Contaminé par fellation?

Publié par aKroBat le 15.10.2008
1 155 lectures

Pour ma part ce n'est pas le cas. Mais j'ai quelques amis qui pensent avoir été contaminés par fellation. Très généralement les séropos qui disent avoir été contaminés par fellation se font foutre de leur gueule. Il existe pourtant quelques études qui documentent le risque de transmission du VIH par fellation.

 

A la demande générale puisque j'ai reçu quelques mails injonctifs à ce sujet suite à un commentaire dans un post qui évoquait la question, voici un lien qui présente une intéressante revue des études disponibles sur la question.

 

http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/epiu-aepi/epi-05/pdf/epi_05_f.pdf

 

Il s'agit d'un chapitre du rapport 2005 de Santé canada (et c'est en Français) à partir de la page 95 du rapport. Ce qui est intéressant avec les canadiens, c'est qu'ils ont une approche assez pragmatique de la question et cela permet de déboucher sur des conseils très simples comme, outre la possibilité d'utiliser un préservatif, le fait d'éviter de prendre du sperme dans la bouche ou de veiller à avoir une bonne hygiène bucco-dentaire.

 

Je pense que cette histoire d'incertitude à l'égard des risques liés à la fellation est une question importante pour nous séropos quand nous sommes avec des partenaires séronegs car c'est une crainte qui revient souvent. Généralement j'évite de me faire pomper, ce qui ne me gène pas trop car je préfère pomper :).

 

On pourrait aussi envisager que si la réduction de la charge virale réduisait réellement le risque de transmission du virus du sida que lorsqu'on est traité efficacement le risque lié à la fellation pour nos partenaires séronegs serait réellement négligeable.

 

D'un autre côté, au-delà du fait que les études n'ont souvent pas pris en compte l'état buco-dentaire des mecs pensant avoir été infectés lors de fellations, on peut se demander si la plupart de ces contaminations n'interviennent pas principalement pendant la primo-infection. C'est-à-dire à un moment où la personne contaminée ignore encore qu'elle est séropo et où sa charge virale est explosive.

 

Si tel était le cas, on se retrouverait alors dans une situation un peu paradoxale. Il serait moins risqué de pomper un séropos dès lors qu'il serait sous traitement qu'un séroneg qui risquerait d'être en primo-infection.

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Portrait de ptitmatou75

Il faudrait donc éviter les séronegs qui sont des dangers publics. Bigre, c'est du sérotriage ton truc.
Portrait de ecceomo

Avoir une vie épanouie avec le VIH, une majorité des séropos peuvent témoigner que cela ne va pas de soi. (étude VESPA, 1/3 des séropos ont des difficultés dans leur vie sexuelle).

 

Le sexe, c'est autre chose qu'une simple performance technique, l'image donc associée n'est pas quantité négligeable. C'est même un domaine clé pour être heureux...

 

il y a un article " CONSIDÉRONS LES ACTES NON PROTÉGÉS NON COMME DES FAUTES MAIS COMME DES BESOINS" de France Lert de l'INSERM . http://www.seronet.info/article/considerons-les-actes-non-proteges-non-c...

 ---------------

.../... 

POURQUOI ABANDONNER L'UNIFORME AU PROFIT DE MULTISTRATÉGIES ?

Parce que comme le souligne France Lert dans sa tribune, "toutes les personnes vivant avec le VIH ont peur de le transmettre". C'est d'ailleurs le premier motif d'abstinence sexuelle chez plus de 6 personnes sur 10, et près de 3 sur 4 chez les homosexuels masculins. Mais même si le niveau d'utilisation du préservatif parmi les personnes séropositives est "très élevé", sa non-utilisation n'est pas pour autant exceptionnelle : un quart des couples sérodifférents hétérosexuels et 20% des homosexuels déclarent, en effet, des rapports non protégés qui, "dans l'immense majorité des cas", le sont de manière "délibérée et consentie par un partenaire informé". 

 .../...

