"Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !"

Publié par Renaud Persiaux le 03.06.2012
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SexualitéTasPavis suissevivre positivementCOREVIH

Des progrès immenses sur le plan médical mais si faibles sur celui de l’acceptation des personnes séropos. D’action en action, le constat est le même : depuis 25 ans, rejet et stigmatisation n’ont pas baissé. Bien au contraire, la solidarité allant plutôt en diminuant. Le traitement est-il un moyen de faire enfin bouger les lignes ? C’est ce que pense la soixantaine de personnes vivant avec le VIH réunie à Rouen, en mai 2012, à l’initiative du COREVIH !

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Comment améliorer une vie amoureuse parfois aussi plate que la plaine de la Beauce et rendre possible une sexualité parfois en berne ? Evidemment, accompagner les séropositifs en matière de sexualité peut aider : rendre accessibles et gratuites les consultations de sexologue sur l’ensemble de la région couverte par le COREVIH (Coordination régionale de la lutte contre le VIH), plaider pour un remboursement systématique du Viagra, valoriser les pratiques de la sexualité hors pénétration (au-delà du "20 minutes douche comprise").

Changer la donne

Mais la recommandation générale, celle qui va changer la donne selon les participants, c’est la suivante : faire que tout le monde sache qu’une personne traitée efficacement n’est pas contaminante. Car c’est bien ce risque de la transmission qui pèse le plus sur la vie sexuelle et affective des séropos. Ce problème évacué, espèrent les participants, il sera plus facile de résoudre les autres, ceux qu’on peut rencontrer chez l’ensemble des gens. Une vision que partage Manon Bestaux, sexologue, qui fait des vacations au CHU de Rouen.

Anne-Lyse*, la soixantaine, explique : "Les hommes de mon âge ne veulent pas la capote, ce n’est pas de leur génération. Mais moi je ne veux pas les contaminer. Alors, c’est simple, j’ai choisi de ne plus avoir de sexualité". Ce qui fait bondir Alex : "C’est injuste ! C’est toi qui est punie alors que tu n’as rien à te reprocher et que tu veux les protéger". Anne-Lyse a une charge virale indétectable depuis plus de 6 ans, et elle est super observante. Savoir qu’elle n’est plus contaminante ? Elle admet que ça ouvre des perspectives. "Peut-être" qu’elle va "s’autoriser à nouveau à avoir une sexualité". Mais elle "hésite encore". Trop dur encore de se fier à autre chose qu’au "tout capote".
 
Dire ou ne pas dire, telle est la question
Sa séropositivité, faut-il la dire ou pas, aux partenaires occasionnels ? Emma, contaminée fin décembre, se sent suffisamment forte et séduisante pour le dire systématiquement. Elle ne souffre pas de trop de rejets. Et "de toute façon", a-t-elle décrété, "si le mec ne veut pas, c’est qu’il ne me mérite pas !" Pour Sonia, en revanche, ce n’est pas aussi facile : "Pouvoir dire aux amants occasionnels, évidemment que ce serait bien, mais c’est trop risqué. J’ai peur que les gens répètent et que tout le monde finisse par connaître mon statut". Même expérience chez Jean-Michel : " Sur les sites de rencontres gays, si tu dis que tu es séropo… bizarrement, tu n’as plus jamais de nouvelles du type. Alors dire OK, mais les gens ne sont juste pas prêts à entendre. C’est sur le contexte qu’il faut jouer, pour qu’on ait un peu moins de pression en tant que séropo". Si choisir de dire ou de ne pas dire est "personnel", "dépend du feeling" et "s’inscrit dans le temps", et même si chacun doit élaborer ses réponses, entendre les diverses expériences aide. Car chacun a ses trucs et stratégies : se servir d’indices, journaux, médicaments, ruban rouge. Mais "dire son statut, c'est un acte qui a une dimension individuelle (on le fait pour nous-mêmes) mais aussi une dimension collectivement (on le fait parce qu'on pense qu'il faut que les séropos soient visibles", pense Catherine. Et dans la transmission des bonnes nouvelles, "associer chercheurs et soignants est indispensable. Car c’est eux qui ont avant tout accès aux médias", souligne Khalil. Bref, il faut "DE-DIA-BO-LI-SER" le VIH. Et les séropos.
 
