En plein cirage

AAD : mêmes taux de guérison pour la co-infection

L'utilisation de traitements antiviraux à action directe a montré des taux élevés de réponse virologique soutenue pour l'infection par le virus de l'hépatite C chez les patients avec et sans infection par le VIH comparativement aux taux de patients mono-infectés par le VHC, selon les résultats publiés dans Hepatology . 

En raison des faibles taux de réponse virologique prolongée associés aux thérapies à base d'interféron, de la progression accélérée de la maladie hépatique liée au VHC et des obstacles au traitement, la FDA a identifié les personnes infectées par le VIH et la co-infection par le VHC comme spécifiques. », a déclaré Cameron Sikavi, un résident de troisième année du département de médecine de l'Université Harbour de Californie au Los Angeles Medical Center. «Avec l'avènement des thérapies [AAD], le traitement du VHC a entraîné des taux de guérison plus élevés avec une courte durée de traitement comparativement aux traitements à base d'interféron pégylé et de ribavirine, en plus de meilleurs profils de sécurité et de tolérabilité. 

Des recherches antérieures ont montré que le traitement DAA peut améliorer l'espérance de vie et les taux de RVS. À l'aide de bases de données cliniques, les chercheurs ont examiné systématiquement le traitement de l'infection chronique au VHC chez les patients infectés par le VIH afin de déterminer si l'utilisation d'agents AAD répondait à un besoin médical non satisfait et entraînait des taux de RVS similaires à ceux des personnes mono-infectées. Dans leur revue, les investigateurs ont inclus des études datées entre janvier 2004 et juillet 2017, recherchant les mots clés «hépatite C», «VIH», «coinfection» et «antiviral à action directe». 

Les patients ayant une co-infection par le VHC et le VIH traités par des traitements à base d'interféron présentaient des taux de RVS nettement inférieurs à ceux observés chez les patients mono-infectés par le VHC. Les personnes mono-infectées qui ont commencé à prendre des agents DAA avaient des taux de RVS similaires à ceux des personnes co-infectées, avec une RVS supérieure à 93%. En comparaison avec les régimes à base d'interféron, il a été démontré que les médicaments DAA ont amélioré la sécurité, l'efficacité et la tolérabilité chez les patients co-infectés et mono-infectés. Sikavi et ses collègues notent également que les médecins doivent être conscients des médicaments antirétroviraux contre le VIH avant de commencer un traitement contre le VHC, et des comorbidités qui peuvent avoir un impact sur la RVS. 

"Compte tenu du succès de la thérapie DAA, il est impératif que la recherche future vise à identifier les programmes et les interventions qui réduisent le risque de réinfection au sein de cette population", a écrit Sikavi et ses collègues. "Les cliniciens doivent rester vigilants, particulièrement en ce qui concerne l'identification des interactions médicamenteuses, les prédicteurs négatifs ou la RVS, et les obstacles aux soins. Ce faisant, les améliorations des taux de RVS accordées aux AAD peuvent répondre à un besoin médical non satisfait parmi la population coinfectée, avec des implications cliniques significatives. » 


https://www.healio.com/hepatology/hepatitis-c/news/online/%7B5a07ee82-9a...

Mots clés  : hépatite CVHC

Dépistage universel de l'hépatite C

À une semaine de ses journées annuelles qui se tiendront du 4 au 7 octobre à Nice, l'Association française pour l'étude du foie a renouvelé son appel pour la mise en place du dépistage universel des infections pour le virus de l'hépatite C 

L'accès universel aux nouveaux traitements de l'hépatite C n'est une réalité en France que depuis le début de l'année 2017. C'est en effet au début de l'année que les nouveaux traitements sont accessibles à l'ensemble des patients, quel que soit leur stade de fibrose, et que les réunions de concertation pluridisciplinaire ne sont désormais sollicitées que pour les cas compliqués (patients coïnfectés, cirrhotiques, en échec thérapeutique, dialysés, etc.). 

