016 et dotée de 700 millions d'euros par an, ce qui est notoirement insuffisant. Elle est centrée sur le maintien à domicile, une deuxième étape plus ambitieuse ayant été abandonnée pour des raisons budgétaires, rappelle l’AFP. Les services statistiques du ministère de la Santé ont chiffré en octobre à près de 24 milliards d'euros les dépenses publiques — Etat et départements — liées à la dépendance en 2014 (soins de santé, perte d'autonomie et hébergement), soit 1,1 point de PIB. Selon leurs projections, elles dépasseraient 2 points de PIB en 2060. En outre, 6,3 milliards d'euros sont financés par les ménages. La somme restant à la charge des résidents des Ehpad après aides publiques est évaluée à 1 758 euros par mois en moyenne, pour une pension de retraite moyenne de 1 376 euros bruts.

Commentaires

Portrait de IMIM

le maitre mot du système économique........mondial

Trump/Macron copains comme cochons !!!
Qui peut douter de leurs intérêts communs !?!

Le PIB....bricolage
Quand on sait que le TRAFIC DE DROGUES est comptabilisé ds le PIB de certains pays dont la France.....! Choc
Et les "trafics de biens publics"?

Alors perso, ya des mots et des chiffres comme ça que je ne peux plus entendre
Une comptabilité à la "comme ça les arrange"?!
Et pourquoi n'optimiseraient t-ils  pas le budget de la France ? mdr
Pour leur propre bien, ils savnet faire.......

Ils font la chasse aux trésors sur les fiches de payes quand le trésor est sous leurs yeux (voir ds leurs poches).....

Est pratiquée la "solidarité" à sens unique
Injuste