Un compagnon de longue date

Mots clés  : vaccinCovid-19bilan

Bonjour à tous.

10 jours après l'injection de la seconde dose du vaccin Pfizer, j'ai fais mon bilan semestriel début mars.

Mes CD8 ont nettement augmenté (1000 m3 contre 640 avant), mes CD4 restent à peu près stables (680 contre 750  avant), ce qui me plombe mon rapport CD4/CD8

J'ai été malade fin décembre et j'ai trainé un sale truc jusqu'a mi janvier (testé negatif au covid malgré fievre les 1er jours et toux & fatigue ensuite).

le reste de mon bilan est nickel.

mon infectiologue que j'ai eu au tel me dit que ca vient probablement de la réponse immunitaire du au vaccin. et de ne pas m'inquieter

vous en pensez quoi ? merci

Commentaires

Portrait de lucklam

je pense aussi que ton système immunitaire est en mouvement du fait de la vaccinaton

Portrait de scorpion_35

Bonjour,
Je comptais me faire vacciner dès que cela aurait été possible mais avec AstraZeneca, j'ai vraiment des doutes.
Oui avoir des petites réactions est normal mais ...bon
Suite à la lecture de votre expérience avec le Pfizer c'est un peu rassurant si ça ne va pas plus loin comme effet. 
Je vous donnerai des nouvelles dès que j'aurai été vacciné des deux doses.

Bon week-end 

Portrait de Alvalle

Bonjour a tous,

Vendredi 26/03, vaccinée contre la covid  avec le vaccin Pfizer.

2eme injection le 23/04

L hypertension, l insuffisance rénale surtout, m 'a permis de bénéficier de ce vaccin.

Et je ne me sents pas pire que d 'hab, maux de tête, courbatures etc....

Belle journee a tous

Portrait de jl06

Aucun Symptome , chance ? de toute façon il ne faut pas hésité , la seule solution....2eme le 13/04 

 

Portrait de Phenix70

Bonjour,

Me concernant, je suis normalement indetectable avec un rapport CD4/CD8 autours de 1 et en allégement 4/7 depuis 2 ans.  

Sans être prioritaire, j'ai pu me faire vacciner par chance le 19 Février avec AstraZeneca; Suite à l'injection Je n'ai pas eu d'effet secondaire ( Fiévre, maux de tête...) et c'est sans aucune apréhension que 2 semaines aprés, j'ai été faire mon bilan sanguin habituel. Et là, surprise, un blip de 130  et un ratio CD4/CD8 de 0.85.  Rien de vraiment grave, mais j'ai donc refait un test sanguin pour la charge virale, et le résultat est "inquantifiable" mais pas indectable.

Voila, c'est juste un retour d'expérience personnel, sans affirmation ou conclusion....

Portrait de Gaëtan séropo depuis nov 2019

Salut, 

Le 13 mars j'ai fais ma première injection astrazeneca, le lendemain fièvre courbatures 24h et plus rien et tjr pas mort lol !
1 ans et demi de VIH , actu sous Dovato santé au top, je refais un bilan sanguin check-up complet cette semaine, j'en fais souvent et des que je le demande mon infectiologue ne me dit pas non, ça me rassure.
Il est au top, au CHU de Reims, et il me sait très sérieux sur ma maladie , ma prise de traitement etc, on se joint régulièrement , grande confiance entre nous deux !

Pour le vaccin j'ai appelé mon médecin traitant qui est top également connaît ma maladie etc on m'a dit sur liste d'attente et deux jours après on m'appelait pour un rendez-vous
Seconde injection fin avril ou début mai j pense ...

Bref ras , j'espère que ça n'aura pas d'impact sur ma bonne santé, je suis indétectable depuis le début car j'ai étais pris direct au stade de la primo infection donc , logiquement ma vie sera bonne belle et bien lol... Je suis un grand sportif également !!!

Biz à tous, prenez soin de vous

Gaëtan 

Portrait de Eric232

Bonjour

Comment faire pour choisir son vaccin ? je veux éviter l'Astra Zeneca.

J'ai contracté le covid début février.

Portrait de fil

Pour te faire vacciner , si tu as le COVID depuis Février  , des explications ici :

https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-02/strategie_d...

https://www.youtube.com/watch?v=POL3yWovMX0

A ce moment la , une dose te suffira quelque soit le vaccin .

