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Publié par jl06 le 22.05.2022
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La street-artiste n’a cessé de façonner sa légende sur les murs de Paris, les façades décrépites, sous un réverbère, une impasse ou un trottoir mal éclairé.STREET ART : L'ARTISTE PARISIENNE MISS TIC EST DÉCÉDÉE Les oeuvres de Miss Tic sont bien connues des Parisiens. [BERTRAND GUAY / AFP]Par CNEWS avec AFPPublié le 22/05/2022 à 15:36 Mis à jour le 22/05/2022 à 16:29

L'artiste parisienne Miss Tic, notamment connue pour ses oeuvres au pochoir, visibles dans les rues de la capitale, est décédée ce dimanche 22 mai à l'âge de 66 ans.

La triste nouvelle a été annoncée sur sa page Facebook. Miss Tic, artiste plasticienne bien connue des Parisiens, est morte ce dimanche 22 mai. Elle était âgée de 66 ans. 

«Nous vous tiendrons informés de la date de ses funérailles qui seront, selon ses souhaits, ouvertes au public», ont fait savoir ses proches.

Née d'un père immigré tunisien et d'une mère normande, Radhia Novat, de son vrai nom, avait commencé à imprimer son art en 1985 dans les rues de la Butte-Montmartre -- où elle a grandi --, du Marais, de Montorgueil et de la Butte-aux-Cailles, après un séjour aux Etats-Unis.

 

«Je me suis dit d'abord : "Je vais écrire des poèmes". Puis : "Il faut des images" avec les poèmes. J'ai commencé par des autoportraits, puis j'ai continué vers les autres femmes», avait expliqué en 2011 celle qui accompagnait ses pochoirs de légendes incisives comme «J'enfile l'art mur pour bombarder des mots coeurs».

Régulièrement exposée depuis 1986 en France comme à l'étranger, Miss Tic, dont le pseudonyme vient du personnage Miss Tick, la sorcière de la Bande à Picsou créée par Carl Barks pour Disney, avait connu de longues années de galère et d'ennuis avec la justice, le tag ou le pochoir étant considérés comme une détérioration de biens.

Certaines de ses oeuvres ont été acquises par le Victoria and Albert Museum, à Londres, et le Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris, rappelle son site internet. 

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L'acteur algérien Ahmed Benaissa décède à Cannes pendant le festivalLe comédien et metteur en scène était à l'affiche du film "Goutte d'Or", présenté ce vendredi dans le cadre de la semaine de la critique.21/05/2022 20:28 CEST Open Image ModalL'acteur algérien Ahmed Benaissa, ici photographié en 2015 lors du festival de théâtre d'Avignon, est décédé à Cannes, où le film "Goutte d'Or" où il figure au casting était projeté cette semaine dans le cadre du festival.  L'acteur algérien Ahmed Benaissa, ici photographié en 2015 lors du festival de théâtre d'Avignon, est décédé à Cannes, où le film "Goutte d'Or" où il figure au casting était projeté cette semaine dans le cadre du festival. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

CINÉMA - C’est la disparition d’un “monument”. L’acteur et metteur en scène Ahmed Benaissa, considéré comme une grande figure du théâtre et du cinéma algérien, et qui était à l’affiche du film “Goutte d’Or” présenté au festival de Cannes cette semaine, est décédé à l’âge de 78 ans, a annoncé le ministère algérien de la Culture vendredi 20 mai.

Au cours d’une carrière de 50 ans, entamée en 1971, il avait joué dans plus de 120 films dont des productions algériennes remarquées à l’international comme “Papicha”, “Le sang des loups”, “De Hollywood à Tamanrasset” ou “Hors la loi”.

Hommages unanimes

Dans un message à la famille du défunt publié vendredi sur Facebook, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a regretté la perte d’un “monument” de la culture algérienne qui laissera “une empreinte indélébile dans le monde du cinéma et du théâtre algérien”.

Ahmed Benaissa est décédé ce vendredi à Cannes, avant la projection du film “Goutte d’or” de Clément Cogitore, dans le cadre de la semaine de la critique.  “Foudroyé par un malaise”, il sera rapatrié et inhumé en Algérie, selon son fils, a indiqué l’agence officielle algérienne APS.

“Belle âme”, “grand acteur”, “père de cinéma”

À Cannes, le comédien français Karim Leklou, qui partageait avec Ahmed Benaissa l’affiche de “Goutte d’Or” a eu un mot ému pour le disparu lors de la projection du film, saluant son “père de cinéma”.

Le célèbre écrivain algérien Kamel Daoud lui a rendu un hommage appuyé sur Twitter: “Une belle âme, un grand acteur, un homme sans haine et au talent immense”, en soulignant qu’Ahmed Benaissa participait au “tournage du film ‘Meursault contre-enquête’ (inspiré du roman éponyme de Kamel Daoud, ndlr) pour l’un des deux rôles principaux”.

Né en 1944 à Alger, Ahmed Benaïssa a eu une des carrières les plus riches du théâtre et du cinéma algériens, collaborant avec de nombreux réalisateurs comme Merzak Allouache ou encore Rachid Bouchareb.

Comédien reconnu pour son talent exceptionnel, il avait mené de nombreux projets sur les planches du théâtre à Alger et à Oran, dans l’ouest du pays.

Ahmed Benaissa avait également dirigé en 1995 le théâtre régional de Sidi Bel Abbes, non loin d’Oran, pendant la très difficile période de la décennie noire, la guerre civile qu’a subi le pays entre 1992 et 2002. L’acteur apparaissait très régulièrement également dans des productions pour les télévisions algériennes et françaises.