--------------------------- 

J'ai connu le stade d'une vie sexuelle nulle . 

Alors devant la complexité des chemins du désir, je trouve pas constructif de mettre la loupe sur des risques très très faibles. Il y a mieux à faire.

Le risque théorique existe, faut penser à ne pas se laver les dents (lol)...

Dans les faits, j'ai tranché depuis 1988 au moment où le débat faisait rage... Je suce et me fais pomper sans Kpote ... J'ai simplement renoncé à  l'éjaculation dans la bouche . Une certaine maîtrise donc dans le lâcher prise !

 

La notion de RDR (réduction des risques) est totalement adaptée au défi actuel. Les études suisses sont précieuses par leur caractère officiel.

Mais chacun d'entre nous, comment nous démerdons nous ?... Quels sont nos représentations, nos croyances, nos fantasmes ?.. Où se place nos limites ?... 

 ecceomo

 

Positivement / / De passage avant compostage

Portrait de Jhparis

Bonjour Akrobat, je dois dire que sur ce post, comme sur la plupart que tu publies, je te rejoins sur la majorité des sujets que tu exposes, même si je suis moins « arrêté » sur les notions de choix, décision prise ou non de pratique unsafe, de consentement au risque etc etc etc avancés d’un côté ou de l’autre pour justifier soit une liberté de pratique soit au contraire pour souligner les risques pris qui seraient déniés, minorés ou fantasmés pour d’autres.

 

Malheureusement, pour les tenants libertaires ou pour leurs opposants, on fait souvent dire aux études scientifiques ce que l’on souhaite bien y trouver et l’on s’en sert tout autant pour justifier nos pratiques, safe ou unsafe. L’étude suisse a été largement exploitée (trop ?) par les partisans du unsafe, au-delà même de ce qu’elle disait alors que le cadre et les conditions où l’avis indiquait la non transmission éventuelle des contaminations entre partenaires sérodiscordants était suffisamment réduit pour qu’il ne porte pas à plus généraliser que cela. Au-delà, la faiblesse de l’importance de la cohorte helvète, la non prise en compte de la spécificité des seuls rapports homosexuels, l’étude australienne, le cas allemand rapporté comme la dernière étude sur la circoncision nous montre combien il faut demeurer prudent.

 

Pour autant, rien n’empêchera quiconque de vouloir prendre un risque, qu’il le reconnaisse ou non, que cette prise de risque soit liée à des éléments intentionnels ou non intentionnels et après tout si l’on souhaite que demeure le paradigme de la coresponsabilité il faut reconnaître tout autant son corolaire sur la liberté de choix quant à ses pratiques même si le choix de se (sur)contaminer, (sur)contaminer autrui, coinfecter etc me parait étrange. Pas si étrange que cela après tout sinon je ne me serai moi-même pas contaminé.

 

Pour ma part, je suis en couple sérodiscordant, refuse toute prise de risque avec mon mari ou un partenaire éventuel pour le moment. Je ne joue plus qu’à touche pipi avec mon mec et ne ressens pour autant pas de frustration sexuelle de ce fait, la satisfaction qu’il n’ait rien et que je sois seul contaminé et que notre couple est toutjours aussi solide malgré l’annonce de ma séropositivité est largement supérieure à toute notion de plaisir sexuel qu’un simple bisou égal tout autant ;o) Pour autant, je ne fais pas mentir les stats et vais au-delà du « secure » je bloque sur la sodo et la pipe, protégée ou non je crois que j ai inconsciemment trop peur d’éventuellement le contaminer alors que scientifiquement le risque est exclu avec la capote. Peut-être parce que je suis toujours senti et déclaré Safe et que je ne pensais pas être un jour contaminé.

