TasP

Mots clés  : transmissionTasP

Relation avec partenaire séronégative

Bonjour,

Je suis fiancé depuis 9 mois avec une femme séronégative qui a pris la décision, en connaissance de cause, que nous ayions des rapports non protégés.

A raison de 4 rapports par semaine, nous avons déjà environ 150 relations sexuelles toutes non protégées.

Et les derniers examens en date montrent qu'elle est toujours séronégative.

Comment est-ce possible ?

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Environ 70 % des Américains vivant avec le VIH ne prennent pas d'antirétroviraux ou n'en prennent qu'irrégulièrement, montrent les dernières...
Mots clés  : CV indétectableTasP

CV indétectable : Épée de damoclès concernant mon petit-ami

. Apres avoir vécu un premier craquage de capote (charge virale indetec. a ce moment mais depuis 1 moi seulement) j'ai eu un coup de stress intense et j'ai été profondemment peiné de voir mon copain prendre un TPE agressif pendant 1 mois (diarrhée and co).

Depuis on s'est toujours bien protegés (et mon indetectabilite s'est prolongée ..) mais il nous arrivait d'avoir des "couacs" comme de petites penetrations non protegées rapides sous l'effet de l'excitation. Pas tout le rapport, jamais. Juste quelques va et viens dirons nous.  C'était "mal" mais dur de résister et de repasser à la capote apres 3 ans de non-protection. Aujourdhui l'idée que jai pu contaminer l'amour de ma vie me hante. "Et si " il y avait eu contamination pendant ces penetrations répétées qui ont eu lieu "avant" les fameux 6 mois d'indetectabilité ?? Je guette chaque signe, dès qu'il a mal a la tete ou un peu de fievre je m'inquiete (mais biensur je ne dis rien, il ne se doute pas...). Forcement ca retenti sur notre vie sexuelle qui est moins active.

Un depistage était prevu mais entre temps les examens .. Je n'ose pas le lui rappeler et l'éventualité d'une infection me terrorise. Est - ce que ca vous paraît "plausible" ?

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Depuis l' avis suisse (Hirschel), de nombreuses études ont confirmé qu'une charge virale indétectable réduisait considérablement le risque de...
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TasP : comment aborder la question en couple

Bonjour,

J'aimerai connaitre votre avis sur la question. Dans mon couple nous avons fait un retour vers le preservatif, réussi (a priori) sans trop de complications. Personnellement, je ne suis pas encore prêt a m'en passer (d'autant plus que je ne suis pas encore indetectable, presque ..) et peut être que ce changement n'arrivera pas avec mon copain. Nous avons vécu une rupture du preservatif assez angoissante, et mon copain n'a supporté que difficilement le kaletra pendant 1 mois. Je pense que ça l'a marqué, et je ne me vois pas du tout lui parler de retirer la capote. Pour l'instant, nous nous autorisons des fellations sans protection.

Comment aborder ce genre de sujets sans paraitre égoiste, ou créer un malaise ? Que répondre aux "ouais mais y'a toujours un risque qui est de plus majoré chez les gays", idée très largement répandue.

Encore une fois ce n'est pas d'actualité en ce qui me concerne, mais j'aimerai m'y préparer, sereinement pourquoi pas.

Mots clés  : transmission vihTasP

Transmission du virus par personnes sous traitement

Bonjour,

Je me permet d'ouvrir ce sujet, bien qu'il soit déjà abordé dans nombre d'autres post, pour essayer d'aborder la problématique de façon rationnelle et en espérant que le sujet ne va pas complètement dériver.

Je vois régulièrement circuler des chiffres plus ou moins fantaisistes sur la diminution, voire la suppression, du risque de contamination par les personnes sous traitement et à charge indétectable.

