Un été plein les yeux !

Publié par jfl-seronet le 29.07.2020
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Cultureexpositioncinéma

Certes, il faudra porter un masque pour contempler les cimaises, voir les spectacles, errer dans les installations… Reste que c’est un petit obstacle qui ne doit pas nous priver de pouvoir enfin découvrir (ou revoir) des expositions importantes, des spectacles attendus… proposés à Paris comme en régions. Voici une sélection à compléter et à partager ! Bel été et ouvrez grands les yeux.

Picasso et la bande dessinée

L’exposition est de nouveau ouverte depuis le 21 juillet. Pablo Picasso est un enfant du 19e siècle. Ses premières œuvres, au tournant des années 1890, coïncident avec la naissance de la bande dessinée moderne aux États-Unis. C’est la première exposition consacrée à l’étude des liens entre les œuvres de l’artiste et cette forme d’expression graphique. Le parcours met ainsi en lumière l’histoire de ces échanges et les appropriations croisées. Picasso et la bande dessinée à travers le goût de l’artiste pour ces lectures, les codes du neuvième art qu’il s’approprie pour certaines de ses œuvres ; mais aussi le « phénomène Picasso » dans la bande dessinée sont au cœur de cette expo. En effet, la présence parallèle de l’homme et de ses œuvres dans les planches du 20e siècle à nos jours est mise en lumière. Un parcours autour de l’œuvre, et de la vie, de Pablo Picasso présente également des formes plus monumentales et contemporaines de bandes dessinées. Pour les fans de Picasso, il est conseillé d’aller voir l’exposition « Picasso. Baigneuses et baigneurs » au Musée des Beaux-Arts de Lyon qui propose une relecture du thème de la baigneuse dans l’œuvre du peintre avec, en contrepoint, des œuvres d’artistes comme Jean Auguste Dominique Ingres, Paul Cézanne, Auguste Renoir, qui ont influencé Picasso dans le traitement de ce sujet. 
« Picasso et la bande dessinée » jusqu'au 3 janvier 2021 au Musée Picasso de Paris. « Picasso. Baigneuses et baigneurs » jusqu'au 3 janvier 2021 au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Festival Paris l’été

Le Festival Paris l’été (arts, scènes & sun) propose une programmation dense sur une période courte. On y verra du théâtre, de la danse et des installations. Voici une sélection...

Borealis de Dan Archer, une installation qui propose rien moins que de montrer une aurore boréale en plein cœur de Paris. Typiques des cieux nordiques, ces phénomènes lumineux ont quelque chose de magnétique et de fascinant. D’autant qu’elles sont plutôt rares et imprévisibles, voire chimériques, sous nos latitudes, c’est cette idée qui a séduit l’artiste. Ces rubans verts fluorescents, parfois mâtinés de bleu et violet, serpenteront mystérieusement dans la nuit dans un spectacle féérique.

Purple rain, l'installation de Pierre Ardouvin, est un hommage malicieux à la chanson de Prince et au film coréalisé avec Albert Magnoli. Le dispositif sonore et visuel évoque un plateau de tournage grandeur nature dont le visiteur, muni d’un parapluie, devient le principal acteur. Sous les feux des projecteurs et une fine pluie violette, chacun réveille le fantôme d’un Prince ou d’un Gene Kelly, dans une atmosphère romantique, rock’n’roll et un brin mélancolique… Laissez-vous tenter par une délicieuse plongée dans cet univers presque irréel, où se mêlent rêve, fantasme et souvenir !

« Je ne serais pas arrivée là si... » une lecture proposée par les comédiennes Julie Gayet et Judith Henry qui reprend la série éponyme réalisée par Annick Cojean pour Le Monde. Quelques mots anodins qui posent une question vertigineuse. Qu’est-ce qui m’a faite, défaite, marquée, bouleversée et sculptée ? Quel hasard, rencontre, accident, peut-être aussi quelle révolte, ont aiguillé ma vie ? Annick Cojean a posé cette question à une trentaine de femmes inspirantes comme Amélie Nothomb, Christiane Taubira, Asli Erdogan ou Delphine Horvilleur. Sous la direction de Judith Henry, les deux comédiennes se saisissent de la parole de ces femmes, celle qui interroge et celle qui répond, et donnent vie, sous la forme d’une conversation, à des mots universels. Au travers de ces récits individuels, Je ne serais pas arrivée là si… évoque la condition féminine, les rapports entre les hommes et les femmes et l’évolution des idées qui structurent notre société. Délicates, intimes, parfois inattendues, les prises de paroles viennent rompre le conformisme et la banalité grâce à cet art singulier de « l’accouchement de la pensée ».