 

Enfin, sur la contradiction que tu soulignes à la fin elle m’en appelle une autre c’est celle au regard de quelqu’une étude scientifique adapter nos comportements sexuels finalement sur des seules données scientifiques alors que ce sont avant tout des comportements humains. Il est vrai que pour ma part le discours « Capote tout le temps », imparfait et partiel, est plus simple que d’avoir l’œil rivé sur des bilans épidémios, analyses de l’état dentaire, de la fosse anale etc etc etc. Je ne rejette pas les politiques de RDR mais quelle difficulté à mettre en œuvre à mon sens avec un alea de résultat toujours en suspens et bien trop pesant pour ma part!

Portrait de skyline

Cher Akrobat, tu écris : " Si tel était le cas, on se retrouverait alors dans une situation un peu paradoxale. Il serait moins risqué de pomper un séropos dès lors qu'il serait sous traitement qu'un séroneg qui risquerait d'être en primo-infection. " Donc tu es d'accord pour dire que les traitements diminuent considérablement la transmission du VIH ? Pourquoi alors un carton rouge sur les recommandations suisses ? Sodo ou suce, ya du sperme dans les 2 cas non ? Je ne comprends pas, le cadre stricte des recommandations suisses concerne bon nombre de couples hétéros et un nombre non négligeable de couples homos. Le seul bémol pour les homos c'est qu'on ne connaît pas la relation entre charge virale plasmatique et charge virale du mucus anal : donc en attendant des études qui préciseront cela, on peut dors et déjà dire qu'en étant le séropo insertif et sans éjaculer dans le rectum de l'assertif, les risques sont très faibles... Penses-tu réellement que les gens sont trop bêtes pour comprendre les tenants et les aboutissants de telles recommandations, comprendre que selon leurs situations personnelles et leurs comportements sexuels, ils peuvent être ou pas concernés par ces recommandations suisses ? Si c'est le cas alors ok ; on est juste pas d'accord sur l'intelligence sociale de notre pays, et je dois abhorrer l'élitisme plus que toi (mon côté libertaire peut-être).

Jhparis, salut à toi ! Tu verras, la séroconversion est toujours un moment compliqué à gérer, et dans le couple notamment. Moi je te conseille d'aller voir un psy qui t'aidera à surmonter tous ces changements. On a souvent l'impression au début qu'on peur faire face tout seul ou avec son copain, et les mois passants, ça devient plus dur et on se sent quelques fois très très seul, même en couple.

Bref, je voulais aussi répondre à tes commantaires. Tu écris : " l’étude australienne, le cas allemand rapporté comme la dernière étude sur la circoncision nous montre combien il faut demeurer prudent ". Je crois d'abord que tout le monde demeure prudent. Je n'ai lu personne ou entendu personne dire " c'est bon, si vous prenez une trithérapie efficace, vous pouvez vous passer de préservatifs ". L'étude australienne, pour paraphraser Akrobat n'est pas une étude, c'est une modélisation mathématique qui ne prend pas en compte les comportements sexuels réels des gais : par exemple, elle présuppose que tous les homos sont 50% actif/50% passif... faites moi rire, surtout dans le couple. Ensuite, côté circoncision, si tu as lu la méta-analyse de différentes études sur la circoncision (qui ne tient pas compte d'une autre étude australienne trop récente qui ne dit pas la même chose), cette méta-analyse ne dit pas que la circoncison ne réduit pas les risques pour le partenaire insertif, elle dit qu'avec l'arrivée des trithérapies efficaces (CV indétectable), la réduction du risque de transmission par circoncision est négligeable par rapport à la réduction du risque de transmission qu'apporte les traitements. Donc dans le cas où les personnes concernées sont traitées efficacement, se faire circoncir serait absurde (ça engendrerait en plus des coûts sanitaires inutiles, car oui, c'est aussi et toujours une question d'argent). Mais l'étude ne répond pas aux cas des séronegs et des séropos qui ne sont pas sous traitements : un seroneg n'aurait-il pas intérêt à être circoncis quand il sodomise un séropo pas encore sous traitement dont la CV augmente de mois en mois donc qui est de plus en plus contaminant ? D'autre part, cette méta-analyse ne regarde pas l'intérêt des stratégies cumulatives : est-ce que cumuler les différentes stratégies de réduction des risques ne réduit pas encore plus le risque global ? Enfin, le côté positif, c'est que l'étude permet de dire que les traitements sont toujours plus et encore la solution de l'avenir, notamment pour les pays pauvres les plus touchés par l'épidémie.

