Burkina Faso: les séropositifs inquiets

Publié par jfl-seronet le 10.10.2008
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De nouveaux critères d'attribution de l'aide alimentaire inquiètent les personnes séropositives au Burkina Faso et ce d'autant qu'ils arrivent alors qu'on assiste à une hausse des prix des aliments qui fragilisent déjà beaucoup les personnes touchées.
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Les décisions du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles du Burkina Faso adoptées il y a quelques mois n'en finissent pas d'inquiéter les malades du sida. Ces décisions ont abouti à la mise en place de nouveaux critères en matière d'aide alimentaire. Comme le rapporte un article d'IRIN (1) sur le site Allafrica.com, désormais "seuls les malades débutant le traitement bénéficient d'une aide nutritionnelle pendant une durée de six mois, afin de permettre une récupération nutritionnelle, avant de laisser la place à d'autres malades." On l'imagine, cette mesure fait déjà sentir ses effets sur les personnes qui craignent d'être touchées par la hausse des prix des denrées alimentaires et de ne plus pouvoir compter sur une aide alimentaire. Comme le rappelle IRIN : "Auparavant, toute personne éligible au traitement antirétroviral pouvait bénéficier d'une aide alimentaire, ainsi que les membres de sa famille." Ce n'est désormais plus le cas. Pour les associations de personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso, les nouveaux critères d'octroi de l'aide alimentaire vont 'aggraver la pauvreté des personnes vivant avec le VIH et peuvent même décourager certaines personnes de suivre leur traitement anti-VIH. «Il faut [manger correctement] pour être observant, celui qui ne mange pas ne peut pas prendre ses [traitements] », rappelle ainsi Mme Somda de l'association REVS+. L'association aidait jusqu'à 2 000 personnes sur le plan alimentaire, elle va désormais fournir une aide alimentaire à 700 patients.

(1) United Nations Integrated Regional Information Networks

 Crédit photo : Aides

Commentaires

Portrait de micheltlse

quelle est la justification de cette mesure par ceux qui l'ont prise ? manque d'aide alimentaire, incitation pour commencer un traitement que l'on refuse ou discrimination ?c'est l'info qui manque pour aller jusqu'au bout de l'analyse..