« Il faut maintenant renforcer la prévention et le dépistage », affirme le Dr Hélène Fontaine (hôpital Cochin, AP-HP), coordinatrice de la cohorte Hepater et trésorière de l'AFEF. Il est nécessaire de recourir plus largement au test rapide de diagnostic et d'orientation diagnostic (TROD) et accompagner les personnes exposées au risque. » 

Un projet pilote pour 2018 

Pour améliorer le dépistage, l'AFEF prévoit de lancer, en 2018, plusieurs sites pilotes où des médecins généralistes pourront, sur une semaine, proposer un parcours de soins visant à dépister l'ensemble des pathologies hépatiques d'un patient. « Faire des sérologies isolées n'est peut-être pas très "rentable" d'un point de vue de santé publique », explique le Pr Christophe Bureau (service d'hépato-gastroentérologie du CHU de Toulouse) secrétaire général de l'AFEF. Le Collège de médecine générale, l'agence Santé publique France et le réseau Sentinelle sont les partenaires de l'AFEF sur ce projet. 

Environ 15 189 patients ont été traités en 2015 et à peu près autant en 2016. On estime que 2 500 personnes meurent chaque année en France des conséquences de leur hépatite C, pour une prévalence nationale de 0,42 % bien inférieure à la prévalence mondiale qui est de 3 %. La dernière estimation fiable du nombre de malade date de 2011 : 192 000 patients. On estime en outre que 74 000 patients ne sont pas diagnostiqués. 

Dépister, traiter… et ensuite ? 

Pour le secrétaire général de l'AFEF, le Pr Christophe Bureau, 3 éléments doivent être pris en compte chez les patients guéris de leur hépatite C : « Le risque de réinfection, le risque de cirrhose plus important que dans la population générale et le risque de pathologies du foie en général. C'est pour cela que l'on doit être attentif à la consommation d'alcool, et à l'hygiène de vie en général. » 

Le 7 décembre 2017, l'AFEF émettra des recommandations spécifiques concernant le suivi des patients débarrassés du virus de l'hépatite C. « La prise en charge doit être globale : recherche du diabète, recherche des triglycérides, mesure du cholestérol et éventuellement travail sur les problèmes sociaux », résume le Pr Bureau. 

Au cours du premier trimestre 2018, la société savante va également actualiser ses recommandations de prise en charge de l'hépatite C, avec des schémas thérapeutiques plus simples et un accent mis sur les combinaisons de traitement (Harvoni, Exviera et Viekirax) qui peuvent être pris en 8 semaines au lieu de 12 dans la plupart des cas. 

Source : Lequotidiendumedecin.fr

VHC : Antiviraux à action directe

HARVONI et SOVALDI : prise en charge universelle dans l'hépatite C chronique 
le 06 Avril 2017 

Le périmètre de remboursement des antiviraux d'action directe (AAD) hospitaliers HARVONI (lédipasvir, sofosbuvir) et SOVALDI (sofosbuvir) est étendu à tous les patients adultes présentant une hépatite C chronique, y compris les porteurs asymptomatiques ayant un stade de fibrose F0 ou F1 qui ne sont pas à risque de transmission du virus de l'hépatite C (VHC). 

Le taux de prise en charge est de 100 %. 

Cette extension de prise en charge s'applique dans le cadre de l'agrément aux collectivités et de la rétrocession aux patients ambulatoires. 

Pour les populations particulières (échec d'un 1er traitement, insuffisance rénale, cirrhose grave, co-infection avec le VIH, VHB, etc.), la prise en charge de ces AAD nécessite la tenue d'une réunion de concertation pluridisciplinaire lors de l'initiation du traitement. 

HARVONI et SOVALDI sont les deux derniers AAD commercialisés à ce jour à bénéficier officiellement de cette prise en charge universelle. Pour les autres AAD (DAKLINZA, OLYSIO, EXVIERA, VIEKIRAX), l'extension de prise en charge est applicable depuis février et mars 2017. 

En outre, de nouveaux tarifs de prise en charge sont entrés en vigueur le 1er avril 2017 : 
• pour HARVONI, le prix de vente (HT) par UCD (unité commune de dispensation) aux établissements de santé passe de 547,619 euros à 513,009 euros ; 
• pour SOVALDI, le prix de vente (HT) par UCD aux établissements de santé passe de 488,095 euros à 341,667 euros. Autrement dit, pour un traitement de 12 semaines (1 comprimé par jour), le coût total passe de 41 000 euros à 28 700 euros. 