Sujet hautment polémique, puisque chacun d'entre nous, et moi le premier, rêve de vivre une sexualité affranchie de la contrainte latex. Et bien entendu la tendance naturelle est de croire ce qui nous arrange sans trop chercher à creuser. J'ai même vu des contributions à des post sur ce sujet complètement délirantes. Dans le genre, je ne dis rien, je ne protège pas si le ou la partenaire ne le demande pas. Et s'il ou elle est contaminé tant pis pour sa gueule, c'était à lui de demander la capote... On croit rêver. Il y en a que le sens des responsabilité et la culpabilité n'empêchent pas de dormir.

Bref, pour en revenir au sujet, je vois régulièrement un chiffre de 1/100 000 le risque d'une contamination par un séropo sous traitement à charge virale indétectable. Voilà pas mal de temps que j'interpelle les personnes qui diffusent ce chiffre en leur demandant la source de leur information, sans jamais avoir eu de réponse.

Je tombe aujourd'hui sur l'article "Rapport d'experts 2013 " http://www.seronet.info/dossier/rapport-dexperts-2013-vous-dit-tout-63860

Dans le résumé rédigé par les représentant associatifs ayant participé à la présentation du rapport je lis "une charge virale indétectable (moins de 50 copies/ml) depuis au moins six mois, une bonne observance, l’absence d’IST (ou d’inflammation génitale) d’où leur dépistage régulier. Pour les rapports hétérosexuels, le risque est inférieur à 1/10 000."
Je me dis, tiens, tiens, un zéro a dispru, mais de toute façon j'en reste sur le fond du problème, 1/10 000 ou 1/ 100 000, pourquoi pas, mais 100 000 quoi au juste ?

Je prend le rapport et commence à l'éplucher.
Première surprise, ce chiffre cité dans la synthèse du rapport n'apparaît pas dans le rapport ! On m'aurait menti ...
Le rapport dit même plutôt l'inverse. Je vous renvoie à la page 65 du rapport, qui fait elle une vrai synthèse du sujet.
"Huit études observationnelles ont étudié l’efficacité d’un traitement antirétroviral dans la réduction de la transmission du VIH au sein de couples hétérosexuels sérodifférents [21,22].
L’efficacité du traitement antirétroviral variait de 80 à 92 % dans les études (4 sur 8) où la charge virale du partenaire sous traitement était régulièrement mesurée."
...
"Deux méta-analyses  [23, 24], utilisant les données issues de l’essai HPTN 052 et des études de cohortes observationnelles, ont récemment été réalisées afin d’estimer le taux de transmission sous traitement ARV chez les couples hétérosexuels sérodifférents. Une méta-analyse [24] de l’essai HPTN 052 et de huit cohortes a montré que le taux de transmission sous ARV était de 0,2/100 personnes-années"
Et quand on lit la suite on voit que
- Les personnes des études mentionnées utilisaient pour la plupart le préservatif,
- Que ces chiffres ne s'appliquent pas aux relation HSH (homosexuel masculins)
- Qu'aucune étude sérieuse n'est en mesure d'avancer un chiffre sur la transmission par des personnes sous traitement.

Et je me permet de vous préciser d'autres chiffres mentionnés par l'étude et que la plupart ne veulent pas entendre, pas même les "représentants associatifs", dont l'honnêteté intellectuelle me paraît douteuse au vu du soit disant résumé qu'ils ont fait de l'étude.

En France, sur 5000 personnes seroneg, 1 sera contaminée cette année.
En ce qui concerne les homosexuels on passe à : sur 100 homo seroneg, 1 sera contaminé cette année. Et un chiffre similaire pour les toxo.
Je ne suis pas certain que vous réalisiez bien le sens de ces chiffres, surtout le dernier, mais c'est absolument effarant.
Celà signifie que, sur la communauté homosexuelle en France, l'épidemie n'est absolument pas maîtrisée.

Alors par pitié, avant de vous lancer dans des discours péremptoires sur la non transmission du virus par des personnes à charge virale indétectable, vérifiez vos sources, citez les, et essayez de comprendre ce que vous lisez et écrivez.

Ceci n'empêche pas que le traitement ARV à l'échelle d'une population est un outil efficace de maîtrise de l'épidémie, mais là on mesure autre chose.