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Pénalisation de la transmission VIH : la prise d'otage des séropos

Doit-on ou non dépénaliser les peines rendues aux personnes séropositives en cas de transmission du vih ? 

La loi est toujours la même en France, si vous connaissez votre séropositivité et que vous transmettez le virus à votre partenaire, même involontairement, vous serez condamnés, ainsi la Cour d'assises du Loiret du 3 décembre 2008 condamnant à cinq ans de prison avec sursis une femme de 39 ans pour avoir contaminé son mari du virus du sida alors qu’il semblerait qu’elle avait informé son compagnon de sa séropositivité ou en tout cas qu’elle ne lui avait pas menti.

La victime devient coupable est se retrouve ainsi condamnée pour un acte qui se veut à la base un acte d'amour.... En Suisse, depuis 2016, les personnes qui transmettent le virus à leur partenaire lors d'une relation consentie ne son plus condamnées, la Suisse estime que les personnes majeures sont suffisamment conscientes, informées, adultes pour se protéger. De plus la Suisse estime que le sida n'est aujourd'hui plus une maladie grave puisque l'on ne meurt "plus" du sida dans les pays développés.

En continuant de pénaliser sévèrement les personnes séropositives la France continue à contribuer inévitablement à une augmentation chaque année des cas des infections au vih.

Pour plusieurs raisons :

  • Par ce message, la France continue à faire passer le message que le sida reste une maladie grave et honteuse, ce qui dissuade incontestablement le dépistage. 
  • Par ce message, la France utilise la peur et ceci fonctionne : Les personnes qui ont eu des rapports à risque ne préfèrent plus se faire dépister plutôt qu'à être enregistrées, cataloguées dans un fichier avec une mention spéciale "personnes dangereuses ».
  • Par ce message, les personnes séropositives préfèrent pas ou ne plus avertir leur partenaire au risque de se confronter à des problèmes futurs en cas de transmission du vih. 

D'autres raisons :

- Ce qui touche à la sexualité, touche à l'intimité, au voyeurisme et à la gêne inconditionnée. Le réquisitoire hospitalier dissuade et incrimine. 

- Il en va de soi qu'internet est une source d'informations, que les messages concernant la santé, les effets secondaires des traitements lourds donnent envie de fermer les yeux face à son statut sérologique.

Cette prise de conscience devrait faire réagir la France, changer sa politique, sa méthode de communication qui visiblement ne fonctionne pas assez, plutôt que de prendre la personne séropositive comme bouc émissaire, la condamner en la culpabilisant d'être séropositive, il en va au contraire de son devoir d'informer des conditions actuelles de ce qu'est le vih en 2017. Avec 0,061% des causes de mortalité en 2010, et très certainement moins encore en 2016, on peut le dire : Le sida n'est plus une maladie mortelle en France.

L'éthique veut que le sida reste une maladie honteuse, dangereuse, mortelle et par conséquence tabou. Pourtant la France a toutes les cartes en main pour changer l'image.

D'abord en insistant d’avantage sur le fait que le VIH est une infection chronique et non plus une maladie grave, ensuite en informant non pas par des images d'horreur comme s'en est joué Sidaction pendant des années mais au contraire par une réalité 2017, par le déclin du mot « SIDA » trop mis en valeur par rapport au « VIH ». La médication améliorée mais aussi l'espoir des traitements allégés est également un motif ardent pour attirer les personnes à se faire dépister, car la population a besoin de savoir que le traitement peut être mieux toléré, si l'étude Quatuor se révèle à être un succès, la France pourra jouer de cette nouvelle carte pour attirer et communiquer. Mais aussi l'indétectabilité qui reste malgré tout assez inaperçue dans les différentes communications. 

En attendant, il y a bien une prise d'otage. Les personnes séropositives se cachent alors qu'elles devraient se montrer... Mais tant que l'image inconditionnelle et négative que joue la France dans sa communication et dans sa politique reste la même, il n'y aura pas de changement. Qui ? De personne séropositive a le courage de montrer son image alors que l'on sait qu'en se montrant l'on va se faire passer pour une personne irresponsable, et dangereuse (selon la politique actuelle) ? Que ceci aura un impact sur nos relations familiales, amicales, professionnelles et surtout sentimentales et sexuelles. 

Alors qu'en changeant radicalement le discours, le vih pourrait être mis à égalité avec n'importe quel autre symptôme. 

En condamnant, la France condamne les rapports sexuels, mais aussi intrinsèquement la liberté sexuelle mais surtout l'expression des personnes séropositives. La politique de la communication par la peur n'a jamais fonctionné, la preuve en est... 

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