Covid-19 : peut-on choisir le vaccin qu'on reçoit ?

Il est dans certains cas possible de décider quel sérum nous sera injecté. Voici les clefs pour s'y retrouver.

Selon sa situation, un patient peut avoir le choix ou non de son lieu de vaccination, et donc du sérum qui lui sera injecté. Dans les cabinets de médecine générale ou les pharmacies, on injecte seulement le vaccin AstraZeneca car il est plus facile à conserver. Dans les centres de vaccination (par exemple les vaccinodromes ou autres salles communales), on propose le Moderna ou le Pfizer. Le point sur la situation pour mieux s'y retrouver :

Si vous avez plus de 70 ans, vous pouvez choisir. Pour opter pour le Moderna ou le Pfizer/BioNtech, il faudra se rendre en centre de vaccination. Vous pouvez savoir en ligne (sur Doctolib par exemple au moment de la prise de rendez-vous) ou en téléphonant, lequel des deux sera injecté. Si vous vous faites vacciner chez votre médecin traitant ou en pharmacie, ce sera l’AstraZeneca.

Si vous avez entre 55 et 69 ans, et que vous avez une comorbidité qui présente un très haut risque (cancer, transplantation, maladie chronique rénale, trisomie 21, certaines maladies rares...), vous pouvez également choisir entre le centre de vaccination (Pfizer ou Moderna) ou le cabinet du médecin traitant / pharmacie (AstraZeneca).

En revanche, si vous avez une comorbidité associée à un risque de forme grave (et non un très haut risque), vous ne pouvez vous faire vacciner qu'avec l’AstraZeneca en pharmacie ou chez votre médecin traitant. Cela concerne entre autres les pathologies cardiovasculaires, le diabète, les problèmes respiratoires, les cirrhoses, l'obésité, les maladies neurologiques, les troubles psychiatriques...

Il vous faudra une prescription de votre médecin traitant, dans les deux cas. Si vous n'avez pas de comorbidité, vous ne pouvez pas encore vous faire vacciner.

Si vous êtes un professionnel de santé, ou un sapeur-pompier, âgé de 55 ans et plus, vous pouvez avoir le choix entre les trois sérums. En revanche, si vous avez entre 18 et 54 ans, vous ne pouvez aller qu'en centre de vaccination et donc choisir entre le Pfizer et le Moderna.

https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-peut-on-choisir-le-vaccin-qu-o...

Ici les 2 doses de Pfizer faites , juste un petit mal au site d'injection pendant 24h .

Portrait de fil

Ces deux outils disponibles depuis quelques jours permettent d'obtenir un rendez-vous plus facilement pour la vaccination contre le Covid-19. Le premier en offrant la possibilité aux volontaires de s'inscrire sur liste d'attente pour bénéficier de doses sur le point d'être gaspillées, le second en centralisant les rendez-vous disponibles dans les centres de vaccination.

https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/covidliste-et-vite-ma-dose-deux-sites-...

Portrait de jl06

Même si tu as fait un covid la deuxieme dose et recommandé , Véran ne le veut pas parcque leur but et de vacciné un max et que nous manquons de dose ....ONT PEUT LE COMPRENDRE AUSSI !

Si tu as des commorbidités la deuxieme dose et recommander .....chut  .....

Et attend Pfizer  n, exclut pas a une troisieme dose fin d' année ....mais d'ici la d'autres vaccin vont émerger  

Portrait de fil

La vaccination avec une seule dose ne concerne pas deux types de patients :

  • les personnes présentant une immunodépression avérée (en particulier celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur) doivent, après un délai de 3 mois après le début de l’infection par le SARS-CoV-2, être vaccinées par le schéma à deux doses ;
  • les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le SARS-CoV-2 avec PCR positive dans les jours qui suivent cette première vaccination ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection.   
  • https://www.has-sante.fr/jcms/p_3237456/en/une-seule-dose-de-vaccin-pour...
Portrait de Eric232

Merci pour l'info

fil wrote:

Ces deux outils disponibles depuis quelques jours permettent d'obtenir un rendez-vous plus facilement pour la vaccination contre le Covid-19. Le premier en offrant la possibilité aux volontaires de s'inscrire sur liste d'attente pour bénéficier de doses sur le point d'être gaspillées, le second en centralisant les rendez-vous disponibles dans les centres de vaccination.

https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/covidliste-et-vite-ma-dose-deux-sites-...