Changer le regard de la société
Mais comment faire évoluer ce regard négatif sur les séropos qui perdure depuis des années ? Toutes les occasions sont bonnes, et elles ne manquent pas ! Invitations médias lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, du Sidaction, des Solidays, des Journées portes ouvertes des services VIH et des centres de dépistage". "Le Tasp, j’en ai parlé sur un plateau de France 3, souligne le docteur Françoise Borsa-Lebas, infectiologue au CHU de Rouen et présidente du COREVIH Haute Normandie. Mais il faudra des années pour gommer le discours de peur qui s’est fait pendant 30 ans. Des anées pour faire comprendre qu'à côté de la capote, il y a aussi d’autres moyens de prévention. Et qu'il n'est plus possible de dire que c’est le seul moyen de se protéger du sida, même au grand public. Tout simplement parce que ce n'est plus vrai !"


Faire un enfant ? "Facile si j’ai un médecin attentionné qui croit dans mon avenir !"

"La plénière du matin a libéré le désir d’enfant l’après midi", s’enthousiasme Graciela Cattaneo, de AIDES Haute Normandie et membre du COREVIH. Le groupe était euphorique". Faire un enfant ? "Facile si j’ai un médecin attentionné qui croit dans mon avenir !". Et deux recommandations. La première n’est pas évidente à satisfaire : faciliter l’accès à la PMA aux femmes seules (en France, il faut être en couple, pourtant certaines femmes seules ont des problèmes de fertilité, mais il faudra changer la loi).


L’autre est applicable tout de suite : suivre les recommandations du Rapport d’experts (Yeni 2010) : le médecin doit informer ses patients que faire un enfant, c’est possible, par PMA et par la couette, grâce aux antirétroviraux et au TasP. Il faut travailler les soignants au corps, les aider pour qu’ils osent parler de sexualité.


Les demandes des participants ? "Changer l’image des séropos, préparer la société à l’annonce du statut en présentant les avancées, les bonnes nouvelles". A la télévision, "passer du message qui fait peur au message qui renvoie une image positive (on n’est pas nécessairement malades quand on est séropos)".


"Nous ne sommes pas des bombes virales"

Les politiques ? Eux aussi "doivent porter une parole positive et réaliste". L’imagination des acteurs de prévention est bloquée par l’idée que "faire de la prévention, ça se résume à distribuer des capote". Face à cette pression préventive, le TasP est vu comme un espoir de choix. Applaudissements nourris des soixante personnes lorsqu’un sous groupe propose ce mot d’ordre : il faut "sortir de l’injustice : ce ne sont pas nous, séropositifs dépistés et traités, qui transmettons le VIH" suivis de ces mots : "Nous ne sommes pas des bombes virales". "Ce mot d’ordre, cette demande très forte, je les retiens", s’engage Françoise Borsa-Lebas. "Tous, médecins et associations, nous devons relayer cette revendication de parler plus largement du TasP, auprès des séropos, mais aussi du grand public. Et il faut commencer maintenant !"

(*Tous les prénoms ont été modifiés.)

Lire les bonnes nouvelles...

Commentaires

Portrait de Centvin

Bonjour à toutes et tous, "Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !" Ok fort bien,heureux d'entendre des communications publiques là-dessus mais moi lorsque j'en parle autour de moi,les seuls à y croire ce sont les séropositifs que je connais,et mes amis hétérosexuels eux sont sceptiques,et pensent que je ne suis pas objectifs et trop impliqués pour avoir la distance nécessaire pour en parler aussi positivement de cette non transmission.Cela me ramène donc au fait qu'il y a un énorme travail d'information à faire sur :"Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !" ... Qui en est convaincu?J'ai du mal à imaginer des campagnes publicitaires des pouvoirs publics concernés là dessus après avoir défendu le risque zéro avec le tout capote. A part Aides et Seronet impliqués à fond là-dessus,qui nous défend pour communiquer en masse lé-dessus. En attendant nos vies affectives et sexuelles sont en panne ou cassées,et nous séropos les laisser pour compte de l'amour pour tous ceux que je connais. Bisous, Centvin.
Portrait de serosud

Je rejoins Centvin sur ce sujet avec le : "Qui en est convaincu ?" Pas grand monde !...et à commencer ici même sur ce site de et pour séropos, séro-concernés, et séro-impliqués. Bises..
Portrait de Slashy