Ensuite, tu écris : " je bloque sur la sodo et la pipe, protégée ou non je crois que j ai inconsciemment trop peur d’éventuellement le contaminer alors que scientifiquement le risque est exclu avec la capote ". Ca va se décoincer tu verras, et ça n'en sera que meilleur (tu auras oublié comme c'est bon). Mais juste pour te dire sans vouloir d'apeurer, le préso ne protège scientifiquement qu'à 85%, si on prend en compte les risques de rupture, les risques qu'il reste coincé dans l'anus, l'utilisation d'un lubrifiant gras qui le rend porreux, ou même un préso bon marché défectueux... Le risque zéro n'existe pas, même avec un préservatif. Le plus efficace c'est la branlette...

Pour finir : " Je ne rejette pas les politiques de RDR mais quelle difficulté à mettre en œuvre à mon sens avec un alea de résultat toujours en suspens et bien trop pesant pour ma part. " Moi je suis à fond pour les politiques de RDR. Même si elles doivent être précisées et évaluées en permanence en fonction des connaissances scientifiques qui progressent, je pense que si on peut faire que ça réduise le nombre de contamination de 1%, c'est déjà ça de ganger sur la pandémie. On a des chargés de prévention depuis 20 ans, ils peuvent et savent en grande majorité faire ce boulot, faisons leur confiance. Et pourtant, j'ai sûrement été contaminé par fellation, car le monsieur avait aussi la shypilis ; or on le sait, la syphilis augmente d'environ 30% les risques de transmission du VIH par fellation : d'un risque quasi-nul, on passe à un risque conséquent. Ou peut-être une rupture de préso quand j'enculais un mec. Mais je ne connaissais pas le traitement post-exposition. Si j'avais su tout ça à l'époque, je n'aurais pas sucé n'importe quelle bite n'importe où, et j'aurais été aux urgences chercher un TPE. Cela m'aurait peut-être évité la séroconversion. Anyway, je ne regrette rien, j'assume et je suis sérofier. So, let's get high !

Bye

Portrait de aKroBat

Je ne sais pas si tu as remarqué Skyline mais j'ai employé le conditionnel pour aborder la question de la charge virale...

 

Si tu trouves que tout le monde demeure prudent sur la question de la charge virale, ce n'est pas ce que moi j'ai lu sur différents posts ici ou là.

 

L'avis publié par les Suisse ne mentionne absolument pas les homosexuels. La raison en est simple, c'est faute d'études dans cette population. Et au risque de te ramener à d'anciens souvenirs, la sodomie ce n'est pas tout à fait la même chose que la pénétration vaginale au niveau physiologique.

 

A ce jour on connaît en effet assez mal les questions de charge virale au niveau rectal. Une des rares études portant sur l'évaluation de la charge virale montre qu'à la différence du compartiment génital, il n'y a pas de corrélation entre la charge virale dans les sécrétions rectales et la charge virale dans le sang.

 

Pour l'étude australienne, c'est en effet une modélisation mais cela reste une étude à la différence de l'avis Suisse. Mais il y a aussi un avis australien. Le connais-tu?

 

Quant aux chiffres que tu avances sur la fiabilité des préservatifs, tu mélanges mauvaise utilisation et fiabilité du préservatif. Cet abus a largement été développé par les américains qui cherchaient à valider l'approche abstinence seulement.