Portrait de Jacques92

Seconde injection faite samedi 10 avril.

Aucun problème..pas de maux de tête, de courbatures, rien..

Prochaine visite chez mon infectiologue fin mai.

Celui ci m'a proposé un rendez vous pour la vaccination à la pitié salpetriere mais j'ai pu me faire vacciner avant avec une ordonnance de mon généraliste .

Portrait de jl06

Les autorités sanitaires américaines préconisent "une pause" dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson après l'apparition de caillots sanguins PAR LA RÉDACTION Mis à jour le 13/04/2021 à 13:55 Publié le 13/04/2021 à 13:54

Illustration des vaccins contre la Covid-19

 

Illustration des vaccins contre la Covid-19 Photo AFP

Toute l'info locale + Des reportages exclusifsLes autorités sanitaires américaines ont recommandé mardi "une pause" dans l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson afin d'enquêter sur l'apparition de cas graves de caillots sanguins chez plusieurs personnes aux Etats-Unis.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) "est en train d'enquêter sur six cas rapportés aux Etats-Unis de personnes ayant développé des cas sévères de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin" et pendant l'enquête "nous recommandons une pause", a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Ce vaccin fabriqué par Janssen, filiale européenne de l'Américain Johnson & Johnson, a été autorisé en Europe, puis en France, sous un protocole à une dose. 

Il est autorisé en France depuis le 12 mars. 600.000 doses devaient être livrées courant avril, les premières livraisons devaient arriver lundi 12 avril. 

Portrait de frabro

Nous sommes avec le vaccin Jannsen dans le même cas absurde qu'avec Astra Zénéca : 6 cas sur 7 millions de doses administrées aux USA... Le lien n'est pour l'instant pas établi entre ces thromboses et le vaccin. 

Il est important de savoir ce qui c'est passé pour ces six patientes jeunes, mais tout aussi important de ne pas freiner la campagne de vaccination qui est las seule façon d'éviter des dizines de milliers de morts de la covid 19.

Portrait de jl06

Ce matin cassé  ......parait que la seconde dose et plus forte ? 

demain sera un autre jour 

Portrait de Cmoi

Il s'agit de thromboses rares des minuscules vaisseaux sanguins du cerveau, qui n'ont rien à voir avec les thromboses habituellement observées. Elles sont paradoxalement associées à une chute des plaquettes et risque hémorragique. Le Danemark renonce définitivement à Astra Zeneca et l'union européenne vient de passer une commande pour 2022 et 2023 exclusivement avec Pfizer. D'ici peu de temps, Astra Zeneca sera au vaccin contre la covid 19 ce que le Videx ou le Zerit ont été au traitement du VIH : des molécules d'un intérêt certain, qui feront partie de l'histoire de la maladie, mais très vite obselettes. 

Portrait de jl06

Covid, au Brésil, dépasse les 360 000 victimes. Patients intubés éveillés et ligotés en raison d'un manque de sédatifsLa situation au Brésil selon Médecins sans frontières: «Catastrophe humanitaire et ça va empirer». La plainte d'une infirmière de Rio de Janeiro: «Le système de santé s'est effondré. Les patients nous supplient de ne pas les laisser mourir 

Covid et la situation sanitaire au Brésil

«Les mesures de santé publique sont devenues un champ de bataille politique au Brésil. Pour cette raison, les décisions qui devraient être fondées sur la science sont guidées par des opinions politiques plutôt que par la nécessité de protéger les individus et les communautés du Covid-19 », a-t-il conclu. À partir du 26 février 2020 - jour de la notification du premier cas - les infections atteignent désormais 14 millions de cas. La semaine dernière, les Brésiliens représentaient 11% de la population mondiale infectée par Covid-19 et 26,27% des décès dans le monde. "Et le scénario ne peut qu'empirer dans les semaines à venir", annonce Christou.

 

Pourquoi les enfants meurent-ils?

Les données les plus inquiétantes de ces derniers jours sont peut-être l'augmentation surprise du nombre d'enfants décédant du coronavirus, comme l'a révélé la BBC . «Malgré les preuves accablantes que Covid-19 tue rarement les plus petits, 1 300 enfants au Brésil sont morts du virus», révèlent des correspondants locaux, citant le cas dramatique de Lucas, tout juste un an. Un médecin a refusé de le tester pour Covid, affirmant que ses symptômes ne correspondaient pas au profil du virus. Deux mois plus tard, il est décédé des suites de la maladie ».

