E171 : pas interdit dans tout !

20 Avril 2019
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Fin de partie pour le dioxyde de titane, ou E171, additif controversé et soupçonné d’être cancérigène et dont l’existence sort de l’ombre. Après beaucoup d’hésitations, le gouvernement a décidé de l’interdire dans les denrées alimentaires à partir de l’année prochaine. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances,  avait commandé un rapport à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), pour faire un point sur les enjeux en termes de risques et de présence dans les assiettes des Français-es (le E171 est présent dans les confiseries, les gommes à mâcher, les biscuits ou encore les plats préparés). Pas possible de lever les suspicions au niveau de la science, donc le principe de précaution s’applique… mais seulement pour l’alimentation. Comme le révèle Le Monde, cette interdiction ne s’appliquera pas aux médicaments ni aux dentifrices. Pourtant, une enquête d’UFC-Que-Choisir de 2017 révélait la présence du dioxyde de titane dans près de 4 000 médicaments dont certains d’usage très répandus (Efferalgan, Doliprane). « Il y a une forme d’incohérence à prendre acte des incertitudes qui règnent autour du dioxyde de titane et à limiter son interdiction aux seuls aliments alors même qu’on ingère aussi cet additif lorsqu’on se brosse les dents, particulièrement les enfants, et à plus forte raison avec les médicaments », a réagi Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement, auprès de Stéphane Mandard du journal Le Monde. L’arrêté ministériel n’étant pas encore signé, certains-es demandent déjà que l’interdiction soit élargie à ces autres modalités d’ingestion ou de contact avec le E171. Affaire à suivre.