Je pense que tout vient du fait qu'à partir du moment où l'assurance à 100% n'existe pas, il est difficile de convaincre. Ma réflexion première a envie de dire que si il n'y a plus de virus qui circule, il est impossible d'infecter quelqu'un. Mais indétectable ne veut pas dire n'existe pas. Et si ca suffisait pour contaminer ? Et si on lance publiquement ce genre d'annonce et qu'un cas de contamination se révèle ; comment gérer le risque ? Etc, etc, pour bien des choses il sera très compliqué de faire admettre ce genre d'affirmation, tant l'esprit humain (français ?) a envie de dire "Et oui ! Mais si on se trompait ?"
Portrait de dboy30

depuis le jour ou je suis convaincu que je ne suis pas contaminant. Sans prendre de risque volontaire, la stresse d'un accident de capote etait epouvantable ! Qui en ai convaincu ? J'en suis convaincu et je mene une vie heureuse :)
Portrait de Superpoussin

A ma grande surprise ma toubib croyait que "tout le monde sait", mais comment le quidam moyen saurait une chose qu'énormément de personnes concernées ignorent? Récemment encore j'ai entendu le président d'Aides s'exprimer sur divers sujets sans évoquer le moins du monde le plus important : l'écrasante majorité des séropositifs sous traitement ne sont plus contaminants. Si les grosses associations qui disent défendre nos intérêts taisent cette information capitale (alors qu'elles ne ratent pas une occasion de l'ouvrir) il est normal que la personne lambda considère celle-ci comme peu sérieuse si révélée par un inconnu. Quand on évoque le fait que beaucoup d'entre nous peuvent désormais être considérés comme non contaminants on passe alors dans le meilleur des cas pour des illuminés, dans le pire pour des criminels. Le risque ne serait probablement pas absolument nul? Mais à celles et ceux qui avancent cet argument on peut rappeler que l'exigence de risque zéro n'existe que dans ce cas. Le risque zéro n'existe pour quasiment rien et surtout pas pour la fameuse capote qui nous a pourtant été vendue pendant des années comme le truc permettant de baiser sans souci. Le risque zéro serait exigé en tout alors non seulement il faudrait s'abstenir de rapports sexuels (y compris avec capotes) mais aussi renoncer à tout : voitures, téléphones, électricité, ... Une contamination au VIH est-elle plus grave qu'un accident nucléaire majeur? Certainement pas, et pourtant le risque que ce dernier survienne semble plus élevé que celui de survenance du premier. Pour la 1ère fois en 25 ans de VIH, dont 20 avec traitements, je perds espoir et suis à 2 doigts de tout balancer quand je vois cet acharnement à nous priver de ce qui pourrait nous faire revivre.
Portrait de Ferdy

superpoussin, tu as exprimé pas mal de choses que je partage, notamment à propos de cette société que l'on essaie de nous vendre, sans risques, comme si le fait d'exister ne nous en faisait pas prendre de facto, traverser la rue nous fait encourir celui de se faire écraser et pourtant nous traversons sans trembler, après une simple assurance du regard, parfois aussi il peut nous arriver de tomber amoureux et même si l'on devine qu'on va morfler, on y va quand même car après on pourrait regretter d'être passé à côté, le risque de refiler un virus incurable sans capote suffirait à me faire débander, la certitude de ne pas être contaminant ne me dédouanera jamais de cette hantise, on ne se débarrasse pas aussi facilement de nos craintes, même scientifiquement prouvées.
Portrait de frabro

Réduire le risque de transmettre par tous les moyens à ma disposition est une règle que je m'impose depuis que je me sais séropo. Le choix des moyens se fait à deux dans ma vie de couple, il n'est pas de mon seul ressort. Lorsque j'avais une vie "aventureuse", je protégeais systématiquement l'autre sans me sentir pour autant obligé de lui en parler. Ce serait toujours mon choix si je devais revivre ça : même infime, le risque de transmettre m'est insupportable. Pour moi il n'y a pas un choix à faire entre kpote et traitement : ce sera les deux tant que le moyen d'éradiquer le virus ne sera pas trouvé et prouvé.
Portrait de lilit88