Une prise en charge universelle, quel que soit le stade de fibrose 
Dans le cadre de l'agrément aux collectivités et de la rétrocession, le remboursement des antiviraux d'action directe HARVONI 90 mg/400 mg comprimé pelliculé (lédipasvir, sofosbuvir) et SOVALDI 400 mg comprimé pelliculé (sofosbuvir) est étendu à l'ensemble des patients adultes présentant une hépatite C chronique, quel que soit le stade de fibrose. 

Le périmètre de prise en charge couvre désormais l'indication entière de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de ces AAD, à savoir le traitement de l'hépatite C chronique (HCC) chez les adultes, en association avec d'autres médicaments (Cf. VIDAL Reco "Hépatite C"). 

Cette décision repose sur les recommandations de la Commission de la transparence (Cf. avis du 19 octobre 2016), selon lesquelles le traitement par AAD "peut désormais être proposé à l'ensemble des patients infectés par le VHC, y compris les porteurs asymptomatiques ayant un stade de fibrose F0 ou F1 qui ne sont pas à risque de transmission du VHC". 

La Commission appuyait sa recommandation sur : 
• la qualité des résultats thérapeutiques et la bonne tolérance observée actuellement avec les antiviraux d'action directe, 
• le fait que la majorité des malades graves ont été traités au cours des 3 dernières années, 
• le bénéfice attendu sur la qualité de vie. 

Tous les AAD disponibles sur le marché bénéficient désormais d'une prise en charge universelle 
HARVONI et SOVALDI sont les 2 derniers AAD à bénéficier officiellement de la prise universelle pour le traitement de l'HCC. 
Cette extension de prise en charge a été accordée successivement : 
• aux médicaments EXVIERA (dasabuvir) et VIEKIRAX (ombitasvir, paritaprevir, ritonavir) fin février 2017 (notre article du 28 février 2017) ; 
• aux médicaments OLYSIO (siméprévir) et DAKLINZA (daclatasvir) au mois de mars (notre article du 23 mars 2017). 

Pour le médicament ZEPATIER (elbasvir, grazoprévir) commercialisé en janvier 2017, la prise en charge a été d'emblée applicable à l'ensemble des patients adultes présentant une HCC (génotypes 1 et 4 selon l'AMM). 

Des libellés de prise en charge communs à tous les AAD 
Comme pour les autres AAD, la prise en charge d'HARVONI et SOVALDI dans les populations particulières (Cf. Encadré 1) nécessite que le traitement soit décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). 

Encadré 1 - Populations particulières pour lesquelles la prise en charge d'OLYSIO et de DAKLINZA est subordonnée à la tenue d'une RCP 

• patients en échec d'un premier traitement par antiviraux d'action directe 
• patients insuffisants rénaux (si le débit de filtration glomérulaire est inférieur à 30 mL/min), hémodialysés chroniques ou transplantés rénaux ; 
• patients ayant une cirrhose grave, compliquée MELD supérieure à 18 ou avec facteurs d'aggravation ou ayant des antécédents de cirrhose grave ; 
• patients en pré ou post-transplantation hépatique ; 
• patients ayant un carcinome hépatocellulaire ou un antécédent de carcinome hépatocellulaire ; 
• patients co-infectés par le VIH, le VHB ou un autre virus à tropisme hépatique ; 
• patients dont l'état de santé ou le traitement peuvent interférer avec la prise en charge de l'hépatite C. 

Modalités de prescription : en pratique 
Le remboursement d'HARVONI et de SOVALDI est intégralement pris en charge par l'Assurance maladie (taux de 100 %). 
Leur prescription est hospitalière et réservée aux spécialistes en gastro-entérologie et hépatologie, en médecine interne ou en infectiologie. 

Des prix en baisse au 1er avril 
Outre l'extension de prise en charge, les prix d'HARVONI et de SOVALDI ont été renégociés à la baisse, ce qui permet de diminuer (considérablement dans le cas de SOVALDI) le coût global de ces traitements. 

Les nouveaux prix de vente (HT) par UCD (unité commune de dispensation) aux établissements de santé applicables à partir du 1er avril 2017 s'élèvent à (Cf. Tableau I) : 
• 513,009 euros au lieu de 547,619 euros pour HARVONI. Autrement dit, pour un traitement par HARVONI de 12 semaines (1 comprimé par jour), le coût HT total passe de 46 000 euros à 43 092 euros. ; 
• 341,667 euros au lieu de 488,095 euros pour SOVALDI. Autrement dit, pour un traitement par SOVALDI de 12 semaines (1 comprimé par jour), le coût HT total passe de 41 000 euros à 28 700 euros. 

http://eurekasante.vidal.fr/actualites/21166-harvoni-et-sovaldi-prise-en...

