Immigration et numérique

3 Juin 2021
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Le gouvernement britannique prévoit de renforcer les contrôles à ses frontières avec un système entièrement numérisé qui permettra de « compter les entrées » dans le pays, a déclaré la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, dimanche 23 mai. Le gouvernement vise à rendre le passage de la frontière « entièrement numérisé d’ici la fin de 2025 ». Les personnes venant au Royaume-Uni sans visa ou statut d’immigration devront demander une autorisation de voyage (ETA) en ligne sur le modèle de ce qui existe pour voyager aux États-Unis, a indiqué dans un communiqué le ministère de l’Intérieur qui s’attend « à ce qu’environ 30 millions de demandes d’ETA soient traitées chaque année ». Ce nouveau système permettra d’effectuer des contrôles de sécurité automatisés et en amont des arrivées dans le but « d’empêcher de graves criminels étrangers de pénétrer au Royaume-Uni », soulignent les autorités locales. Mais dans les faits, il s’agit bien de durcir les conditions d’immigration, une mesure qui constituait l’un des objectifs des partisans-es du Brexit, désormais réalisé. Le Brexit a mis fin à la libre circulation entre le Royaume-Uni et les pays de l’Union européenne. « Maintenant que nous avons repris le contrôle et mis fin à la libre circulation, la sécurité est au cœur même de notre stratégie d’immigration », a déclaré Priti Patel, citée dans un communiqué. Le ministère de l’Intérieur britannique souligne que le nombre exact d’immigrés-es au Royaume-Uni est mal estimé. Pour obtenir un visa de travail, les compétences, la connaissance de l’anglais ou encore les ressources financières sont prises en compte. En mars, le gouvernement britannique avait aussi présenté une réforme du système d’asile prévoyant de ne plus accorder les mêmes droits aux personnes selon qu’elles soient entrées légalement ou illégalement dans le pays.