En bref, je me tue seul et calmement

Publié par Fabien le 16.09.2015
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Dans le cadre d'un atelier d'échange autour du parcours de vie avec une hépatite, organisé par AIDES, au Mans, Fabien pose un constat sans concession sur sa vie.

J’ai vécu péniblement. Je suis né le 10 septembre 1989, un jour de liberté.

J’ai grandi, le temps a passé et à l’âge de 15 ans, je me suis intéressé à la musique techno. J’ai intégré ce milieu et j’ai fait connaissance avec les drogues que j’ai commencé à consommer. De plus en plus…

A 17 ans, j’ai débuté les injections. Puis j’ai partagé mon matériel d’injection pendant une free party en pensant que les soucis de santé ne m’arriveraient pas. J’ai été contaminé par l’hépatite C et c’est là que j’ai réalisé que je pouvais tomber malade.

J’ai arrêté de penser et j‘ai eu la rage ; j’ai continué les injections de plus belle, j’au bu, j’ai fumé, je me suis drogué.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans et c’est toujours la même. J’attends un traitement qui me convienne, une nouvelle molécule que je pourrais prendre pendant trois mois au lieu d’un an.

En bref, je me tue seul et calmement.

Commentaires

Portrait de IMIM

Cela fait maintes fois que je reviens sur ton témoignage........Que j'hésite à te faire suite......

Ca me ressemble un peu à ton âge....

Ce que j'ai à te dire est très "intime".....

Si tu me lis et que tu veux discuter,  passe en mp

Bien à toi

Portrait de CyrildeRivesaltes

Je suis moi-même dans le même cas que toi, défoncé au crack et à l'alcool toute la journée. je ne peux plus aller travailler. Contactes moi en MP si tu veux.

Amicalement,

Cyril

Portrait de ballif

moi cella fait 42 ans que j'ai été contaminé du sida avec pas mal d'aléas mais aujourd'hui cella va beaucoup mieux je ne sais porquoi alors fonce et prend la vie comme elle veint

bon courage

Portrait de rhone

Fabien je ne veux pas te juger, je veux ne pas te faire du mal. Juste une chose!

Il y a un moment dans nous vie où il est temps de faire face à nous responsabilités, et nous mettre en question. Moi comme toi je été un jour perdu et je suis tombé dans des vices, dans des dépendances destructrices.

Je trouvé dans mon parcours un homme qui m'a beaucoup aidée (un homme qui pratiquée une religion) Grace à nous dialogues j'ai commencé à voir la vie autrement, et je commencé aussi à trouver courage de changer de vie. 

Nous croyons de rien pouvoir faire et d'être plutôt victime des choses (pour nous rassurer, par commodité, par bêtise ????)

Soit un peu plus mature et courageux et construit au lieu de te détruire. 

 

Portrait de am1785

    Quand j'ai appris pour mon VIH un copain m"a dit t'es un suicidaire actif passif . J 'ai mis longtemps a comprendre mais c est sur j'aurais du faire moins de conneries

Portrait de Câlin77

Teufeur depuis 2001 jusque en 2013 donque 12 ans de teuf rave party free et teknival festival a l'étranger ect ...

Et en 2013 Mr VIH c'est pointé ca a changer ma vie, aussi en bien jais arreter les teuf et tout se milieux de débauche changer de pote aussi enfin si on pouvais appelez ca des pote.Tongue Out

Enfin plus des compagnons de drogues changer son entourage fait du bien.

sur se dsl pour l'ortho et bon weekend a tous. Cool

 

Portrait de vaéa

ne baisse pas les bras je suis la si tu veux faire parler!!bisous vaéa

Portrait de unepersonne

8 12 ou 24 semaines et bye bye l'hepatite, j'ai subi cetraitement il y a 3 ou 4 mois jesuis gueri de ce virus, on vadire une de moins j'aurais preferé guerir de l'aure virus le VIH mais celui ci attire tro de business autour de lui meme quand il y aura un vaccin pour l"eradiquer il nesera pas mis sur le marché tant des gens se retrouveront à pole emploi

et oui les gars le fric et le cul font tourner la terre tout le reste sont des satellites auxquels les gens font semblant des'interesser mais que neni

Portrait de unepersonne

l'hero en IV 15 ans, la coke dans le nez à en saigner , c'est le destin qui veut ça , on a été choisi pour vivre ça comme pour vivre le VIHou le VHC ou les deux

maintenant si tu parles de decroche, ya des moyens qui sont loin d'etre comme la vraie drogue mais qui aident à s'en sortir genre metha ou subutex, entre autre le subutex est un poison pire que l'hero

c'est tres difficile de sortir d'une addiction , la pire est l'alcool il me semble mais c'est possible , tout ça se prepare

on ne decroche pas d'un produit addictif  si on ne sait pas quoi le remplacera sinon c rechute virée

courage à toi l'ami

Portrait de balwin

L'addiction est un problème qui n'est pas forcément à individualiser.

Elle fait en effet partie d'une nébuleuse complexe. (Je pense surtout à l'addiction d'absence, à l'attachement au négatif.)

En revanche, il semble que le type de produit utilisé ou préféré soit assez évocateur - même si le but est dans presque tous les cas de ne pas s'exposer à l'altérité.

Il ne s'agit pas de juger, c'est tellement difficile d'arrêter !

Portrait de valerizaza

. .. Que l homme soit le seul animal victime d adduction, seule solution selon les chercheurs remplacer la pire par une moins nocive, substitution...compensation..peut importe, pas de guérison possible mais pas si grave puisque c est dans la nature humaine et que l homme est un animal fragile, courage

Portrait de jl06

'ai lu ce livre il y a longtemps mais il me marque encore. Je me rappelle avoir trouvé le début un peu long, mais ensuite j'ai plongé. C'est le seul livre où j'ai eu PEUR en lisant (à la fin). ..............

 

 

 

 

Un jeune ethnologue de l'Université de Californie décide de consacrer sa thèse aux plantes hallucinogènes du Mexique. Il rencontre un vieux sorcier yaqui. C'est le début d'une longue initiation destinée à faire de l'apprenti un «homme de connaissance».Tournant résolumment le dos à toutes les modes douteuses d'initiation ésotérique, cette extraordinaire expérience est le récit d'un dur combat pour désapprendre quelques millénaires de «sagesse» occidentale.

si vous y trouvez votre bonheur un instant 

Extraits

« Je m'accrochais aux choses comme un enfant à des bonbons. Or l'herbe du diable n'est qu'un chemin parmi un million d'autres. N'importe quoi n'est qu'un chemin parmi des quantités de chemins (un camino entre cantidades de caminos). Il convient donc de ne pas perdre de vue qu'un chemin n'est après tout qu'un chemin ; si l'on a l'impression de ne pas devoir le suivre, inutile d'insister. Mais pour parvenir à une telle clarté il faut mener une vie bien réglée. »

 La mélodie disait : « Regardez ! » Il avait un trou rond au milieu de la main. « Regardez » a répété la mélodie. J'ai regardé dans ce trou et je m'y suis vu. J'étais vieux, épuisé, je courais plié en deux, tout entouré d'éclairs flamboyants. Trois étincelles m'ont frappé, deux à la tête et une à l'épaule gauche. Ma silhouette, dans le trou, s'est redressée à la verticale, avant de disparaître en même temps que le trou. »