IDF : l'Etat opposé aux tests anti-drogue dans les lycées

8 Septembre 2016
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L'Etat s'oppose aux tests salivaires de détection de drogue dans les lycées que la région Ile-de-France souhaite financer pour les lycées franciliens. Dans une lettre adressée en juillet à Valérie Pécresse, la présidente (lR) de la région, le préfet de région Jean-François Carenco estime que cette disposition adoptée en mai par les élus régionaux outrepasse les compétences régionales en matière sanitaire et sociale. Pour Valérie Pécresse, en revanche, elle s'inscrit pleinement dans le cadre des compétences régionales, notamment "en matière de lutte contre le décrochage scolaire". "En application de ses compétences en matière de développement sanitaire, de soutien aux politiques d'éducation et de lutte contre le décrochage scolaire, la région est totalement fondée à intervenir pour prévenir les addictions et les pratiques addictives au lycée, action qui figure précisément au croisement de ces trois compétences", écrit-elle en réponse dans un courrier au préfet daté du 20 juillet, dont l'AFP a obtenu une copie. "Le lien entre addiction et décrochage scolaire est en effet scientifiquement établi", souligne-t-elle. Pour le préfet, l'article contesté ne respecte pas les dispositions du code des collectivités territoriales et du code de l'éducation. Dans le cadre d’un plan anti-drogue, la région a adopté le 19 mai dernier le principe controversé de financer des tests salivaires et diverses autres dispositions pour lutter contre les addictions en milieu scolaire. Pour les chefs d'établissement, ces tests de dépistage devaient être "des outils de diagnostic" sous couvert du secret médical, dont les résultats seraient transmis uniquement à la famille ou au lycéen s'il est majeur. Dans l'entourage de Valérie Pécresse on dénonce un "déni de réalité" de la part de l'Etat. Le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti (lR) a apporté dans un communiqué son soutien "sans réserve" à l'action menée par Valérie Pécresse, dénonçant la politique du gouvernement qui, a-t-il dit, "laisse prospérer la consommation de drogues". Tout en nuances !