Festival Paris l'été du 29 juillet au 2 août, en extérieur au Lycée Jacques-Decour à Paris.

« Delhi Motion », Regard sur l’art contemporain indien

Le MAMCS de Strasbourg va à la rencontre de la création contemporaine extra-européenne. Cette nouvelle édition, consacrée à l’Inde, est l’occasion de mettre à l’honneur une scène artistique aussi riche que singulière. L’art indien fait ainsi une apparition inédite au musée dans un espace dédié au sein des collections permanentes. Les artistes retenus pour ce contrepoint dévoilent, en image et en musique, l’Inde d’hier et d’aujourd’hui dans toute sa diversité et ses contradictions.
« Delhi Motion » Regard sur l’art contemporain indien, jusqu’au 13 septembre 2020 au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg.

Vêtements modèles

Du débardeur au jogging en passant par le bleu de travail, le kilt et l’espadrille, l’exposition « Vêtements modèles » propose de suivre le parcours de cinq pièces qui ont traversé le temps et les modes. Comment le débardeur ou le bleu de travail, conçus pour habiller des métiers, se sont-ils imposés comme des sources d’inspiration ou comme des « basiques » de l’industrie de la mode ? Pourquoi le kilt et l’espadrille, associés à des géographies bien précises, ont-ils connu une diffusion mondiale jusqu'à être adoptés dans le vestiaire courant ? Quels chemins le jogging emprunte-t-il pour s’affranchir de l’usage sportif et devenir l’un des emblèmes de la culture urbaine ? Le textile est évidemment au cœur de cette exposition qui présente environ 200 pièces : prêt-à-porter, haute couture, mais aussi sous-vêtements, sélection de matériaux à toucher… Ces ensembles sont présentés en dialogue avec des dessins, estampes, photographies, films, clips, archives ; soit une iconographie riche et variée, permettant de parler du vêtement comme d’un véritable phénomène de société.
« Vêtements modèles », jusqu’au 6 décembre 2020 au Mucem à Marseille.

James Tissot, l'ambigu moderne

Né à Nantes, formé à l’École des Beaux-Arts de Paris et ayant mené carrière des deux côtés de la Manche, Jacques Joseph Tissot, est un artiste majeur de la seconde moitié du 19e siècle, à la fois ambigu et fascinant. Si Tissot est très régulièrement représenté dans les expositions dédiées à cette période, cette rétrospective est la deuxième qui lui est consacrée à Paris, depuis celle du Petit Palais en 1985. Centrée sur la figure deu peintre, veillant à ancrer son art,dans le contexte artistique et social de son temps, cette exposition présente les grandes réussites d’un artiste aux images souvent iconiques, et ses recherches les plus audacieuses. Elle explore également la fabrique de son œuvre, les thèmes qui lui sont chers et leurs variations, mais également sa volonté de s’exprimer dans des techniques variées, telles que l’estampe, la photographie ou l’émail cloisonné, en sus de la peinture.
James Tissot, jusqu’au 13 septembre 2020 au Musée d’Orsay à Paris.

Friedrich Dürrenmatt. La satire dessinée

L’écrivain, dramaturge, peintre, dessinateur, lithographe suisse Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) s’est notamment fait connaître en-dehors des frontières helvétiques grâce à ses pièces de théâtre comme Les Fous de Dieu (1947) et La Visite de la Vieille Dame (1955). Ce sont ses dessins d’illustration, une facette méconnue de son œuvre, que le musée propose de faire découvrir. L’exposition met notamment en relation les dessins satiriques de Friedrich Dürrenmatt avec ceux de Tomi Ungerer pour Babylon en 1979, un livre pour lequel l’auteur suisse avait écrit la préface. Son œuvre graphique, par la spontanéité du trait, témoigne de l’aisance de l’artiste à passer de l’écriture au dessin. Les différents registres dans lesquels il s’est exprimé, comme la caricature ou l’illustration de La Ballade du Minotaure en 1985 sont abordés, de même que ses procédés artistiques comme le dessin à l’encre de Chine ou la lithographie.
Friedrich Dürrenmatt. La satire dessinée, jusqu’au 31 octobre 2020 au Musée Tomi Ungerer à Strasbourg.

