laboratoire pharmaceutique

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MdM dévoile une campagne choc

Aujourd’hui, Médecins du Monde dévoile une campagne choc qui dénonce le prix des médicaments. Une campagne d’autant plus militante qu’elle a été refusée par l’ensemble des réseaux d’affichage. 

Les laboratoires pharmaceutiques font des bénéfices, des marges invraisemblables sur le prix des médicaments, rendant les traitements parfois inaccessible et mettant notre système de santé en danger... 

Médecins du Monde dénonce ces pratiques et compte faire réagir le gouvernement en réalisant dix affiches saisissantes sur le sujet. 

Conçues par l’agence DDB, chacune traite de la marge effarante réalisée par les laboratoires sur les traitements : « Une leucémie c’est en moyenne 20 000% de marge brute » ; « Bien placé, un cancer peut rapporter jusqu’à 120 000 euros » ou encore « Le mélanome c’est quoi exactement ? C’est 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires ». En plus de cet affichage, une lettre ouverte a été adressée à la ministre de la santé, Marisol Touraine. Le public est également invité à se rendre sur leprixdelavie.com afin de signer une pétition pour faire baisser le prix des médicaments. 

« Ces prix exorbitants ne pourront bientôt plus être pris en charge par la sécurité sociale. Demain, qui pourra payer de telles sommes pour se faire soigner ? La mainmise de l’industrie pharmaceutique sur le système de la brevetabilité doit cesser. Les autorités laissent les laboratoires dicter leurs prix et abandonnent leur mission, celle de protéger la santé des populations. Il est maintenant temps que Marisol Touraine agisse en ce sens : ce n’est pas au marché de faire la loi, c’est à l’Etat » affirme le Docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde. 

Lorsqu’un traitement est établi, le laboratoire détermine un prix selon la capacité financière des acheteurs. Plus l’Etat est riche, plus le prix sera élevé. Cependant, les fonds ne sont pas toujours, voire jamais, suffisants pour se procurer suffisamment de médicaments pour la totalité des personnes atteinte par la maladie concernée. L’Etat décide donc de rationner le traitement plutôt que d’exiger une baisse de prix. Les personnes encore au stade 1 ou 2 d’une maladie n’auront donc accès au traitement adapté que lorsque la maladie se sera détériorée. A noter que certains médicaments sont vendus plusieurs milliers d’euros, tandis que le coût de production n’excèdent par les quelques centaines. 

Une demande de transparence quant au financement de la recherche et du développement a donc été faite, afin de ne plus user de cet argument pour justifier les prix excessifs. 

Plus de transparence, c’est ce qui est également demandé pour l’ensemble de l’industrie pharmaceutique. « Ce n’est pas une guerre aux laboratoires, même si la campagne est dure, mais un moyen d’éveiller les consciences. Nous ne sommes pas dupes, nous savons que c’est un marché mais nous souhaitons plus de régulation, plus de transparence. » affirme Alexandre Jalbert, responsable de la communication de Médecins du Monde. 

Une large diffusion de la campagne était donc prévue notamment dans les métros et sur les abribus… Jusqu’à ce que celle-ci soit refusée par l’ensemble des réseaux d’affichage, car ceux-ci craindraient de se mettre à dos l’industrie pharmaceutique. 

Par conséquent, Médecins du Monde et DDB Paris ont mis en place un dispositif de guerrilla marketing, comprenant de l’affichage sauvage, du web, du social media mais surtout une présence dans la presse nationale. 


http://www.ladn.eu/actualites/medecins-monde-milite-contre-prix-excessif...

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Action internationale contre les prix des médicaments VIH et hépatite C

Dans le monde entier, des militant.e.s exigent que les laboratoires pharmaceutiques baissent le prix de certains médicaments anti-VIH et anti-hépatite C. 
Hier 1er avril, des activistes de la lutte contre le VIH et les hépatites se sont mobilisés pour dénoncer les prix des médicaments destinés à traiter ces pathologies et exiger que leur accès soit élargi. Les militant.e.s ont ciblé les laboratoires pharmaceutiques comme Gilead, à Paris et à Londres et déployé des banderoles devant leurs locaux. 

Dans un communiqué, Act Up-Paris exige de Gilead France "une baisse substantielle du prix des traitements, c’est-à-dire une fixation du prix au coût réel de la production et non de manière telle à extraire la rente que l’Assurance-Maladie est prête à payer" (Lire l'intégralité du communiqué) 

A Londres, cinq militants se sont introduits au siège de Gilead et se sont déshabillés en vitrine, donnant ainsi à voir le voir "Greed" ("cupidité") épelé sur leurs corps, rapporte le site Pinknews. 

Gilead produit notamment le Truvada, le médicament utilisé pour traiter le VIH ou le prévenir, dans le cadre de la PrEP, ainsi que Sovaldi et Harvoni, utilisés contre l'hépatite C. 

La campagne internationale se nomme "Pharma Greed Kills" ("La cupidité des labos tue"). Elle est soutenue par 26 associations activistes dans le monde entier. 

Communiqué 

Nous demandons : 
◾ Un accès sans restrictions aux traitements, pour touTEs ; 
◾ Que soient levés les obstacles à l’usage des dispositions en matière de propriété intellectuelle, agréées au niveau de l’OMC, qui permettent de l’affaiblir lorsqu’il s’agit de santé publique, et encouragent la production et la diffusion de génériques ; 
◾ Que les laboratoires respectent l’usage des facilités TRIPS de l’OMC et abandonnent les poursuites contre l’Argentine et le Brésil, qui font obstacle à cet usage ; 
◾ Que nos gouvernements renforcent un modèle de financement alternatif favorisant la recherche et le développement de nouvelles molécules, reposant, par exemple, sur des prix, des bourses et des subventions ; 
◾ Plus de recherche pour les traitements de maladies infectieuses ou négligées, comme la fièvre de Chagas, la tuberculose, Zika et Ebola ; 
◾ Que nos gouvernements exigent la transparence sur les coûts de recherche, de développement et de production des traitements ; 
◾ Qu’ils mettent en place des licences d’accès ouvert pour tous les traitements résultant de la recherche publique, permettant d’assurer qu’ils seront accessibles au plus grand nombre ; 
◾ Un accord international, contraignant, sur la recherche et le développement, qui fonde celle-ci sur des besoins de santé et non sur des logiques de marché, et sépare le financement de la R&D du prix des traitements ; 
◾ Que nos gouvernements soutiennent pleinement les travaux du groupe d’experts des Nations Unies sur l’accès aux traitements pour placer le droit à la vie en bonne santé au-dessus des intérêts privés des laboratoires. 

http://yagg.com/2016/04/02/action-inter ... epatite-c/ 

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