 

Une menace pour la sécurité mondiale?

Mardi, la France a rejoint la liste des pays qui ont suspendu les vols en provenance du Brésil "jusqu'à nouvel ordre" pour tenter d'empêcher l'expansion de la souche brésilienne du coronavirus. La suspension doit - maintenant - être approuvée par l'Assemblée nationale et le Sénat. Actuellement, les Brésiliens peuvent voyager librement ou avec des restrictions mineures dans seulement huit pays du monde, dont l'Afghanistan et l'île de Tonga, et ils représentent un danger réel et énorme pour les autres. Le magazine Science le confirme qui a publié deux "papiers" sur la situation dans le pays sud-américain et sur les dangers liés à la variante très contagieuse et plus mortelle P1 née à Manaus, dans l'état d'Amazonas, contre laquelle peut-être les vaccins actuellement disponibles n'offrent pas très protection efficace. La question clé est: "Le Brésil est-il une menace pour la sécurité sanitaire mondiale?" Le risque réel est que le SRAS-CoV-2 se transforme en un autre virus. Plus vous parvenez à contenir sa propagation, concluent les scientifiques, moins il y a de chances que cela se transforme en quelque chose d'encore plus dévastateur.

 

ALORS ! VACCIN  ou pas VACCIN  ......

 

Portrait de fil

Paris, le jeudi 15 avril 2021 - Chaque jour apporte son lot de nouvelles informations surprenantes concernant le sort du vaccin AstraZeneca contre la Covid. Hier, ce fut le choix du Danemark, de renoncer définitivement à l’utilisation de ce produit. Annonçant que le Danemark ne recourrait plus au vaccin AstraZeneca (qui a été administré à 150 000 personnes dans le pays), le directeur de l’Agence nationale de Santé, Søren Brostrøm a cependant tenu à affirmer qu’il partageait la position de l’Agence européenne du médicament quant au maintien d’un rapport bénéfice/risque en faveur du vaccin. Il a encore signalé que si le Danemark se permettait de prendre une telle décision c’était en raison des conditions épidémiques actuelles favorables au sein du royaume, tandis que la majorité de la population à risque a déjà été vaccinée. Cependant, l’appréciation du niveau de risque associé au vaccin AstraZeneca par le Danemark diffère quelque peu de celle de l’EMA. Ainsi, Søren Brostrøm a indiqué que l’on pouvait redouter un accident toutes les 40 000 vaccinations, quand les données de l’EMA suggèrent plus certainement un accident toutes les 100 à 150 000 injections.

Une opération réhabilitation semée d’embûches :

Il est probable que ce choix danois contribue encore un peu plus à affecter la confiance des autres européens et notamment des Français dans ce vaccin. La France a fait le choix de réserver le vaccin AstraZeneca aux plus de 55 ans (après l’avoir initialement déconseillé chez les plus âgés !), quand la plupart des autres pays européens ont fixé le seuil à 60 ans. Selon le journaliste Vincent Glad, citant le site européen Politico, le gouvernement français réfléchirait à différentes façons de réhabiliter le vaccin AstraZeneca, alors que le Premier ministre n’avait pas hésité à recevoir une première dose de ce produit au lendemain de la levée de la suspension d’autorisation. Une telle entreprise pourrait cependant se heurter à de multiples obstacles. D’abord, il convient d’éviter de donner le sentiment de faire la promotion d’une marque plutôt qu’une autre. En outre, le gouvernement ne peut pas éluder le risque de conséquences juridiques si de nouveaux risques étaient mis en évidence. Par ailleurs, dans cette tâche, le gouvernement devra se montrer plus performant que toutes les communications contraires, qui parfois émanent de ses propres membres.

Messages contradictoires :

Ainsi, hier, les déclarations du garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti relevant que les « prisonniers ne sont pas des cobayes » pour répondre à une journaliste lui demandant si ces derniers pouvaient refuser le vaccin AstraZeneca, même si elles étaient destinées à rappeler les droits des personnes incarcérées seront probablement interprétées comme une marque des doutes gouvernementaux.