sachant depuis longtemps qu'ayant une charge virale contrôlée et un nombre de cd4 correct ,la personne séropositive n'est pas contaminante ,je continue à utiliser le préservatif avec mon conjoint(d'un commun accord).je n'envisage pas (à moins d'être guérie et en couple stable...) de changer d'attitude.
Portrait de lericou06

comment voulez-vous que la masse populaire prenne ceci en compte ,alors que certains seropos ne sont pas convaincus a 100%,chaque étude est différente ,chaque discours avec un doc est différent je vois pour ma part me sentant concerné lol lorsque je lis certains articles sur des effets secondaires ou autres ,quand je veux en parler a ma doc qui me suit ,la plupart du temps elle est mm pas au courant de certaines avancées ou autres ,pour eux le discours reste le mm qu'au début de ma maladie (si je puis dire) alors comment voulez que les seronegs qui ne sont pas concernés par la maladie soit au courant de tout cela le H.I.V fait toujours peur et je le comprend,pour ma part au niveau du risque de transmission c'est toujours le cas, même étant indétectable depuis le début de mes traitements
Portrait de serosud

"comment voulez-vous que la masse populaire prenne ceci en compte ,alors que certains seropos ne sont pas convaincus a 100%"
Portrait de carotte

la capote ne me derange pas et je prefere en mettre avec mon compagnon meme si ...mon doc n est pas convaincu de cela il prefere la prudence ...et moi aussi !
Portrait de serosud

sandrine la roukine wrote:
la capote ne me derange pas et je prefere en mettre avec mon compagnon meme si ...mon doc n est pas convaincu de cela il prefere la prudence ...et moi aussi !

C'est malheureux, que dis-je, c'est affligeant qu'en 2012 ton doc ne soit pas convaincu par les études et rapports à ce sujet.

Est-il au moins convaincu que les antirétroviraux ont sauvés et sauvent encore des vies, ou va-t-il te conseiller une quelconque potion magique ?

Portrait de DURANDAL34

Soyons sérieux, on manque nettement de publications sérieuses sur le sujet. Même si je me range du côté optimiste, à savoir qu'un séropo devenu indétectable depuis plus de 6 mois et qui continue à se traiter n'est pas contaminant (ce qui est mon cas), je suis obligé de reconnaître que l'unanimité scientifique fait nettement défaut. Et que je ne suis pas parfaitement à l'aise avec mon pote qui est séroneg, et passif de surcroît, même s'il assume le risque (si mince soit-il) et a choisi avec moi de se faire baiser au jus sans kpot. Il va voir son médecin de famille tout à l'heure et je suis convaincu qu'elle va le juger très imprudent. Comment ne pourrait-il pas être angoissé? D'autre part comment prendre plaisir à faire l'amour sans sperme, qui est pour nous deux presque l'essentiel de la jouissance? Et comment en serait-il autrement? Si on aime les hommes il paraît difficile de fuir le sperme, cette substance strictement masculine? Bref, il serait vraiment souhaitable que les études sérieuses soient distribuées dans le grand public. Même mon médecin spécialisé et chargé d'études cliniques, hésite à me dire que je n'ai aucune chance (ou malchance!) de contaminer mon ami, il préfère dire qu'il n'y a que 0,0000...1! Faut faire avec! J'ai bien conscience de n'apporter rien de satisfaisant dans ces quelques lignes, pas plus que les comparaisons avec le risque nucléaire, les accidents de la route, le tabac ou l'alcool, sans parler des sports à haut risque! Ceci ne justifie pas cela bien sûr. Roland HANNE
Portrait de joeydebxl

DURANDAL34 : Bonjour, Ton ami n’est pas inconscient, il a simplement pris une décision, une décision de vie. Quant à « être fan du sperme », c’est ton point de vue, le miens est qu’il y a dans le sexe d’autres moyens de prendre plaisir, mais, à nouveau, ça n’est que mon point de vue. Le sexe est quelque chose de complexe difficilement compréhensible, car, il appartient à chacun et le plaisir c’est perso et c’est surtout intime. Quant aux risques de contamination… ; La plupart des études indiquent qu’une personne séropositive traitée et en charge indétectable depuis plus de six mois n’est plus contaminant, mais, d’autres indiquent le contraire. De plus, il se peut que le virus fasse un rebond, ça s’est déjà vu… Donc, en somme, il faut nuancer… ; Le risque zéro n’existe pas, mais, il est, selon les littératures scientifiques actuelles, quasiment nul. Après à chacun de voir. Une excellente soirée,
Portrait de dboy30