Séropositive et découvrir être infectée par une hépatite B

Bonjour,je vous écris car suis perdue en ce momentcela fait 11 ans que je suis séropositive  (porteur sain) car jamais fait la maladie. Statut qui a été découvert pendant que j'étais enceinte. De suite j'avais été mise sous trithérapie  (Duovir-N et Nevirapine ). Ca c'était dans mon pays d'origine, la côte d'Ivoire. Depuis peu,je vis en France. J'ai jamais pu parler de mon statut à aucun membre de ma famille car il ne fait aucun doute qu'ils m'auraient tous rejeté.  Par chance,mon fils est né sain et séronégatif. Aujourd'hui je suis mariée mais mon mari et moi n'avons pas de rapports sexuels normaux du fait de son pb d'érection et son penchant pour le sexe opposé qu'il se force à nier...lui non plus ne connaît pas mon statut sérologique et étant donné que nous n'avons pas de rapports sexuels,je n'ai pas trouvé utile de lui en parler. Toute fois,pour sauver la face et cacher son pb d'érection et son penchant pour le sexe opposé, il a désiré plus que tout que nous fassions un enfant. J'ai accepté et pendant deux ans,nous avons essayé en procédant par une méthode particulière.  Il se masturbant et lorsqu'il jouissait,je recueillais le sperme avec une seringue et j'introduisais dans mon vagin. Jusqu'à tout récemment où jai appris que jetais enfin enceinte. Jai été soumise aux premiers examens médicaux et j'ai pas osé parler de mon statut sérologique à mon gynécologue.  Toute fois,comme il fallait s'y attendre,les résultats ont démontré que je suis séropositive mais grande surprise,il y a également des traces d'une hépatite B dans mon sang qui n'est pas encore confirmée.  Je suis perdue car je crois que cette fois,c'est la fin pour moi et je ne sais pas d'où provient cette hépatite car mon mari a lui même des pbs de santé psychique qui l'amène à faire des bilans tout le temps et aucun de ses bilans n'a démontré la présence du VIH ou d'une hépatite.  Je n'ai été aucunement voir ailleurs et depuis quelques jours ,je ne sais quoi faire. J'ai l'impression que le sort s'acharne sur moi et ce bébé qui grandit en moi...aidez moi à comprendre SVP.  Car je me demande si c'est la poisse ou le résultat des effets secondaires du traitement qu'on me faisait prendre en Afrique 

Mots clés  : VHChépatite CHarvoni

VHC vaincu

salut

debyut mars 2016 j'ai commencé le traitement contre le VHC genotype 1 , 12 semaines detraitements harvoni sans vraiment d'effets secondaires, bilans sanguin toues les emaines puis tous les 15 jours puis en fin de traitement S12

bilandecontrole degurison à S24 , normlament je suis gueri de l'hepatite C , je leressens, je ne m'invente plus de fausses odeurs, je suis moins fatigué , j'attends le meme pour le VIH

Nécessité de prendre des ARV pour traiter mon hépatite

salut tout le monde

je cherche des pistes où des échos en rapport a mon histoire infectiologique, ayant depuis 20ans dans divers pays européens, j'ai entendu tellement de discours divers et variés selon les années et les politiques des pays concernés… il est difficile de penser qu'il y a une seule solution / vérité fixe

je continue a questionner tout  ça, et des témoignages ou opinions de personnes concernés me sont tjrs utiles et bénéfiques

voici en raccourcis mon histoire :

j'ai 37 ans

contaminé vih+ en 1996 (environ 20ans)

sur 20 ans j’ai été suivi médicalement mais sans traitement car ma charge virale a tjrs été inferieure 40 /000cp, environ 5000 la plus par du temps et un taux de CD4 entre 900 et 12000

donc apriori asymptomatique depuis 20ans

j'ai contracté une hepatite C il y a 3 ans qui c'est "auto guérie"

