QUI DISANCE ,DIT RANCE..........

Publié par Thierry le 23.09.2020
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C'est un peu le gout amer qui me reste dans la bouche quand j'associe le vih et le fait de communiquer, d'en parler  en 2020 .

Dire que le regard et la comprehension du vih a evolué de nos jours ,me laisse dubitatif.sur  l' avenir.

Pour rappel des faits a son apparition , les toxicos ,les homos, brefs les populations aux comportements a riques ont de suite ete catalogués ,rejoints en suite par les bi et les travailleurs-ses du sexe .

Le vih devenait ainsi un virus de drogués et de deviants sexuels( nous sommes dans les années 80....).

De 1983 a 1991 les cas de contaminations des hemophiles par le sang lors de transfusions(vih et ou hep C.....) ,et la fameuse "affaire du sang contaminé".,jette un pavé dans la mare mediatique  et fait emerger l'idée  que tout un chacun pourrait etre  touchés sans pour autant baiser autrement ou se camer.

Ainsi donc il n'y avait plus  de frontieres  entre les " mechants et les gentils contaminés".Mais qu'en retenait donc la societé des années 90?.

Pour l'avoir vecu, je retiens cette formulation "il y avait ceux qui ne l'ont pas cherché, mais l'on rencontré , et les autres........

Je ne crois pas que le vih est , et sera,  un sujet qui pourra etre abordé avec son entourage et la societé actuelle tant qu' un traitement  efficace ne le relegue au rang des "mst", (pour choisir un ordre de comparaison.......)

C'est une pathologie née dans le" sexe et la drogue", qui gardera ce coté "sulfureux" ,si cher a certains esprits chagrins qui malheureusement perdurera dans un environnement de plus en plus axé sur une forme d'intolerance.

Un excellent reportage sur le danger des anti-douleurs((fr5 Enquete de santé mardi soir 21h) montre que la" drogue  "aussi a son coté" propre", et que la distingtion entre le" gentil drogué et le vilain drogué" peut se jouer juste sur la façon dont on est devenu "drogué.".

Des temoignages relayés sur des forums serieux parlent meme d'une discrimination envers les "homos seniors-es", parfois  seropo+ , au sein meme de structures d'accueil, rendant presque necessaire un retour vers une" invisibilité" afin d'etre accepté-es par les autres residents et le personnel soignant.

La Disance est un espoir qui pourtant est "cher" a mon coeur, mais helas ma raison me porte a douter.

Le Dis ,dans l'esperAnce ,dans la tolerAnce reste ,en 2020 ,un challenge avant tout medical ,car quant il  aura traitement , il y aura changement des mentalités  et perception du vih.........Amicalement et portez vous bien .......... ThryInnocent