HPV : les recommandations vers une proposition universelle

17 Avril 2017
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L’association AIDES demande depuis plusieurs années un accès à la vaccination des garçons en plus de celui des jeunes filles contre le papillomavirus humain (HPV). En 2013, l’association avait sollicité la Haute autorité de santé (HAS), puis organisé une journée de consensus d'experts à Pantin (avril 2014). L’association avait ensuite communiqué publiquement (juin 2014) sur les enjeux de cette vaccination. AIDES avait été auditionnée par le Haut conseil de santé publique (HCSP) lorsque celui-ci avait été amené à statuer sur cette question. Finalement, le HCSP n'avait recommandé la vaccination que chez les jeunes hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Ce qui pose un problème d'identification aux âges jeunes. Ce qui amène également à mettre en lien  l'âge du premier rapport sexuel, la fréquence des partenaires sexuels et l'efficacité attendue du vaccin.
En 2016, le HCSP avait recommandé l'accès du vaccin HPV (et la mise en place de campagnes d'information adaptées) dans les CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic des infections par le VIH et les hépatites virales et les infections sexuellement transmissibles) et centres de vaccinations, vers les HSH jusqu’à 26 ans. Dans son avis de janvier 2017, le Conseil national du sida et des hépatites virales recommande la vaccination HPV pour une classe d'âge, donc filles et garçons confondus. La Stratégie nationale de santé sexuelle lancée le 28 mars reprend cette recommandation : proposition universelle de vaccination à la classe d'âge 11- 13 ans, avec rattrapage durant l'adolescence et des jeunes adultes. La position de AIDES continue donc d'avancer… dans certaines recommandations officielles.