puis l'année dernière de nouveau positif à l'HEP-C (sans pouvoir savoir les raisons exactes,  si c'était une nouvelle contamination ou une "reactivation” de l'ancienne

bref

j'ai pu il y environ 6 mois avoir accès au nouveau traitement HEP-C, mais uniquement avec la condition que je me mette sous Eviplera 3 mois avant pour avoir une charge viral indetectable (avant de commencer Eviplera j'était à 4000 copies de virus VIH et 1200 CD4)

donc j'ai "accepté" le "contract", après 1 mois de Eviplera : ma charge viral vih est devenue indectable et  mes CD4 par contre sont passé à 400 (en 20 ans je ne jamais suis descendu si bas, le max étant 800 CD4)

une fois  mon vih indetectable, j’ai commencer le traitement VHC, en 3 mois, virologie indetectable pour l’HEP-C

et j'ai continue le traitement VIH pendant encore 6 mois

je viens réçament de l'arrêter car les derniers mois étaient vraiment durs au niveau effets secondaires : très très grosse depression, fatigue, cauchemars, perte d'appétit, léthargie, grosse transpiration lors de changement d'espace (intérieur, extérieur), exéma, perte de confiance, anxiété, panique sociale etc etc…

bref ;-)

mon docteur et les divers articles, recherches que je trouve pr moi même, recommandent tous une prise medicamenteuse au plus vite pour le vih, 

mais les seules études que je trouve (prise differérée, groupe test avec traitement direct ou retardé…) concernent uniquement des patients avec une infection datant 3 ou 1  ans,…

je ne trouve pas d'études sur la nécessité ou en tous cas un questionnement sur des patients asymptomatiques depuis 10 ou 20 ans et la nécessité de prendre un traitement ( a part la raison politique pour ne plus être "contaminant")

est ce que quelqu'un aurait des infos ou des études (reconnues/"sérieuses") ou même une expérience similaire à partager ?

car je n'ai de la part des institutions que des réponses floues ou inadaptés ou encore basé sur la médicamentation pour des questions de prevention publique, plus que sur les impacts négatifs sur mon propre corps…

dans tous les cas merci de votre attention et de votre temps

je ne cherche pas à créer de polémiques,

mais c'est plutôt, rare de trouver des témoignages et de pouvoir échanger avec des personnes similaires a mon histoires et mes doutes, sans traitement depuis 20 ans et asymptomatique, 

et d'une certaine façon un peu :  "obligé” de prendre un traitement vih pour pouvoir accéder au traitement de l'hepC,  et  par la suite tous les effets secondaires qui peuvent en découler.

merci de votre écoute

raf

Hépatite C : bientôt des tests de dépistage rapide en France

Déjà utilisés pour détecter le VIH, les nouveaux TROD vont permettre de détecter le virus de l'hépatite C en 15 minutes à partir d'une goutte de sang.

Six ans après avoir été autorisés pour le sida, des tests rapides de dépistage vont prochainement être mis à la disposition des associations et des centres de soins pour détecter le virus de l'hépatite C chez les dizaines de milliers de personnes qui ignorent qu'elles sont infectées.

«Les tests devraient être disponibles dès le mois de mai», a indiqué mardi Jérôme André, le directeur de HF Prévention, une association qui organise depuis plusieurs années des opérations de dépistage rapide du sida dans les populations les plus à risques, lors d'une conférence de presse organisée à Paris.

Connus sous le nom de TROD (test rapide d'orientation et de diagnostic), les tests, qui seront proposés gratuitement, doivent permettre de déceler le virus de l'hépatite C (VHC) en une quinzaine de minutes à partir d'une goutte de sang prélevée au niveau du doigt.

Le Figaro.fr

Je suis en attente d'un traitement VHC

Bonjour,

Depuis l'arrivée des AAD (antiviraux d’action directe) aux prix exorbitants pratiqués par les laboratoires pharmaceutiques, comme Gilead pour le Sovaldi, nombreuses personnes ont eu accès au traitement. Elles ont soigné leur hépatite C dans de bonnes conditions de traitement et on s'en réjouit.

Seulement l'accès restreint aux AAD empêche aujourd'hui beaucoup trop de personnes de se soigner. Le plaidoyer associatif est actif mais malheureusement rien ne bouge. A la veille de la sortie des Trods VHC (test rapide à orientation diagnostique), ça va être l'occasion de remobiliser les acteurs concernés autour de la question de l'hépatite C.

