CROI 2013 : Contraception hormonale : pas de sur-risque d’infection et de transmission du VIH

11 Mars 2013
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Depuis une publication dans le "Lancet Infectious Disease" en 2010, le débat sur le lien entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux (oraux ou injectables) et l’acquisition du VIH chez les femmes est resté ouvert avec des données contradictoires. La publication concluait à une information choc : les contraceptifs, notamment injectables, très prisés en Afrique, doubleraient le risque de transmission du VIH. Et ce, tant de l’homme à la femme, que de la femme à l’homme. Lundi 4 mars à la CROI, les résultats d’une étude anglo-sud-africaine sont revenus sur cette question. Ils ont analysé des données d’un essai du gel microbicide PRO2000, qui n’avait pas montré d’efficacité. Mais les données, alors recueillies pendant plusieurs années, ont permis d’approcher la question de l’effet des contraceptifs, ce type de contraception étant renseigné dans l’essai.

Résultat ? L’analyse des données a montré une relation faible entre la contraception injectable à base de DMPA (progestatifs) et le risque d’infection. Et pas de lien pour les autres contraceptifs par injection ou oraux.

Autre question : celle du risque de transmission. On sait en effet que le DMPA favorise l’excrétion de particules virales à partir du col de l’utérus chez les femmes infectées et le risque de transmission en absence de traitement. C’est, cette fois, une étude de l’Université de Washington à Seattle qui répond. Elle a observé des couples séro-différents où la femme était traitée par antirétroviraux et a conclu à l’absence de sur-risque de transmission du à cette contraception quand les femmes sont efficacement traitées.