n'est pas de comparer ou d'echanger nos pratiques de preventions ... Mais depuis 25 ans les seropos vivant sous traitement regulier avec un CV indetectable souffrent de rejet et de stigmatisation. ils ont du mal a trouver des dentistes pour se faire soigner, des medecins ou d'infirmieres pour qu'on les prenne en charge correctement. Leurs compagnons les quittent ou ils arrivent pas a trouver l'ame soeur et sont comdamnes a terminer leurs vie seule dans leur coin. Les amis, la famille leur tourne le dos, ne veulent pas que l'oncle seropos s'approche au petit cousin pour un . Les seropos ont peur d'avoir des rapports sexuels de peur d'un accident de capote. ils sont prives de faire des enfants, car ils ont peur d'accoucher des bebes seropos. ETC... ETC.... ETC... ********************************************************************************* Nous vivons tous et toujours dans un placard tandis qu'on n'est pas une bombe virale. Si la societe serait mieux informee sur cette veritee et qu'un seropo indetectable soit concidere comme un malade chronique de diabete, LA ViE NE SERAiT - ELLE PAS PLUS FACiLE ET AGREABLE POUR NOUS TOUS ?
Portrait de lilit88

@dboy30,c'est peut ètre abusif ce que tu dis ,non? et très réducteur....nous sommes parfois objet de rejet mais me concernant ,j'ai eu depuis 25 ans de contamination une vie affective "normale" voir échevelée....un mariage,un divorce (pas très original) une petite fille à 40ans ,qui est en bonne santé ,aucun partenaire contaminé,une vie sexuelle pas si triste que ça pas moins que certaines de mes amies séroneg en tout cas,j'ai fait des études ,et je travaille depuis longtemps comme professeur.je pense sincèrement qu'il faut essayer de s'aimer SOI,de s'accepter ,c'est la clé;ensuite ,les autres viennent à toi...cela parait con ce que je dis mais je le pratique chaque jour ,avec confiance et espoir.cela a des répercutions sur mon destin ,j'en suis persuadée...pour que la socièté te considère moins comme une bombe :ne te considère pas toi mème comme tel...?non..... ok....c'est simple à dire ,difficile à pratiquer au quotidien mais cela vaut le coup de le tenter. il est clair que si tu te sens rejeté ,a peur d'avoir des enfants (moins de 1 pour cent de contamination sous trithé quand même ,le même risque qu'une autre femme de transmettre une maladie génétique ou autre....)que tu n'as pas de vie sexuelle par crainte d'accident de capote(j'en ai eu un en 25 ans!!).......cela part mal à moins que ton post soit basé sur le trentième degré ,en ce cas,j'apprécie l'humour.....très noir.
Portrait de patoche

Allez expliquer ça au dernier gars que j'ai fréquenté et qui est "parti en courant" dès que j'ai fini par lui dire que j'étais séropo.....
Portrait de lilit88

on va dire que j'ai beaucoup de bol ou......un charme irrésistible ;)))) JE PLAISANTE!
Portrait de lilit88

patoche wrote:
Allez expliquer ça au dernier gars que j'ai fréquenté et qui est "parti en courant" dès que j'ai fini par lui dire que j'étais séropo.....

Tu lui as dit au début de la relation ou quand c'était déjà commencé,,car moi ,par principe je balance le truc dés les premiers émois ,avant qu'il ne se concrétise quoique ce soit ,comme ça si je me fait jeter,cela ne m'atteint pas trop (enfin c'est arrivé deux fois en 25 ans ,j'ai réussi à m'en remettre!)Clin d'oeil

Portrait de joeydebxl

mais patoche en a aussi du charme irrésistible!!!!!!! :) :) :) :) Plus sérieusement, c'est difficile à savoir quand le dire, une personne réagi différament qu'une autre... Bises à toutes & tous! VIH = virus de l'infecte humour!
Portrait de patoche