 

Mais on s'écarte du sujet de ce post. Il s'agit ici de la fellation.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fuck me safe or go and fuck yourself

Portrait de Jhparis

Akrobat, on peut tout de même faire dévier un poquito sur le sujet, il est lié, et on le sait on commence par la Pipe on peut faire la totale ensuite ;o))

Tu m'as en tout cas enlevé l'essentiel de ce que j'allais répondre Skyline. J'ajouterai sur la question des pratiques de RDR que je ne dénie pas que ce soit interressant à étudier, que pour certains c'est mieux que rien du tout, mais je ne faisais que dire que pour ma part je trouve cela individuellement dur à mettre en pratique en tout cas bcp plus difficile que d'user simplement de la Kpote. MAis c'est un avis individuel.

Plus personnellement, Skyline, merci pour ta réponse. Je suis allé voir, à ma demande, un psy spécialisé sur ces questions, je l'ai exposé sur un de mes premiers billets sur mon blog. Après le coup de l'annonce je voulais anticiper tout pb psy éventuel, je voulais surtout ne pas être dans le déni face à ma séropositivté et j'ai bien conscience, même si pour le moment je fais face sereinement à ma conversion, que je peux avoir un effet retard, habituel suite à un trauma, mais pour autant Oui je le vis plutot bien ou plutot je ne le gère pas mal. Le psy m'a d'ailleurs fait comprendre que ce n'était pas utile après l'avoir vu deux mois de le voir plus que cela, que je faisais plutôt bien face à la situation, et que je pourrais revenir le voir quand je le voudrai si j'en ressentai le besoin. Je t'avoue que je ne veux pas spéculer sur mon devenir psychique, la seule apréhension qui demeure pour ma part étant le passage au traitement et ses incidences sur la qualité de vie. Dans tous les cas j'ai bien conscience que me concernant je suis dans une situation privilégiée face à ma conversion : j'ai une connaissance ancienne de ces questions, je suis en bonne santé, j'ai un bon bilan, mon couple est tjrs aussi solide, j'ai un travail, un cercle social et familial fort et je suis financièrement aisé.

Sur mon couple, oui cela ne sera peut-être pas forcément simple à gérer mais n'a, hormis l'aspect sexuel qui pour ma part n'a jamais été prioritaire dans notre relation (cela fait 8 ans qu'on est ensemble), rien changé du tout entre nous. Il se peut en effet que cela impacte davantage mais je ne veux pas donné à mon Sida plus d'importance que cela dans notre relation, ce n'est pas notre statut sétrologique qui nous a uni, ce ne sera pour ma part pas notre statut sérologique qui nous désunira. C'est de toute façon aussi aléatoire que si je tombais ou lui tombais amoureux de quelqu un d'autre.

VOilà. Mea culpa Akrobat si j ai dévié du sujet. JE vais de ce pas faire un billet sur mon blog pour ne parler que de moi. Ah ces pédés homocentrés !!!!

Portrait de skyline

On ne s'écarte de rien si ce n'est de la simplification. C'est plutôt intéressant de confronter les points de vues. Mais tu n'as pas répondu à ma question : pourquoi un carton rouge sur les recommandations suisses extrêment précises et restreintes, en dehors du débat qui agite les gays sur son application dans leurs vies ? Parce qu'ils est plus facile de se cacher derrière le soi-disant principe de précaution (comme s'il s'agissait de la grippe aviaire) plutôt que de prendre son courage à deux mains et d'instruire les gens ?

Je ne veux pas te ramener moi non plus à de vieux souvenirs, mais quand les suisses ont commencé les échanges de seringues, que disait-on ailleurs ?

Tu écris : " Pour l'étude australienne, c'est en effet une modélisation mais cela reste une étude à la différence de l'avis Suisse. Mais il y a aussi un avis australien. Le connais-tu? "

Donc les recommandations suisses ne s'appuient sur rien, aucune étude ? C'est de la mauvaise fois pure et simple mon cher Akrobat, et comme je n'en ai rarement vu ! Désolé, une modélisation n'est pas une étude : ça n'est ni factuel ni réaliste du point de vue comportemental, donc c'est considérablement biaisé... En plus, cette modélisation s'appuie sur les mêmes limites de connaissances sur les corrélations entre CV plasmatique, sécrétions vaginales, mucus anal et sperme. Si je te comprends, à connaissances identiques, les recommandations suisses seraient des élucubrations alors que la modélisation abstraite australienne contiendrait plus de véracité ? Je connais australien, et l'avis canadien, et l'avis du CNS, et du CDC, etc... tous ont la même frigidité et regard infantilisant sur les séropos : ils ne savent pas lire.