Turner, peintures et aquarelles

En 2020, le musée Jacquemart-André présente une grande rétrospective de Joseph Mallord William Turner (1775-1851). Incontestablement le plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise, il exploita les effets de lumière et de transparence sur les paysages anglais ou les lagunes vénitiennes. Cette exposition révèle le rôle qu’ont joué les aquarelles dans la vie et l’art de Turner, des œuvres de jeunesse qu’il envoya à la Royal Academy aux fascinantes expérimentations lumineuses et colorées de sa maturité. Grâce à des prêts exceptionnels de la Tate Britain de Londres, qui abrite la plus grande collection de Turner au monde, le musée Jacquemart-André accueille une exposition de 60 aquarelles et quelque 10 peintures à l’huile, dont certaines n’ont jamais été présentées en France.
William Turner, jusqu’au 11 janvier 2021 au Musée Jacquemart-André à Paris.

Harper’s Bazaar, premier magazine de mode

À l’occasion de la réouverture des galeries de la mode, entièrement rénovées, le Musée des Arts Décoratifs présente une grande exposition consacrée au célèbre magazine de mode américain Harper’s Bazaar. Soixante créations de couture et de prêt-à-porter, issues essentiellement des collections du musée, ponctuées de prêts de pièces iconiques prestigieuses sont présentées en correspondance avec leur parution dans ce magazine. Le regard des grands photographes et illustrateurs qui ont fait le renom de Bazaar est ainsi mis en perspective pour résumer un siècle et demi d’histoire de mode. Man Ray, Salvador Dali, Richard Avedon, Andy Warhol, ou encore Peter Lindbergh ont, en effet, contribué à l’esthétique hors pair du magazine. L'exposition retrace les moments forts de cette revue mythique, son évolution depuis 1867, en rendant hommage aux personnalités qui l’ont façonnée : Carmel Snow, Alexey Brodovitch et Diana Vreeland. Tous trois, à partir des années trente propulsent le magazine dans la modernité de la mode et du graphisme instaurant une exigence qui fait encore école.
Harper’s Bazaar premier magazine de mode, jusqu’au 4 janvier 2021. Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Louis de Funès : exposition et rétrospective

La Cinémathèque française consacre pour la première fois une grande exposition à un acteur, devenu le plus populaire des comiques français. Né Louis, Germain, David de Funès de Galarza, le 31 juillet 1914 à Courbevoie, Louis de Funès est mort le 27 janvier 1983 à Nantes, à soixante-huit ans. Dans la seconde moitié du 20e siècle, il va imposer progressivement son rythme à des films dont il finit par prendre possession, pour devenir l’auteur-compositeur de personnages à sa démesure. Après une centaine d’apparitions, quelques succès en noir et blanc et beaucoup de travail, son génie burlesque éclate en couleurs alors qu’il atteint la cinquantaine : Jean Girault lui offre un uniforme de gendarme millionnaire, Gérard Oury, ses plus beaux films dont La Grande Vadrouille, rappelle un bon connaisseur de l’artiste : Alain Kruger. L’exposition revient sur le parcours complet de l’artiste et ses plus grands films.
Louis de Funès, l’exposition, jusqu’au 31 mai 2021 à la Cinémathèque française à Paris.

Cinéma en plein air

Au programme des films paysage, des films aux grands espaces, où la nature est un composant essentiel au récit, presque comme un personnage à part entière. Cette année, plus qu’une autre, besoin de grand air, de ciel, de mer, de montagne, de panoramas géants et d’horizons lointains. Une sélection pour retrouver le goût des grands espaces. Retour à la nature, amour passion, équipée sauvage, quête philosophique, évasion, dystopie ou utopie, autant de genres dont les personnages des films programmés espèrent ou cherchent une nouvelle vie dans laquelle la nature où les éléments naturels ont leur rôle à jouer. 25 soirées pour donner l’occasion à Terrence Malick, Jane Campion, Jacques Audiard, Pascale Ferran, Bruno Podalydès, Debra Granik, Peter Jackson ou encore Alfred Hitchcock de nous montrer leur vision du monde grandeur nature. Au programme des films comme Le grand bain, Easy Rider, Mad Max : Fury Road, Les moissons du ciel, Into the wild, Little big man, La leçon de piano, etc.
Grandeur Nature, du 22 juillet au 23 août 2020 au parc de La Villette de Paris. Gratuit sur réservation.

 

Commentaires

Portrait de jl06

Paris ..... de la récup de Picasso ,  .Marseille  ,pas la plus réussi des expos peut mieux faire ....

Arles , les fringues de Christians Lacroix ....OUI  !

st paul  de Vence, fondation Maeght ,Jacques Monory ,

ST Raphael ,une vrais expos de Funes ....

Festival de musique de Menton ,  Capuçon,,  Kit Armstrong ....

Brigitte à Bregançon ,... lol !