Mais au-delà ce sont surtout les messages médiatisés de multiples médecins qui entravent l’éventuelle volonté du gouvernement de renforcer la confiance dans ce produit. Les propos du professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer répétant la supériorité tant en termes d’efficacité que de sécurité des vaccins ARNm ne peuvent ainsi manquer de frapper les esprits. Que dire encore des déclarations aujourd’hui du professeur Steve Pascolo, cofondateur du laboratoire Curevac, professant au micro d’Europe 1 « Si vous êtes en bonne santé, mieux vaut attendre un vaccin ARN messager ». Certes l’existence d’un conflit d’intérêt peut amoindrir la force de ce message, mais l’accumulation de ce type de propos ne peut que contribuer à conforter les patients dans leur rejet.

La bataille est déjà perdue :

Aussi, pour le Dr Philippe Boisnault, president de la Société française de médecine générale interrogé par le Journal du Dimanche : “L'AstraZeneca est de toute façon mort. (…) Il faut se rendre compte qu'aujourd'hui, pour quinze propositions à des patients, il n'y en a qu'un qui accepte de se faire vacciner avec AstraZeneca. Il est de plus en plus difficile d'organiser des séances de vaccination avec dix patients”. Il estime encore que “La communication de nos gouvernants est la seule responsable. Ils n'auraient jamais dû interdire AstraZeneca trois jours avant la décision de l'Agence européenne des médicaments. Il n'y avait aucun signal négatif assez fort pour justifier cette prudence. En parallèle, les autorités n'ont cessé de présenter les résultats très positifs des vaccins Pfizer et Moderna. L'AstraZeneca, au contraire, a toujours été présenté comme le dernier de la classe. Alors même qu'en termes de couverture, c'est le premier et donc le plus efficace. A cause de cette mauvaise image, qui ne repose même pas sur des critères scientifiques objectifs, les médecins traitants finissent par abandonner AstraZeneca les uns après les autres. Et j'ai du mal à les convaincre de reprendre : nous avons face à nous des patients qui veulent être vaccinés mais ne veulent plus de ce sérum en particulier”. A l’appui de ce témoignage, on notera que le taux d’utilisation des doses de vaccin AstraZeneca est passé de 78 % le 1er avril à 66 % dix jours plus tard (contre 93 et 89 % pour Pfizer/BioNTech).

Le verdict implicite de l’Europe :

Faut-il craindre que le vaccin Johnson & Johnson dont le déploiement en Europe est aujourd’hui retardé en raison de l’enquête lancée aux Etats-Unis après la survenue de plusieurs thromboses atypiques connaisse le même sort (le cas d’une patiente de 48 ans est d’ailleurs décrit dans une lettre à l’éditeur publiée hier par le New England Journal of Medicine*). Là encore, les signaux des autorités ne devraient pas favoriser la confiance. En France, elles viennent en effet de décider que son utilisation sera réservée aux plus de 55 ans, exactement comme le vaccin AstraZeneca. Par ailleurs, selon le journal italien La Stampa, “en accord avec les dirigeants de nombreux pays européens, l’Union européenne a décidé que les contrats avec les groupes qui produisent des vaccins (à vecteurs viraux) qui sont valables cette année ne seront pas renouvelés à leur expiration” c’est à dire à la fin de 2021.

La priorité est donc clairement donnée (pour l’instant) aux vaccins à ARNm. Les livraisons seront-elles cependant suffisantes pour respecter les calendriers ? Les 7 millions de doses supplémentaires de Pfizer qui devraient être reçues par la France au second semestre permettront certainement en partie de contourner les difficultés liées à AstraZeneca, tandis que beaucoup fondent leurs espoirs dans l’arrivée d’un troisième vaccin à ARNm (Curevac).

Mais la question des millions de doses non utilisées d’AstraZeneca se pose ? Concernant le Danemark, par exemple, la République Tchèque s’est déjà positionnée pour les recevoir. La dimension éthique d’une telle réattribution, signalée hier sur LCI par le journaliste Yaël Goosz ne peut cependant pas être totalement évacuée.

Aurélie Haroche

RÉFÉRENCE :

* Muir Kate Lynn et coll.: Thrombotic Thrombocytopenia after Ad26.COV2.S Vaccination.N Engl J Med 2021. DOI: 10.1056/NEJMc2105869