Pour ton argument sur les préso je ne confonds rien du tout : la prévention c'est toujours une balance entre risque théorique et risque réel, risque statistique et risque individuel. Alors n'utilise pas d'argument démago sur l'abstinence, ça n'élève pas le débat.

Fuck me safe or be prepared to fuck a HIV+ gay man

Portrait de aKroBat

Les modélisations statistiques constituent un type de contribution au débat scientifique qui répondent à une démarche méthodologique claire. Une bonne étude de modélisation pose clairement les éléments qu'elle prend en compte dans son calcul et les discute.

 

Il existe dans le domaine scientifique une différentiation entre les articles publiés dans des revues à comité de lecture et d'autres publications. L'avis Suisse fut publié dans le bulletin des médecins Suisse qui n'est pas vraiment une revue scientifique. Ce qui fait qu'il s'agit d'un avis et non d'une étude c'est que ce texte ne répond pas à certains critères communément admis par la communauté scientifique en terme de méthode et de présentation des résultats.

 

Par ailleurs quand je dis qu'il ne s'agit pas d'une étude, c'est simplement qu'il s'agit d'une interprétation des résultats de différents travaux (posant des problèmes en terme d'objectivité compte tenu du fait qu'une part importante de la bibliographie récente a été écartée). L'avis ne repose pas sur la production de résultat nouveaux issus de la recherche.

  

 

Fuck me safe or go and fuck yourself

Portrait de skyline

Le temps et les Etudes complémentaires auront le dernier mot (s'il est possible d'en avoir un à ce sujet, l'implication émotionnelle et le choix éclairé semblent si importants dans cette affaire)...

Portrait de ecceomo

étonnant cette hargne à démolir ce qui ne te convient pas 

on est pas au cirque

ce n'est pas un chamboule tout

joue pas au clown AKROba t

retire ton nez rouge

pourquoi tant de mauvaise foi, quelle est ta peur ... 

 

L'avis suisse a été fait par la plus haute autorité sanitaire de la fédération Helvète en s'adressant à des médecins , le professeur Bernard Hirschel, est responsable de l'Unité VIH-sida des hôpitaux universitaires de Genève... un charlatan certainement ! Et Le Professeur  Pietro Vernazza est  Président de la CFPS (commission fédérale sanitaire suisse)... Un branleur assurément qui a besoin d'une bonne formation en méthodologie, (si t'as une bonne adresse n'hésite pas). 

Et ils n'ont pas  sorti leur article d'un chapeau comme tu semble le soupçonné. C'est bien une étude avec des vrais cas étudiés comparés suivis... ce n'est pas une modélisation mathématique comme le communiqué Australien.

 

Il est communément admis que tu es tellement imbu de toi même dans cette croisade que tu t'autorise à dire n'importe quoi. Un peu d'humilité monsieur si la probité n'est pas disponible en rayon.

 

 

le 6-06-2008 sur seronet GUYLAIN54 écrivait sur seronet " je ne crois pas que hirshel soit un fou. cependant il ne fait que mettre a jour des études qui on déjà prouvé cela depuis 1999. prémière publication sur le sujet:

Garcia PM, Kalish LA, Pitt J, Minkoff H, Quinn TC, Burchett SK et al. Maternal levels of plasma human immunodeficiency virus type 1 RNA and the risk of perinatal transmission. Women and Infants Transmission Study Group. N.Engl.J.Med. 1999 ;341(6):394-

Quinn TC, Wawer MJ, Sewankambo N, Serwadda D, Li C, Wabwire-Mangen F et al. Viral load and heterosexual transmission of human immunodeficiency virus type 1. Rakai Project Study Group [see comments]. N Engl J Med 2000 ;342(13):921-9.

et je pourrais produire sur le site jusqu'a 14 autre référence parrue dans des revues scientifiques.

le problême et que personne n'en à fait communication depuis de nombreuses années."