Il m'est arrivé de le dire de suite avec certains, et d'autres fois d'attendre, peut-être qu'inconsciemment je savais qu'avec ceux là ça serait "plus compliqué"...
Portrait de carotte

je sais pas je ne suis pas de traitement mon doc dit aussi qu on peut allerle plus loin possible sans traitement que kan on est traité trop tot on s habitue trop on pourri le corps bref j aime bien ca facon de penser je suis en pleine forme et je saute comme une chevre ...je risque d etre traiter en juillet a voir ...
Portrait de serosud

sandrine la roukine wrote:
je sais pas je ne suis pas de traitement mon doc dit aussi qu on peut allerle plus loin possible sans traitement que kan on est traité trop tot on s habitue trop on pourri le corps bref j aime bien ca facon de penser je suis en pleine forme et je saute comme une chevre ...je risque d etre traiter en juillet a voir ...

...oui, tu ferais partie des des progresseuses lentes, je pense que c'est une chance pour toi.

Et ça explique peut-être aussi, pourquoi ton doc te conseille le latex.

Bises..

Portrait de luna2B

luna 2b 100% d'accord ! Je déplore ce déni ( volontaire?) de cette cruciale info qui changerai tant de chose pour nous...j'ai lu que certains ont la chance d'être compris entourés et crus lorsqu'ils le disent et j'en suis ravie. Mais je ne pense pas être la seule à vivre dans une région ou les préjugés la peur la stigmatisation et l'isolement proche du pur rejet est toujours présent avec des croyances aussi fausses que trop profondément ancrées dans les mentalités. Oui la solitude est mon amie et je la vie bien. Oui j'assume mon VIH et je vie sans y penser puisqu'il fait partie de moi depuis 1985. Oui je me sens comme tout le monde...mais personne sauf ma famille et 1 ami ne me considère normalement...plutôt comme un danger, une poreuse de mort qui l'a bien cherche...et oui c'est forcément ma faute! Mentalité d'un autre siècle ! Mais je n'ecris pas ça pour m'en plaindre mais pour dire l'importance de rendre publique cette info : nous ne sommes pas contaminant si bien traités avec charge virale négative ! Le dire et le redire encore..,voici mon souhait..et tant pis si c'est un rêve ! Bisous a tous, luna2b
Portrait de lilit88

ton médecin est un sage ,perso j'ai été contaminée en 1984/85...prise de traitement en....1995 (parce que j'ai subi un deuil atroce qui a fait chuter mes t4,on ne parlait pas de charge virale à l'époque....)en luttant "à mort" contre les médecins qui me prédisaient le pire pour tout de suite et bien ,ils ont eu tort: je suis toujours là en 2012 éh éh ,si tu vas bien ,ne prends rien et prends soin de toi ,surtout ;)) je ne connais pas patoche mais je suis sure que c'est un canon!!!! bise à tous.
Portrait de carotte

oui je progresse lentement mais je suis enfin ya 6 mois j etais a 450 cd4 a350 je passe en traitement il me tarde en fait c est con mais j ai envie de savoir !!! pour patoche je sais pas ...je sais que c est un fan de sport chose que je deteste..et d alimentation saine...!!! bref j ai un rdv le 21 juillet on va peut etre me filer ma came !!!!bizzzzzzzzzzz
Portrait de Karma

"Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !" - si vous croyez très sérieusement, vous êtes trop naïfs ou vous mentez à vous-même. C'est agréable à croire mais malheureusement il y a encore 6000 mille personne par an seulement en France qui sont contaminés. Si une fois la solution est trouvée, la pub va être plus connue, croyez moi... Donc, faites attention aux séronégatifs qui ne savent pas que vous êtes séropositifs, ils peuvent être contaminés sans capote si la situation/environnement est défavorable au moment...
Portrait de Superpoussin

Karma wrote:
"Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !" - si vous croyez très sérieusement, vous êtes trop naïfs ou vous mentez à vous-même. C'est agréable à croire mais malheureusement il y a encore 6000 mille personne par an seulement en France qui sont contaminés. Si une fois la solution est trouvée, la pub va être plus connue, croyez moi... Donc, faites attention aux séronégatifs qui ne savent pas que vous êtes séropositifs, ils peuvent être contaminés sans capote si la situation/environnement est défavorable au moment...

