1er décembre : L’Inter-LGBT réclame un meilleur accès aux soins

1 Décembre 2013
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A l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH/sida, le 1er décembre, l’Inter-LGBT appelle à participer à la Marche Inter-Associative contre le sida, qui partira le vendredi 30 novembre à 18 heures de la place de la République sous le thème : "Sida, pas d’entrave l’accès aux soins". Chaque jour en France, plus de 16 personnes découvrent qu’elles sont séropositives. Parce que les gays, bisexuel-le-s et trans représentent près de la moitié des nouvelles découvertes de contaminations en 2012 (47 %) l’Inter-LGBT réclame une politique ambitieuse de lutte contre le VIH, qui garantisse un accès aux soins de qualité pour toutes et tous. "La prévalence au VIH est plus importante dans nos communautés que dans la population générale. L’épidémie est une catastrophe sanitaire, qui nous a rassemblés par le passé, et contre laquelle nous devons rester mobilisés. Les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans souffrent encore de discriminations dans l’accès à la santé. Aujourd’hui encore, en France, on refuse des soins aux personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur statut sérologique", explique l’inter-LGBT.
Le collectif se mobilise pour obtenir plus de moyens pour la prévention et la protection des malades. "Pour faire reculer l’épidémie, nous demandons :
- De continuer le développement des campagnes de dépistage, en particulier auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et que soient renforcés les dispositifs d’information et de prévention contre le VIH et les IST ;
- Des études sur la prévalence du VIH et des IST chez les trans, les bisexuelles et les lesbiennes et le développement d’outils de prévention spécifiques ;
- Plus de moyens pour aider les associations locales menant des actions sur la santé sexuelle et que la prévention VIH soit renforcée ;
- Garantir l’accès au Traitement Post Exposition (traitement d’urgence), qui permet d’éviter chaque année des centaines de nouvelles contaminations ;
- Que soit mise en place une véritable politique de lutte contre la sérophobie (discrimination envers les personnes vivant avec le VIH), notamment pour tout ce qui concerne l’accès aux soins, mais aussi le monde du travail et les prisons ;
- En matière de don du sang, réviser le critère d’exclusion des hommes homosexuels, vécu comme stigmatisant, et proposer que les critères se portent sur les "pratiques à risque" plutôt que les "populations à risque" ;
- Revenir sur l’interdiction aux soins post mortem des malades du VIH et des hépatites ;
- Lutter contre la hausse des franchises médicales, les dépassements d’honoraires, la multiplication des déremboursements qui rendent la santé de plus en plus inaccessible pour les patients les moins aisés.
- Lutter contre la mort sociale des personnes concernées en facilitant notamment l’accès à des conditions raisonnables aux prêts immobiliers et aux assurances, ce qui reste très compliqué aujourd’hui malgré les conventions AREAS… que les banques et sociétés d’assurances ne souhaitent pas toujours appliquer...