 

Il y a donc un débat à faire sur pourquoi tant d'acharnement à noyer les études suisses dans la mauvaise foi . Directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste de santé publique, en particulier de la prévention du sida, France Lert se pose la même question et dénonce cette campagne de démolition (comme beaucoup d'entre nous..)   .

 

Latex-ment tiens si t'y tiens

 

ecceomo 

 

 

 

Positivement / / De passage avant compostage

Portrait de lea-mûre-trans-seroplus

Aux premiers temps de l'épidémie, je travaillais dans un journal. Ils avaient fait un tableau des pratiques à risques dont la fellation était absente.

A cette époque je savais déjà que dans d'autres études on disait que la fellation était une pratique à risque. J'avais demandé au trés sympathique médecin "pourquoi tu n'as pas mis la fellation dans les pratiques à risques? Parce que tu aiumes trop te faire sucer?

Pour moi c'était évident qu'il y avait un risque tout bonnement parce que quelques années avant j'avais attrappé une bonne symphylis par là, avec des inflamations dans la bouche. Chez beaucoup la fellation est un amuse gueule, chez un maximum de trans c'est le plat de résistance. Qui irait dire à une trans du bois qui en fait 20 chaque soir qu'elle peut sucer sans capote?

J'ai alterné des périodes ou je le mettais pour sucer et d'autres sans. Mon propre médecin (je l'adorais elle est morte d'un cancer) m'a dit "à chacun de régler ses propres risques".

Je faisais des prises de sang régulière. Un jour ma copine médecin m'a appellée, elle est passée à la maison et m'a appris la nouvelle...

Mon premier médecin traitant m'a dit que chaque année il avait environs une dizaine de patients qui lui disaient "si j'avais pratiqué des sodomies sans capote je vous le dirai sans problême. Mais NON. " Et il existe évidemment des études.

Ceux qui nient le risque? C'est ceux qui prennent ce risque et préférent ne pas savoir.

A part ça j'ai les gencives qui saignent facilement...Et j' avais suivi un régime d'enfer qui m'avait fatigué.

C'est vrai que dans le monde homo il y avait une telle fronde pro-fellation qu'on se moquait de ceux qui étaient contaminés de cette façon. Certains n'osaient même plus le dire!

Je ne pratique que des fellations protégées. Si j'ai pu l'attrapper de cette manière je peux aussi le repasser. Je ne veux pas.ça ne facilite pas ma vie sexuelle.

Portrait de amarya

amarya

Ne vous plaignez pas du peu d'etudes du la pipe!! Pas une sur les cunni!!  Ca fait 25 ans qu'on se fout de moi quand j'explique que j'ai été contaminée par une femme...mais autant je faisais gaffe a fond avec mes shooteuses, j'aurai jamais pensé devoir mettre une capote a ma meuf!! et apres 25 ans seropo sans traitement, cv indetect, j'en ai marre de me faire  traiter de mytho  tant pour la durée que l'origine de ma contamination!! les hiv controllers existent et sont reconnus aux states et canada depuis 2007 mais impossible de savoir quoi que ce soit de la part des medecins!! suis-je vraiment contagieuse? aurai-je pu allaiter mes e enfants? est ce que mes enfants ont les memes CD8 mutants??? j'ai 1000 autres questions et AUCUNE reponse car aucun interlocuteur. 25ans qu'on me traite de condamnée a mort!! jvous raconte pas le nombre de gens qui m'ont précedé a l'echaffaud en 25 ans!! ça énerve!!

La plupart de mes partenaires refusent les capotes...je sais plus quoi dire pour les convaincre...je préviens ; ils se protegent...si ils veulent...