Karma aucune de ces nouvelles contaminations n'a été le fait de séropositif répondant aux critères de non-contamination. Le problème est que beaucoup en restent à la propagande des associations qui vivent du VIH et pour cela en perpétuent la phobie pour continuer à récolter de l'argent.

 Les 6000 contaminations par an ne concernent pas le présent débat mais malheureusement ce sont elles qui seront jusqu'à la nuit des temps mises en avant pour faire peur dans les chaumières et remplir la sébile.

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Depuis le temps que l'on en parle je note que les positions semblent fortement influencées par les situations de chacun.

Généralement les personnes sans traitement ou que le port de la capote ne gène pas trop semblent être plus enclines à condamner la vulgarisation de ce rapport que celles qui remplissent les critères (sous traitement, CV indétectable...) et/ou ne supportent pas la capote.

J'ai encore lu ici qu'il n'y avait pas concensus sur la question, mais en ce qui me concerne c'est la lecture d'opposants à ce rapport et la vacuité des arguments qui lui étaient opposés qui m'a convaincue de sa validité.

Cessez de lire les conclusions et prenez le temps de lire et relire autant de fois qu'il le faudra les propos de ceux qui voudraient qu'on n'en parle pas, vous finirez par réaliser que leurs propos sont spécieux et dictés par des considérations qui n'ont rien de scientifiques.

Le grand argument est "il n'y a pas de risque zéro", cependant ceux qui l'avancent font souvent partie de ceux qui évoquent la capote comme d'un moyen de protection sur, ce qui est loin d'être le cas. Il apparait même probable que le risque de contamination soit plus important lors d'un rapport avec préservatif avec un séropositif sans traitement que lors d'un rapport sans préservatif avec un séropositif répondant aux critères suisses.

Avant 1996 nous mettait-on en garde contre les rapports "protégés" avec une personne séropositive? Non, au contraire le discours officiel ressassé à l'envie était que c'était sur.

Aujourd'hui que faire l'amour sans capote avec un séropositif répond aux critères suisses est certainement moins risqué que le faire hier avec capote on commence tout d'un coup à exiger un risque zéro!

Pour celles et ceux dont la conscience interdit de faire prendre le moindre risque je ne vois que l'abstinence. C'est d'ailleurs ce que je vis, et si je peux le faire d'autres le peuvent non?

Si les associations voulaient vraiment du risque zéro ce ne sont pas des capotes qu'elles distribueraient mais des poupées gonflables.

Portrait de joeydebxl

BOnjour, Je commence vraiment à reconnaitre le style littéraire!!!!!! Amitiés à JCM, d'ailleurs... :) Soit... L'on ne peut pas affirmer à 100 % qu'un S+ traité et en C.V. indétectable est non contaminant, un léger voir super léger risque pourrait subsister, alors, n'affirmons pas à 100% que c'est non. En matière de "safe sexe", je pourrai aller ± dans le même sens que toi et dire qu'à priori il n'y a pas de risque de contamination. Par contre, en effet, les ±6.000 contaminés en France par an sont des gens qui ont été contaminés par des personnes, du moins pour la plupart, "serointerrogative" et qui ne savent donc pas qu'elles sont séropositives au VIH et donc en C.V. élevée. Le risque est bien entendu très accru avec une relation sans préservatif et une personne en C.V. élevée. Le préservatif est, par contre, un moyen sûr de prévention pour le VIH. Après ne parlons pas des autres IST, car, ça deviendrait lourd comme débat! Bonne journée,
Portrait de dboy30

Karma wrote:
"Tout le monde doit savoir que les séropos dépistés et traités ne transmettent pas le VIH !" - si vous croyez très sérieusement, vous êtes trop naïfs ou vous mentez à vous-même. C'est agréable à croire mais malheureusement il y a encore 6000 mille personne par an seulement en France qui sont contaminés. Si une fois la solution est trouvée, la pub va être plus connue, croyez moi... Donc, faites attention aux séronégatifs qui ne savent pas que vous êtes séropositifs, ils peuvent être contaminés sans capote si la situation/environnement est défavorable au moment...

tu penses que toutes les autorites de vih/aids du monde entier  se sont mis d'accord pour un complot !  ils lancent une mensonge ensemble pour qu'il y a d'avantages de contaminations ???

LA, TU ME FAiS VRAiEMENT RiRE !!!