Alors si certains d'entre vous sont dans l'attente d'un traitement par AAD, c'est le moment d'apporter votre témoignage afin de donner de la force aux revendications et d'augmenter les chances de voir l'accès aux AAD s'ouvrir à tous.

C'est à vous !

Très bonne journée. Sophie

Mots clés  : Harvoni

Harvoni

salut

normalement je dois commencer le ttt contre le VHC ,  il s'agit du  harvoni  (sofosbuvir/ledipasvir ) pour une durée de 8  semaines 

selon mon hepato, il n'entraine aucun effets secondaires

malgré cette bonne nouvelle je me tourne vers le forum pour savoir s'il y a des gens sous ce ttt et si vraiment il n'entraine aucun effets secondaires

merci pour vos reponses

AAD : Interactions médicamenteuses

Interactions médicamenteuses avec les nouveaux traitements de l’hépatite C, le bon, la brute et le truand 


En absence de vaccin, les antiviraux d’action directe efficaces (AAD), sûrs et bien tolérés, ont radicalement changé l’éventail thérapeutique de l’hépatite C chronique qui affecte environ 200 000 personnes en France. Les traitements qui posaient problème dans le passé, en particulier par leur faible efficacité et leurs sévères effets secondaires , tels que ceux observés avec l’interféron α 2b, sont désormais caduques. Cependant les interactions médicamenteuses (IM) continuent d’être un formidable défi. Leur étude est nécessaire pour évaluer la fréquence et les catégories d’IM, chez les malades porteurs du virus de l’hépatite C traités par ces nouvelles molécules. Ces IM pourraient être si dramatiques et sérieuses qu’elles compromettraient la santé et la sécurité des malades. 

Une cohorte de 261 patients a été étudiée (1), en Allemagne, afin d’estimer les IM potentielles de chaque schéma thérapeutique utilisant des AAD pour lutter contre les diverses souches du virus de l’hépatite C. Les prescriptions médicales mais aussi les médicaments en vente libre, les compléments alimentaires en vitamines, minéraux et les spécialités de phytothérapie ont été inclus dans l’analyse. Si 20 % des patients n’ont suivi aucun traitement autre que des AAD anti VHC, le nombre médian de médicaments supplémentaires a été de 2 par patient (entre 0 et 15). Quatre-vingt pour cent des patients prenaient au moins un remède, la plupart du temps des antiacides inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), des antihypertenseurs (AHT), des inhibiteurs de l’aldostérone (IA), et des hormones thyroïdiennes (HT). Les données cliniques d’IM, fréquentes, ont été identifiées, grâce à un pharmacologue, pour chaque schéma thérapeutique, allant de 9,6 % pour les malades traités par les AAD – analogues de nucléotides – Sovaldi® et Rebetol®, jusqu’à 66,3 % pour la combinaison des trois AAD du Viekirax® associé ou non à l’Exviera®. À titre comparatif, les taux d’IM observés avec l’Incivo® ou avec le bocéprévir ont été respectivement de 53,6 % et de 55,2 %. Ces données illustrent la pertinence de recenser les IM en clinique et la nécessité de mieux gérer ces interactions pour améliorer la santé des patients de façon effective. 

Le bon 

Toutes les IM ne sont pas délétères, certaines présentent même des bénéfices non négligeables. Par exemple, le ritonavir augmente la demi-vie et l’efficacité antivirale du paritaprevir au sein du Viekirax, ce qui permet d’en diminuer la dose quotidienne. Le ritonavir inhibe également la formation de métabolites toxiques du danoprevir, un inhibiteur de protéases du VHC. 

