Le risque de contamination est au cœur de mes obsessions

Publié par No Zef le 14.09.2015
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Dans le cadre d'un atelier d'échange autour du parcours de vie avec une hépatite, organisé par AIDES, au Mans, No-zef a partagé son expérience.

La vie avec le VHC, c’est la roulette russe. C’est ça les traitements : ils vont marcher ou pas, on va être éligible ou pas, ça sera pire qu’avant ou pas.

J’ai le VHC depuis que j’ai 20 ans, aujourd’hui j’en ai 56. Enfin, c’est ce que je suppute parce qu’à l’époque on ne connaissait pas l’hépatite C mais au regard de mon mode de vie et des générations de sources de l’époque, c’est plausible. J’avais 40 ans quand on a nommé ma maladie.

J’ai initié un premier traitement fin 2005, ce qui m’a rendu cinglé et que j’ai arrêté au bout de 2 mois pour me précipiter dans l’alcool, la musique, la fiesta avec les potes. C’était foutu, plus rien n’était grave, un feu d’artifice qui a duré 3 ans. Ciao Interféron ! Ciao ribavirine !

Puis rebelote début 2012 avec des benzodiazépines pour sécuriser le tout ! J’ai pris le traitement pendant 10 mois cette fois-ci et j’ai subi un nouvel échec thérapeutique.

Le risque de contamination est au cœur de mes obsessions ; j’appréhende la peur que cela peut susciter chez mes partenaires sexuelles à qui je parle systématiquement de mon VHC. Soit il n’y a pas de réaction, soit il y a une réaction de peur mais qui ne se manifeste pas de suite…  Elle arrive après la lune de miel. Je crains toujours que ma partenaire se focalise sur le risque qu’elle prend avec moi.