La brute 

Un défi important reste l’évaluation et la gestion clinique des IM potentielles. Il existe peu d’études exhaustives des IM entre les AAD et les médicaments en vente libre. La phytothérapie, en particulier, est rarement prise en compte dans les interactions. En outre, les IM n’ont pas été étudiées, dans la cohorte allemande, chez les malades hospitalisés ayant de multiples comorbidités pour lesquelles de nombreuses et diverses IM sont identifiées. L’interprétation et la gestion des IM est extrêmement complexe et requiert une analyse fine par un pharmacien clinicien expérimenté. En fonction de l’état des malades, de leur pays et de leurs pratiques, la quantité, le type et la sévérité des IM varient énormément. Un autre problème est que les patients coinfectés par le VIH ou le VHB – ce qui est assez fréquent –, n’ont pas été inclus dans l’étude, or les IM associées aux antiviraux utilisés pour traiter le VIH ou le VHB sont communes et il faut pouvoir les réduire afin de contribuer, autant que faire se peut, au succès thérapeutique. Aux États-Unis (2), une compagnie d’assurance maladie a divulgué que pour plus de 50 000 malades infectés de façon chronique par le VHC – entre 2006 et 2010 – les classes de médicaments les plus utilisés étaient les antiviraux, les analgésiques, les antipyrétiques, les antidépresseurs, les IPP et les benzodiazépines. Ces classes médicamenteuses sont plus variées que celles utilisées en Allemagne et ont un potentiel d’interaction différent. De plus, les résultats indiquent que les malades nord-américains prennent davantage de médicaments de classes pharmacologiques différentes que les allemands infectés par le VHC. L’étude effectuée par l’Université du Colorado, conduite par un pharmacien clinicien et un médecin hépatologue, a permis de recenser les IM, d’analyser le bilan hépatorénal, d’établir les contre-indications au traitement afin d’ajuster au mieux ce dernier. Sur une cohorte de 650 malades, ils ont observé une moyenne de 7,8 médicaments et de 1,8 IM per capita. Pour gérer ces interactions 36 % des malades ont dû modifier l’administration du composé à risque ou l’arrêter totalement. Pour 24 % des patients, l’analyse a dû être approfondie à cause d’effets potentiellement toxiques. Les anticonvulsivants tels que les barbituriques sont à proscrire en cas de traitement par le Sovaldi®. Les maladies cardiaques peuvent être traitées par de multiples classes thérapeutiques ; les antiarythmiques tels que l’amiodarone sont contre-indiqués avec le Sovaldi®, les α et ß bloquants le sont avec le Rebetol®. Les cardiologues doivent donc aussi être associés dans la prise en charge médicamenteuse des malades cardiaques infectés par le VHC. De nombreux malades font également appel à la phytothérapie : 44 % des patients de la cohorte l’ont admis. Ainsi, le millepertuis utilisé pour améliorer l’humeur en cas de dépression diminue l’efficacité du Sovaldi®. 

Le truand 

Dans les cas où une transplantation est nécessaire et où les immunosuppresseurs sont indispensables, une grande vigilance s’impose. Les IM associées aux AAD peuvent être très dangereuses. Plusieurs AAD tels que le télaprevir, le bocéprevir et le Viekirax® sont contre-indiqués avec la ciclosporine, le tacrolimus, le Rapamus®, l’Afinitor®. Ces IM sont susceptibles d’augmenter les risques de rejet du greffon et, à l’extrême, de provoquer la mort. 

Ces deux études ont bien souligné la fréquence des IM chez les patients infectés par le VHC. L’identification de ces IM est un défi qui prend beaucoup de temps. De plus la liste exhaustive des médicaments – notamment ceux disponibles en vente libre – utilisés par les malades est difficile à établir. Les spécialités phytothérapiques à base de millepertuis, ainsi que la plupart des antiacides sont à proscrire. Étant donné que les pharmaciens d’officine ne connaissent pas toujours les données d’automédication des patients et peuvent donc difficilement les prémunir contre d’éventuelles IM, une approche multidisciplinaire du traitement de l’hépatite C chronique est nécessaire. Cette approche doit alerter les professionnels de santé et, intégrer dans l’équipe médicale un pharmacien clinicien afin d’identifier et de pouvoir gérer, au mieux, les IM dans l’intérêt des malades et, ce, au regard du coût très élevé de ces nouveaux traitements pour l’assurance maladie. 

Références 

1) Höner Zu Siederdissen C et coll. Drug-Drug interactions with novel all-oral interferon-free antiviral agents in a large real world cohort. Clin. Infect Dis., 2016; 62: 561-7. 

2) Langness J A et Everson G T 2016. Drug-drug interactions in HCV treatment – the good, the bad and the ugly. Nature reviews gastroenterology & hepatology 2016; publication avancée en ligne le 17 février. doi:10.1038/nrgastro.2016.24